« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

vendredi 30 novembre 2007

Les femmes ont-elles réellement le choix ?

Je suis le plus heureux des hommes de pouvoir croiser des femmes à mon travail et au bureau de vote lors des élections. Ça ne me rentre pas dans la tête que l’homme ait pu exercer une telle dictature des sexes jusqu’à très récemment dans l’histoire. Une civilisation qui s’est longtemps dit civilisée qui l’est plutôt depuis peu. La bataille des genres qui s’est menée après la guerre et pendant la révolution tranquille au Québec est loin d’être gagnée dans d’autres pays où la femme n’est qu’une moins que rien. Il est quand même vrai de dire que le changement de mandat des femmes dans les 30 dernières années a engendré un grave problème démographique. Jusqu’où avons-nous le droit de soulever cette question, sans recevoir les étiquettes de sexiste et de rétrograde. Aujourd’hui, suite et fin de la série de 3 billets traitant de la place des sexes dans notre société, débutée la semaine dernière avec L’Hominisme (la place des gars dans l’éducation) et Quand l’équilibre menace le gros bon sens (la parité des sexes dans le cabinet de Jean Charest).

Au départ, l’homme était le pourvoyeur et voyait à ce que la famille ne manque de rien. Il travaillait fort physiquement sur tout ce qui entourait la maison et bien sûr son emploi. La femme demeurait davantage à l’intérieur du cercle, s’occupant de tout ce qui touche de près le ménage, dans le sens famille du mot. Le temps a passé et nous avons évolué, la société est maintenant bondée d’êtres humains qui peuvent choisir leur vocation, sans égard à leur sexe. Nous ne devrons jamais rouvrir ces acquis pour les amender.

Le problème aujourd’hui, c’est que nous n’avons plus le choix, à l’inverse. Un couple des classes pauvres à moyennes qui ont un ou plusieurs enfants doivent tous les deux ramener un revenu à la maison pour ne pas vivre dans la misère. Cette réalité est vécue par la majorité des jeunes parents qui sont déchirés entre le rythme de vie effréné de la carrière et la beauté d’élever sa progéniture. Bien des couples ne tiennent pas le coup et laissent à leurs enfants un héritage d’amour brisé. Les garderies et les écoles assurent maintenant en grande partie leur éducation et seulement les bons parents ont les capacités et surtout le temps de leur montrer le reste de la vie qu’on n'apprend pas en classe, le bout le plus important.

Le modèle ne tient plus, mais que devons-nous faire ? Un homme et une femme qui voudraient décider de se séparer les tâches, l’un demeurant à la maison et l’autre allant travailler, pourraient-ils vraiment se permettre de choisir cette option ? J’ai beaucoup critiqué l’interventionnisme de l’état dans divers domaines lors de mes derniers écrits, mais s’il y a une chose qu’il doit préserver dans les priorités et l'accentuer lors des prochains mandats, c’est son rôle dans les natalités. Encore une charge pour l'état providence, d'accord, mais qui d'autre a le pouvoir de le faire ? Ce n'est pas le travail du privé d'encourager la natalité, ce qui serait pas contre souhaitable. On l’a vu, les récents changements du gouvernement libéral de Jean Charest ont fait une différence. Les 2 dernières années sont les plus fécondes des 10 dernières. Un mini baby-boom qui va faire rouvrir dans 5 ans des portes de classes dans les écoles primaire qu’on avait fermé il y a quelques années dans les régions, par manque de clientèle. Ne les démolissons pas tout de suite, on va dans le bon sens, tous les partis lors des dernières élections interprétaient les solutions de façon différente, mais le débat était sur des solutions, ça c’est positif !

Hier, l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique publiait une étude internationale selon laquelle la participation des femmes au marché du travail est meilleure au Québec qu’au reste du Canada grâce au système des garderies à 7 $. On dit aussi que l’ancien projet québécois de congé parental de six mois avec une assurance-salaire plus élevée était davantage favorable au retour au travail des femmes que le congé fédéral actuel d’un an. À l’opposé, je suis persuadé que plus une femme passe de temps avec son bébé naissant après l’accouchement, mieux les deux s’en portent. Par contre, il y a tout ce que j’ai exposé plus tôt, sur la difficulté d’arriver au bout du mois en même temps que tout le monde quand un des conjoints ne travaille pas, qui rentre en ligne de compte. Les Finlandaise et Suédoises disposent de 3 ans de congé maternité payé, mais elle sont moins portées à avoir un emploi.

J’ai rencontré plusieurs nouvelles mères dans la dernière année qui ont fait le même choix que celui de la mienne dans les années 80 qui a sacrifié sa carrière pour sa famille. Je lui serai éternellement reconnaissant. On revient aux sources et l’ère carriériste à tout prix de la femme est peut-être terminée. L’important, c’est de faire en sorte que mesdames aient toujours le droit de choisir entre une carrière et une famille. Un équilibre est-il possible ? À vous la parole...

Documentation :
Les garderies québécoises louangées, Mathieu Perreault, La Presse du vendredi 30 novembre 2007, page A14

jeudi 29 novembre 2007

L’ÉTAT financé par le VICE

Un malaise viscéral circule dans les veines principales qui acheminent de l’argent dans les coffres québécois. Plusieurs des grandes sources de financement du Gouvernement se situent dans les vices de ses contribuables. Que ce soit le jeu qui fait perdre la tête, l’alcool qui brise des familles, la cigarette noircissant les poumons ou l’essence qui consume l’atmosphère, la seconde conséquence direct est également la collecte cachée d’impôts par l’un ou l’autre des paliers gouvernementaux. Ça remet en question les réelles intentions des élus par rapport à l’invitation à la modération de consommation de ce qui tue, dérange ou perturbe.

Quelqu’un tombé parmi les flocons de la dernière bordée de neige au Québec serait stupéfait de se rendre compte qu’on maintient en circulation le plus grand tueur au pays, en vente derrière les comptoirs du Couche-Tard au coin de sa rue. Il aurait du mal à comprendre qu’on sensibilise les gens à faire attention au jeu tout en leur offrant 6 pouces plus bas l’occasion de se refaire. Il se mordrait les doigts d’être tombé de ce côté de la rivière Outaouais, réalisant qu’il paie 3 fois trop cher pour son Cabernet Sauvignon. L’état fait les règles, l’état sensibilise et il ramasse l’argent de ceux qui ne sont pas touchés par cette touchés par cette sensibilisation.

Voici une affirmation complètement révolue et fausse : la moitié de notre salaire est perçue en impôt. C’est bien plus que ça ! Je suis certain qu’ils finissent par ramasser le 3 quarts de ce qu’on gagne à se la suer. Après la journée de travail, on passe à la pompe pour un 40 litres d’essence, une bouteille de mauvais rouge de dépanneur puis un gratteux avec ça. La facture vient d’en prendre pour son rhume, s’ajoutant à toute les déductions sur le talon de paie qu’une majorité de Québécois ne comprend pas selon un récent sondage. L’état est partout.

La vitesse sur nos autoroutes limitée à 100 km/h, mais impunie jusqu’à 120, c’est une aberration. On tolère une désobéissance et lorsqu’on le fait, ça n’a pas de limite. Les conducteurs ne se sentent pas en danger d’infraction à 20 au dessus de la limite, que ce soit 50, 70 ou 100 inscrit sur le panneau. Ils prennent donc plus de chances en roulant à 30 et même 40 kilomètres à l’heure supérieur à ce qui est indiqué. Si nous étions sérieux dans le besoin de limiter la vitesse, on mettrait sur le panneau la vitesse réelle tolérée, soit 120, et dès 125 on allumerait les gyrophares. Pourquoi pas 121 ? Les odomètres sont trop imprécis.

J’ai parfois l’impression qu’on ne souhaite pas trop enrayer définitivement les problèmes, parce qu’ils sont rentables. On se donne bonne image et bonne conscience en écrivant des lois et avec l’autre main, on ramasse la valise remplie d’argent. L’appat du gain électoral est trop fort pour soigner vraiment ce qui saigne. On interdit la cigarette dans les lieux publics, on augmente les taxes de vente de ce nocif produit et laissons les consommateurs emboucanner toutes les portes. La quantité totale de fumée secondaire que tu aurais respiré sans réglementation dans l’établissement, tu la gobes en concentré en passant la porte du hall d’entrée.

L’état est omniprésent, il se nourrit dans le vice et dans plein d’autres domaines qui jurent avec le décor politique. Le sirop d’érable, le lait, la caisse de bière et même les droits à l’éducation passent par le goulot gouvernemental qui fixe les prix selon son humeur. En réduisant l’intervention dans tous ces secteurs, laissant la libre concurrence exercer son effet bénéfique, on en aurait moins large à gérer et la machine coûterait moins chère à faire rouler. En plus, ces emprunts au communisme vident la province de ses cerveaux, de sa main d’œuvre bilingue et de ses gros portefeuilles qui pourraient apporter à l’économie ce qu’elle a besoin pour se redresser et au bout de la ligne combler le manque à gagner en impôts. Ce qu’on garde, ce sont ceux qui n’ont pas la bonne idée, celle de déguerpir au lieu d’accepter de se faire frauder légalement à en avoir mal au postérieur. Une clientèle à peine unilingue née pour se faire exploiter.

mercredi 28 novembre 2007

Les jobs en radio en voie d’extinction

Quel beau métier. Des fois je me dis que si seulement il n’y avait pas autant d’argent à faire dans le domaine, on pourrait continuer d’avoir du plaisir. Ce n’est plus drôle du tout, ce que les nouveaux propriétaires d’ondes peuvent trouver pour garder la barre dans le vert et l’éloigner le plus possible du rouge. Depuis plusieurs années, une guerre à sens unique se mène entre les vedettes du jet set québécois contre les animateurs de formation en radio. Sur un ton ironique, un vieux de la vieille radiophonique, dont l’emploi est actuellement menacé, me disait hier qu’un cours à l’École Nationale de l’Humour était l’orientation d’études à prendre pour avoir une carrière longue et fructueuse devant le micro. J’ai le goût de le croire.

Aux nominations des dernières années s’ajoute celle de Lise Dion qui animera maintenant l’émission du midi, pour concurrencer les « gens de radio » sur les autres chaînes pendant ces 4 quarts d’heures cruciaux : Véronique Cloutier à Rythme FM, Éric Salvail à Énergie et François Morency à CKOI. Pendant ce temps, on enlève le boulot d’un vrai gars de radio, Éric Arson, qui animait Pop Musique depuis le départ de Joselito Michaud, un rare gain des artisans du micro versus les vedettes. Ça ramenait en même temps à l’époque la musique pendant la période du dîner, soit la vraie mission du format RockDétente qui a fait son succès avant l’acquisition par Astral Média. Nous entendrons bientôt le dernier « Kenavo Avechal », expression qui terminent toutes les émissions de M. Arson, signifiant au revoir et à la prochaine, en hommage à la langue bretonne de son paternel.

C’est dommage pour ceux qui aiment RockDétente pour la musique, c’est triste pour Éric Arson et c’est catastrophique pour les régions. Cette heure du midi avait dernièrement été redonné aux stations locales partout au Québec pour faire passer la pilule de l’émission du retour diffusée en direct des studios de la rue Papineau à Montréal partout dans le réseau. Lise Dion le midi sera trop grosse pour Montréal, on va la mettre partout ! Rimouski, Saguenay, Trois-Rivière, Sherbrooke, mangez-en des beignes ! Selon des sources bien internes dont je garderai l’anonymat, les animateurs du midi de la province l’ont appris via les journaux. Un petit embargo n’a pas été respecté, mais le plus grand manque de respect, il est venu de la compagnie elle-même. D’accord, une décision administrative, mais les gens de radio aussi ont une femme et des enfants et mérite mieux qu’une page 67 du Journal de Montréal avec la grosse face de Lise pour leur apprendre le proche avenir dans leurs finances. Parlant de la page 67, dire que c’est comme ça que les animateurs du réseau ont appris que leur service dans cette plage horaire n’étaient plus requis.

Plusieurs stations du FM à Montréal ont opté pour des gros noms hors radio dans les dernières années, mais je dois donner la Coupe Starlette à RockDétente. On se réveille avec les talentueux naturels André Robitaille et… Marina Orsini, on poursuit l’avant-midi avec Élyse Marquis. Lise Dion nous parlera maintenant le midi… pendant qu’on mange. Élyse Marquis (pré-tape) reviens pour le PM. Le retour à la maison se fait avec Râteau Anctil et Dominique Bertrand et grand soupir de soulagement à 20h, heure du jour qu’on doit attendre pour écouter une femme de radio, Annie Lessard. Pourquoi ne pas mettre un René Simard ou un Normand Brathwaite en fin de soirée sur le réseau RockDétente pour boucler la boucle ? Et Rachid Badouri la nuit ! Oui Oui !

Le showbusiness québécois est trop gros pour la petite population qui habite le territoire de la province. Le snobisme envers le Canada anglais certainement entraîné par l’incapacité de s’exprimer en anglais emprisonne toutes ces vedettes de la télévision de notre côté de la rivière Outaouais. Le résultat ? Le vase de la télévision déborde sur les autres médias, comme la radio. Je terminerai avec une phrase régulièrement entendue dans mon milieu qui nous dit ceci :

« Partout ailleurs, on est une star si on fait de la radio. À Montréal, il faut être une star pour en faire. »

mardi 27 novembre 2007

Mettre le suicide à l'index

Jérome, Jean-Olivier, Marie-Lou, voici des noms de personnes que j’ai fréquenté à l’école secondaire qui aujourd’hui ne sont plus là, dû à leur ultime décision. Je pourrais nommer plusieurs autres noms de jeunes qui vivent toujours, mais qui ont essayé d’aller aussi loin que les trois noms énumérés au début, dont une de mes meilleurs amies du secondaire qui par chance, a pu compter sur des gens qui l’aimaient, à la dernière minute.

L’Échec québécois

De 1976 à 2001, le taux de suicide global au Québec est passé de 14,8 suicides par 100 000 habitants à 19,1, faisant des Québécois les Canadiens qui se suicident le plus. Mais, chez les hommes, ce taux a bondi de 19 à 30,7 suicides par 100 000 habitants, soit une hausse spectaculaire de 62 %, qui vaut aujourd'hui au Québec un taux de suicide masculin deux fois plus élevé que celui du reste du Canada. [Chiffres relevés par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publiés dans le Devoir]
Le sujet du suicide a été mon premier cheval de bataille, ma toute première opinion, après bien sûr les « c’est pas bon des brocolis maman ! » J’avais 13 ou 14 ans avec en bouche le même discours que j’ai toujours aujourd’hui sur le suicide. Le mot est à mon humble avis trop répandu. La dépression, la biochimie, la maladie mentale, je laisse tout ça aux spécialistes, qu’ils s’attaquent au problème de cette façon, c’est correct. C’est dans les campagnes de promotion anti-suicide que j’aimerais mettre la hache pour prendre ça d’un autre côté plus positif.

Nous avons la semaine de prévention du suicide et des centres de prévention du suicide. Pourrions-nous les garder, mais leur donner des vocations parallèles ? On demande beaucoup trop au gens de ne pas se suicider, mais si peu de vivre. Faire la promotion de la joie de vivre, c’est l’angle que je donnerais aux campagnes de prévention du suicide. Après tout, on parle à des vivants, jusqu’à preuve du contraire ! C’est comme si un centre de conditionnement physique affichait sur ses panneaux : « Il ne faut pas ne pas s’entraîner ! ». La semaine de la joie de vivre, des centres de la joie de vivre, ce serait beaucoup plus positif.

Savez-vous qui m’a appris que le suicide existait ? Des campagnes de prévention du suicide. L’effet pervers du ce type de sensibilisation c’est qu’on donne aux jeunes l’idée qu’il s’agit d’une option, pas la bonne, mais une alternative quand même qu’ils se réservent ensuite pour une situation critique. Je ne veux pas qu’on s’enfouisse la tête dans le sable et que l’on censure le mot « suicide », mais qu’il soit moins galvaudé ne serait pas un luxe. Surtout en cette période de la croissance marquée par la désobéissance. Les pancartes « ne touchez pas » sont alléchantes pour des ados, mais on ne peut pas prendre un tel risque avec la fatalité.

Tellement trop souvent utilisé comme expression que les adolescents se torturent entre eux en y allant de menaces sans vraiment le penser, du grand chantage émotif. Ils le font même à leurs parents, ce qui doit être la pire chose à se faire dire par son fils ou sa fille. Même s’il n’est pas fondé, on ne doit jamais lésiner sur l’écoute et les ressources disponibles lorsqu’on reçoit un tel appel à l’aide.

Je me souviens de ma première apparition à la radio. J’avais 13 ans, j’étais invité à l’émission de Louis Lemieux à CBJ, la radio de Radio-Canada à Chicoutimi, pour parler de la première semaine de la joie de vivre à l’école secondaire Lafontaine. Plusieurs personnes faisaient parti de la discussion ce matin là, dont Laurent Garneau du Centre de Prévention du Suicide de la région 02. Il était sorti de ses gonds pensant qu’une telle initiative visait à lui faire perdre son emploi. Il y en a qui ne l’ont pas. En 2007, 10 ans plus tard, je vous rassure. Il est toujours à l’emploi du Centre de Prévention du Suicide de la région 02.

Documentation:
http://www.fcfq.qc.ca/nouvelles/2007-02-07.htm
Suicide: L'échec québécois, Isabelle Paré, le Devoir, édition du mercredi 5 mai 2004

lundi 26 novembre 2007

Le Québec, là où les vieux se cachent pour mourir

Si je me mets ce matin à vous faire le verbatim de tout ce qui s’est écrit dans les journaux avec le mot "commission", vous y trouverez une forte concentration de nouvelles pour Bouchard-Taylor et Johnson. Cette dernière sur l’effondrement du viaduc de la Concorde aurait coûté 6,4 millions, soit 1,7 plus cher que le remplacement du viaduc lui-même. À respectivement 245, 150 et 146 dollars de l’heure, nous espérons que MM. Pierre-Marc Johnson, Roger Nicolet et Armand Couture n’aient pas perdu leur temps. Surtout qu’à leurs dires, c’est de 75 à 80 heures par semaine qu’ils ont travaillé pendant plusieurs semaines, l’histoire ne disant pas si le contrat stipulait un tarif à temps et demi ou double.

Imaginez combien coûtera la commission Bouchard-Taylor, alors qu’on devra ajouter la facture d’essence all around Quebec State de ces hautains personnages. Une commission sur les accommodements raisonnables qui pourrait se résumer dans une seule phrase mainte fois entendue : « Quand on va chez eux, on respecte leur culture, alors quand ils viennent chez nous, qu’ils respectent la nôtre et nous, qu’on respecte les différences.»

Pendant ce temps, c’est dans l’indifférence la plus totale que la ministre responsable des aînés Marguerite Blais a effectué sa tournée provinciale. 17 régions visités, 4000 personnes âgées entendues, 26 municipalités et 267 mémoires reçus pour réagir aux conditions de vie déficientes des personnes âgées au Québec… et aucune frontispice. Les médias ont réagis à cette tournée de consultation publique comme plusieurs familles au Québec envers leurs aînés : en la laissant mourir seule.

Le bilan de cette vaste consultation, c’est que nos anciens souhaitent rester à leur domicile avec des services médicaux chez eux ou à proximité et avoir de meilleurs revenus ainsi que le soutien de parents ou d’organismes d’aide. Tout ça, pour éviter de mourir tristement et seul dans un CHSLD. La solution n’est pas que gouvernementale, elle est également dans le camp de toutes les familles. Excepté les milliers d’aidant naturels que je qualifie ce matin de héros, plusieurs enfants laissent leur parents vieillir dans la solitude. Ce n’est quand même pas évident de voir son père ou sa mère perdre la lucidité ou l’autonomie en général, mais sauf en cas de mort subite ou d’accident, c’est comme ça que la vie se termine.

Ce matin dans le Journal de Montréal, on nous rapporte qu’une dame de 80 ans a été retrouvée morte dans la solitude de son appartement d’un HLM pour personnes âgées ayant toujours leur autonomie, à Sainte-Claire. Il a fallut un hasard pour qu’on la retrouve, alors que les pompiers venaient répondre à une fausse alarme de feu dans le bloc. Dans leur tournée, ils ont trouvé son corps vraisemblablement sans vie depuis plusieurs jours. Ça devait sentir là. Ça faisait combien de jour que personne ne l’avait appelé celle là ?

La meilleure sensibilisation, c’est lorsque j’entends cette phrase bien simple, celle qui nous dit que nos enfants nous observent dans le sort qu’on réserve à leurs grand-parents et qu'un jour, lorsque ce seront eux les adultes et nous les vieux, nous serons à la merci de l’exemple qu’on leur a donné de traitement des aînés. Bonne chance à notre génération.

La Commission Bouchard-Taylor ne serait pas ce qu’elle est sans l’effort constant des salles de nouvelles pour la mettre à la une. Pourquoi ne pas avoir exercer la même pression médiatique sur le problème de société de la situation des personnes âgées, lors de la tournée de consultation qui s'est terminée il y a une dizaine de jours ? Je n’ai pas de réponse à vous donner ce matin, sauf peut-être que ça donne des grands titres moins accrocheurs, moins attirant moins de lecteur. Pourtant, j’ai bien l’impression que le titre de la publication de mon blogue aujourd’hui a attiré votre attention.

Documentation:
Blais termine sa tournée
Morte seule et oubliée - Philippe Meilleur, Le Journal de Montréal, lundi le 26 novembre 2007, page 5
Plus chère que le viaduc - Jean Maurice Duddin,
Le Journal de Montréal, lundi le 26 novembre 2007, page 7

vendredi 23 novembre 2007

BREAKING NEWS !

J'ai mon billet pour les Foo Fighters ! Les billets pour leur passage au Centre Bell le 17 mars prochain ont été mis en vente ce midi et ça m’a pas pris trop de temps avant d'avoir la ligne 2 heures plus tard. Montréal est inculte en musique rock, mais je peux vous garantir que Dave Grohl va faire beaucoup plus vibrer le Centre Bell que Céline pendant 4 soirs.

Ça faisait tellement longtemps que je voulais voir un show rock. J’ai manqué System Of A Down, Fall Out Boy, My Chemical Romance soit parce que j’étais cassé, soit que j’avais personne pour m’accompagner. Là j’ai pas une cent pis personne pour m’accompagner, mais je mets ça sur la Visa pis j’y vais tout seul !

Lundi, 17 mars prochain en soirée, ne me cherchez pas !

Quand l’équilibre menace le gros bon sens

L’égalité des sexes a été un enjeu déterminant au 20e siècle. Nous sommes maintenant dans un autre siècle, celui où l’interprétation du mot égalité a complètement changé. Je m’explique. Il va de soi qu’un homme et une femme possède une chance égale d’obtenir un poste, mais si deux postes se libère, ça ne doit pas être une évidence que ceux-ci soient comblés par un homme et une femme. J’écrivais hier sur notre société où l’homme avait laissé sa place, notamment dans le système d’éducation. Parlons aujourd’hui de politique, alors que le Premier Ministre Jean Charest se garoche des fleurs, depuis qu'il a eu la brillante idée de séparer ses 18 sièges de ministre en deux pour en donner autant aux hommes qu'aux femmes.

La notion à la base d’avoir un gouvernement autant féminin que masculin est intéressante, mais il faut que ce soit le fruit du hasard. J’ose espérer qu’un P-M qui donne les principaux portefeuille de l’état aux élus de son parti le fait en les choisissant un par un, en retenant pour chaque poste l’individu le mieux qualifié. Je n’aurais eu aucun problème à ce que 11 dames et 7 messieurs peuplent le cabinet, si ceux-ci avaient été les mieux placés pour remplir les fonctions de ministre. Le contraire m’aurait également plu. Ce qui est évident après 8 longs mois sous l’administration libérale minoritaire, c’est qu’on a simplement choisi 9 députés et 9 députées... comme ça, pour faire beau.

Les gouvernements doivent vendre leur cabinet après les élections ou un remaniement ministériel pour assurer à la population que leurs impôts sont dans de bonnes mains. La démarche habituelle c’est de valoriser l’expérience de chaque ministre et de prouver qu’aucun autre membre du parti aurait pu mieux faire le travail que lui. La vraie égalité des sexes, ce serait qu'un député ne soit pas vus comme un homme ou une femme, mais comme un être humain. On sélectionne parmi ce groupe d’êtres humains pour remplir les différentes fonctions. Donner une proportion de 50/50 à chaque sexe, c’est une forme de sexisme, comme si les places avait été donnée par défaut. Voulez-vous gagner parce que vous êtes bonne ou parce que vous êtes une fille ?

Certainement échaudés par une période pas si loin où le sexisme et le racisme étaient dominants, nous avons la gâchette rapide pour lancer ce genre d'accusations. Si je fais une blague sur un noir parce qu’il est noir, je suis un raciste. Une petite vite sur un homo, je suis homophobe. Une farce sur les femmes et la cuisine, maudit sexiste ! Si on arrête de faire cet humour là, on doit interdire toute forme d’humour. Dans une situation où l'on peut rire de quelque chose mais pas de l’autre, c’est de l’exclusion. À condition bien sûr de ne pas tomber dans les préjugés, qui traversent la limite vers le non respect.

Lors de son prochain remaniement, Jean Charest se sentira obligé de conserver cette parité dont il s’est munie avec la même fierté que celle d’un jeune garçon achetant sa première voiture usagée. Que fera-t-il, s’il veut par exemple enlever des transports l’ex-pharmacienne et très incompétente ministre Boulet ? Si un monsieur est le mieux placé pour la remplacé, demandera-t-il au ministre de la justice Jacques Dupuis de laisser sa place à une députée libérale ?

Et imaginez le prochain gouvernement. Admettons qu'il est adéquiste et que son chef ne poursuit pas dans le même sens que son prédécesseur. Le gars de Rivière-du-Loup va devoir essuyer nombre de critiques de la part des regroupements de femmes ainsi que de l’opposition libéro-péquiste qui voudront faire la leçon sur l’égalité des sexes. J’aurai toujours grandement de respect envers l’intelligence des gens que je vais croiser dans ma vie sans faire égard à leur genre. Une seule chose est certaine, il n’y aura toujours qu’un gars et une fille dans mon lit.

jeudi 22 novembre 2007

L’Hominisme

source photo: ville-st-girons.fr
Le Québec s’est engagé depuis 20 ans dans un cercle vicieux très dangereux. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que les femmes ont pris leur place dans la société. La mauvaise, c’est que les hommes ont laissé la leur. On se retrouve en 2007 à l’aube d’une société où le savoir est féminin. Vous ne trouverez aucune intention de sexisme dans ce commentaire.

Je ne pense pas que ce soit de la faute des femmes si elles sont maintenant majoritaires sur les bancs d’études universitaires au Québec. Les hommes se sont assis sur leurs lauriers et la dernière génération à l’avoir fait ne s’est pas encore rendu compte des conséquences de son laisser-aller collectif. En enseignement, davantage de femmes obtiennent leur diplôme. C’est encore plus flagrant si on ne regarde que les diplômés de l’enseignement primaire. On pourrait ajouter à cette donnée le spectre des fausses accusations d’attouchement sexuelle pouvant être aussi nuisante pour la réputation d’un jeune homme enseignant au primaire que de vrais accusations bien fondées comme étant un facteur dissuasif pour celui-ci d’opter pour ce choix de carrière.

Le résultat d’une surpopulation de femme, c’est qu’on féminise le contenu de l’enseignement dès le très jeune âge. Le phénomène n’est pas nouveau, de 1989 à 1995, de la maternelle à la sixième année du primaire, je n’ai croisé que des femmes comme institutrice, les remplaçantes incluses. Êtes-vous de ceux et celles qui pensent qu’un garçon possède les mêmes stimulis d’apprentissage que les filles ? De nombreuses études prouvent le contraire.

Selon François Guité, enseignant à l’école secondaire de Rochebelle, les garçons préfèrent la compétition, l’indépendance et les défis. Ils réagissent mieux au stress. Ils attribuent le succès aux habiletés, réussissent mieux aux résolutions de problème et s’adonnent davantage à la procrastination et aux retards.

Les filles, elles, préfèrent coopérer, prendre des notes et maîtriser une tâche. Elles réagissent moins bien au stress. Elles n’attribuent pas le succès aux habiletés, mais à la chance et l’effort. Elles perdent de la confiance en soi et le goût du risque avec l’âge, traitent l’information plus rapidement jusqu’à l’adolescence et sont plus patiente avec l’âge.

Dans ce contexte, il est évident qu’un cours en classe ne peut être donné de façon à accommoder autant les garçons que les filles et qu’une éducation entièrement mené par des femmes ne peut qu’être nocif pour les jeunes hommes. Loin de moi l’idée de rediviser l’éducation en écoles de gars/écoles de filles. L’école ne nous apprend pas que des mathématiques et du français, mais également la vie en société, ce qui inclut d’endurer leur maudit caractères. C’est une blague. Par contre, je suis d’avis que dans certaines circonstances, on devrait prendre les garçons et les filles de façon séparé pour présenter la matière et qu’en tout temps, l’enseignant devrait prendre en considération les deux façons très différentes d’apprendre afin de stimuler les élèves des deux sexes. Il ne faut pas généraliser, certains garçons apprennent comme des filles et le contraire est aussi vrai. Des enseignantes peuvent également donner des cours pour les garçons et la majorité de femme en avant des classes ne devrait pas justifier l’accès plus facile aux filles des groupes aux meilleurs notes.
« En 2000-2001, 25% des garçons étaient en situation de retard scolaire à la fin du primaire, comparativement à 17,8% des filles, phénomène qui se maintient depuis 35 ans. » - Programme d’indicateurs du rendement scolaire, sous la responsabilité du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. Cette épreuve est administrée tous les quatre ans.
Il est permis de penser qu’une majorité féminine dans les hautes études est liée de cause à effet avec le pourcentage de femmes dans le corps professoral qui les ont formé dès le jeune âge, ce qui crée de générations en générations un clivage qui ne cesse de prendre de l’expansion, c’est un cycle, un cercle vicieux, au sens imagé du terme. Pendant ce temps, le taux de décrochage ne cesse d’augmenter chez nos gars. Dans l’Outaouais, selon Statistique Canada, là où la situation est la plus critique, 42,1 % des garçons contre 27,1 chez les filles sortent du secondaire sans diplôme ni qualification. Les autres régions ne sont pas en reste.
« Le décrochage des gars au secondaire est une tragédie nationale.» - Jacques Parizeau, ex Premier Ministre au Québec
Comment attirer nos gars vers les hautes études ? Est-ce qu’on se dirige vers une féminisation de la société québécoise ? Voilà des questions qui devront être répondue très rapidement, dans cette période de réforme qui semble pour l’instant ne pas avoir l’hominisme à l’ordre du jour. À part pour l’équité salariale en voie d’être réglé, le combat des féministes est terminé, c’est aux hommes de se lever, pas pour recommencer à négliger la femme, mais pour conserver la place qui leur revient. Qui aurait cru il y a 50 ans que les hommes devraient marcher un jour pour regagner leur équité ?

Documentation:

Écart entre les garçons et les filles
Différences d'apprentissage par sexe
Taux de décrochage garçons versus filles
Définition de la procrastination

mercredi 21 novembre 2007

Tousse-mobile

Même si l’abolition du cellulaire au volant soit controversé auprès des accrocs de ce petit instrument de communication, dont l’être humain a été capable de se passer pendant des centaines de milliers d’années auparavant, il s’agit d’une excellente initiative du Gouvernement Charest. Ils ne sont pas les pionniers en la matière au Canada.

En fait, ce n’est même pas la politique qui s’en est occupé en premier. En Colombie Britannique, en 2005, AMEC, la plus grande firme d’ingénierie au pays a interdit l’usage du cellulaire à bord de leur voiture. Cette décision a été prise par le conseil d’administration à la suite d’ateliers sur la sécurité de leur 1000 employés. Des scientifiques et ingénieurs devant régulièrement voyager sur la route qui se font maintenant conseiller par leur employeur de régler leurs appels avant de partir et d’écouter de la musique en voiture pour vaincre leur dépendance à leur blackberry.

Ce qui est exceptionnel dans ce dossier, c’est que le Gouvernement n’a pas attendu qu’il y ait mort d’hommes avant de légiférer. Les routes remplissent déjà assez les cimetières comme ça, année après année. Elles ne sont toutefois pas les plus meurtrières chez nous. La cigarette, c’est l’ennemi. Combien de gens sont morts récemment du cellulaire au volant, versus ceux qui doivent leur décès à la fumée de tabac, qu’elle soit primaire ou secondaire ? En abolissant le téléphone portable au volant, on a commencé par la fin. Le vrai problème est une mère ou un père stressé, la cigarette au bec, dont la fumée qui se dégage se promène dans le petit habitacle de la voiture, se dirigeant tranquillement mais sûrement vers la bouche d’un enfant d’à peine 2 ans, emprisonné dans son siège pour poupon, forcé d’endurer cette torture sournoise.

Depuis lundi soir, les habitants de Wolfville, une petite municipalité située en Nouvelle-Écosse, ne peuvent plus consommer la cigarette, le cigare ou la pipe alors qu’un mineur se trouve à bord de leur voiture. 3600 habitants, des précurseurs, qui se sont doté d’un moyen de plus pour protéger leurs enfants. Les effets du tabagisme passif chez un jeune peuvent avoir un effet dévastateur sur son développement, c’est prouvé. C’est quand même choquant de voir qu’on doit absolument faire une loi pour empêcher les parents d’empoisonner presque volontairement leurs enfants.

Quand je donne mon avis sur la clope au volant, les fumeurs se fachent. « On ne peut plus fumer nul part ! Liberté aux fumeurs ! » Oui mais la cigarette tue. « On doit tous mourir un jour ! » Je ne suis plus capable de tolérer ce raisonnement. D’accord, ils peuvent décider de leur propre fin. Leur suicide à petit feu à la limite, il ne me fait pas un pli sur la différence. C’est l’effet de leur suicide sur les poumons de leur progéniture qui me fait sortir de mes gonds. Et de toute façon, si la liberté de fumer c’est la liberté de se tuer, pourquoi on ne donne pas aux Canadiens la liberté de se tirer une balle dans la tête. Vendons des fusils à balle unique. On meurt tous un jour de toute façon.

Tout cela me rappelle un événement qui m’est déjà arrivé sur Henri IV à Québec, dans un embouteillage du retour à la maison. J’aime observer les gens dans leur voiture, toujours très peu souriant dans ce genre d’occasion. Ce que j’ai vu dans le véhicule à côté de moi m’a fait réagir. J’ai baissé ma fenêtre et demandé à la mère d’écraser sa cigarette. 2 enfants dormaient sur le siège arrière de sa Ford Taurus. Quelle bonne mère, avec tout ce qu’on sait aujourd’hui. Elle m’a fustigé du regard, oups… je l’avais dérangée au téléphone.

Documentation:
Plus jamais, les cellulaires au volant, Presse Canadienne, 31 décembre 2005
Défense de fumer dans la voiture, AFP, La Tribune de Genève, mercredi 21 novembre 2007

mardi 20 novembre 2007

C’est la faute au Bossa-Nova

« Ask not what your country can do for you; ask what you can do for your country »
- John Fitzgerald Kennedy
Merci à Margot Lefebvre pour le titre d’aujourd’hui. Ça fait un bout de temps que je voulais écrire sur le vaste sujet de la responsabilité. C’est un article que m’a recommandé ma copine en fin de semaine qui a fait débordé le vaste de mon inspiration vers les pages de ce blogue. Pourtant, ça se trouvait dans un journal que je lis chaque jour, peut-être trop rapidement. Ah je comprends, on a publié l’article le dimanche, le jour où l’on gaspille le plus d’arbre au Québec, avec ces éditions week-end trop volumineuse que pas grand monde est capable de lire au complet avant que la fin de semaine se termine.

Il s’agit d’un des égarements de Pierre Légaré, publié dimanche le 14 octobre dernier, ayant pour titre la Solitudarité. Voici ce qu’il nous raconte :
« L'individu a maintenant juste des droits, aucun devoir. Il n'est jamais responsable de ce qui lui arrive, c'est soit la faute du gouvernement, de la société, d'une maladie ou de la température. Et, pour s'en sortir, il ne peut rien par lui-même. »
Je ne sais pas s’il est le roi de la quille, un protagoniste de la pétanque ou un champion de dards, mais il a fait un abat, touché le cochon, frappé le bullseye. Il ne croyait pas si bien écrire. Il rejoint une idée qui s’encre récemment dans mon jugement de la société moderne. Les gens sont capables de grandes prouesses pour jeter la responsabilité des situations qu’ils vivent, autant positive que négative, sur un facteur extérieur. Surtout les négatives.

Le docteur Denis Boucher de Global Hémisphère, un des meilleurs collaborateurs de Jean-François Fillion sur XM 172-Radio Pirate, rappelle régulièrement aux personnes ayant une forte taille (les gros) qu’ils sont les uniques coupables de leur mauvaise forme physique. S’en est un qui m’a ouvert les yeux. Après 11 mois de bonnes habitudes de vie, je peux vous confirmer que je n’étais pas gros à cause de mes gros os, ni par mes gènes. Je mangeais mal et ne bougeait pas. Si tu mets trop d’essence dans ton char, il va déborder. Le corps est plus performant que le réservoir de ta voiture, il va prendre de l’expansion. C’est tellement simple que ça semble trop facile.

J'ai pensé à pleins d'observations quand j’ai lu ce texte de Pierre Légaré qui a cité pour exemple la fluorisation de l’eau pour que les enfants de milieu défavorisé qui ne se brosse pas les dents n’ait pas une bouche cariée au lieu de mettre l’accent sur une meilleure éducation d’hygiène dentaire auprès de cette population qui ne paie pas chez le dentiste (même pas de petit ticket modérateur). Mon exemple est celui du restaurant de junk food qui s’installe devant une école. On le blâme. C’est lui le responsable des mauvaises habitudes alimentaires de nos jeunes. Au lieu de se battre pour enseigner aux jeunes les conséquences d’une mauvaise alimentation et faire la promotion d’une alimentation saine en offrant cette alternative dans les cafétérias, on se bat pour que le restaurant déménage loin de l’école et on enlève la malbouffe de la cafétéria. Résultat ? On négativise la prise de bons aliments, comme si c’était une punition et on les catapulte au McDo après les cours. Pas grave, si ce n’est pas mangé dans les murs de notre école ou en face de celle-ci, ce n’est pas de notre faute.

Parlons-en, des étudiants. Ils commencent très jeune à jeter le blâme à quelqu’un d’autre. J’ai passé une partie de la fin de semaine à corriger avec mon enseignante de blonde les copies d’examen de ses clients de secondaire 4. La qualité de leur française est exécrable (ils auraient écrit « ex & crabe ») et leur calligraphie rend difficile la correction de leur copie. J’aurais eu honte de recevoir sur ma table en classe une note comme celle-ci. J’avais de la peine pour eux. Finalement, selon ces étudiants, c’était de la faute aux questions pas claires de l’examen, au fait qu’ils n’avaient pas vu la matière, que c’était trop difficile, patati patata. L’échec ne vient surtout pas d’un manque constant d’études.

On donne au suivant. Même lorsqu’on réalise quelque chose de bien, il faut être modeste au risque d’avoir l’air trop fier. Il faut se cacher de faire de l’argent en réussissant en affaires, c’est mal perçu. Il faut féliciter nos coéquipiers même si on a marqué 3 buts, bloqué 15 tirs et ajouté 4 passes en plus de décrocher la première étoile, de peur de passer pour une grosse tête. J’ai gagné les élections (ou je les ai perdues), c’est de la faute aux médias, à Pierre, à Jean, à Jacques, etc. Qu’en est-il du mérite, allez-vous me le dire ?

Pierre Légaré conclut son article d’une amusante façon :
« Et si vous n'aimez pas ce que vous venez de lire, ne m'engueulez pas, c'est la faute de mon clavier. Payez-m'en un autre. »
Moi, en terminant, je vais mettre la faute de mon argumentation, si elle vous choque, sur le fait que je dormais. Ce n’est pas moi qui conduisait mon blogue ce matin, blâmez le chauffeur.

Documentation:
Solitudarité - Pierre Légaré, La Presse, dimanche le 14 octobre 2007
C’est la faute au Bossa-Nova - Margot Lefebvre
Docteur Denis Boucher de Global Hémisphère

lundi 19 novembre 2007

Et si je vous disais ce matin que je suis pour la peine de mort ?

Ces mots sont durs, j’en suis conscient. À prime abord, sans pousser ma réflexion jusqu’au bout, je me suis toujours fermement opposé à la peine de mort. C’est répondre à la violence par la violence, prendre le risque de tuer un innocent, criminaliser l’état face aux criminels, etc. Tous les termes sont permis pour descendre toutes idées mettant de l’avant le retour de la peine de mort au Canada. Un parti politique qui est attaché à cette position, sans même en faire son discours, part avec 2 prises contre lui. Parlez-en aux Conservateur de Stephen Harper, qui ont souffert longtemps de cette étiquette.

Après un examen de conscience dans lequel j’ai pesé les pours et les contres, je n’ai pas le choix ce matin d’en arriver à la conclusion que dans certains cas très précis, la peine capitale serait l’option à prioriser, mais pas à tord et à travers. Il faudrait premièrement qu’elle soit totalement exclue en cas de première offense. Comme la justice ne se trompe jamais deux fois, on pourrait commencer à y penser en cas de récidive. Maintenant, quels genres de crimes pourraient conduire vers une injection létale ? J’en ai deux qui me viennent en tête, le meurtre et la pédophilie. Commençons par le dernier.

Oui, la pédophilie est une maladie. Peut-être faut-il soigner ces adultes qui ont comme déviance une attirance malsaine envers les enfants, même s’ils sont plusieurs experts à les déclarer malade à vie. Personnellement, je placerais la pédophilie dans le rayon des maladies mortelles ? Avons-nous vraiment besoin dans notre société de ces animaux qui n’attendent que d’être dans un endroit fermé avec une jeune victime pour briser son enfance ? Faisons de la castration notre premier recours pour les pédophiles et de la mort notre deuxième et ultime solution en cas de récidive. Quand je mentionne la castration, je pointe des yeux le sécateur dans ma remise, pas les produits chimiques contournables par la consommation de stéroïdes. Une belle coupe propre, anesthésie facultative.

Les meurtriers maintenant, ceux qui ont décidé que leur vie valait plus que celle d’une ou des autres personnes qui ont croisé leur tumultueux chemin. On fait quoi avec eux ? En quoi ceux-ci peuvent-ils être utiles à notre société, si ce n’est que pour être logés/nourris aux frais de l’état dans un pénitencier trop confortable à mon goût ? On peut être accusé à tord d’un meurtre, il ne faudra pas tirer trop rapidement sur la gâchette, ou sur la seringue, ou sur le nœud coulant. Par contre, prenons pour exemple un cas comme Robert Pickton, qui a avoué avoir tué 49 femmes. Pouvez-vous bien me dire pourquoi on se prépare à subvenir à ses besoins jusqu’à la fin de ses jours ? Il a 58 ans et 3 semaines, si on est chanceux, il va avoir une attaque mortelle du coeur dans 2 ans. Si on ne l’est pas, mes petits-enfants paieront encore pour son incarcération dans 40 ans.

Si vous avez lu jusqu’ici, je vous en remercie. Certains répondront à ce texte que je suis un gars de droite qui représente un danger dans ses opinions, à la seule vue des mots « pour » et « peine de mort » dans la même phrase. En poussant ma réflexion (encore davantage) jusqu’au bout, je me rends compte qu’il y a deux choses qui sont bien importantes dans notre société. Propager la justice et s’assurer qu’elle soit bien perçue. Quelle image se donnerait-on aux yeux de la communauté internationale si on recommençait à tuer nos grands criminels ? Il est clair que sur la question éthique, je devrais reculer avec mon idée, je dois l’avouer.

Il y a deux façons de voir les choses, par le cœur ou par la politique. Nous aimerions tous se faire justice soi-même lorsque le drame nous frappe de très près. En tant que père de famille, j’aimerais voir pendu au bout d’une corde l’être ignoble qui aurait osé mettre sa main sur ma fille ou mon fils. Toutefois, l’impulsivité ne devra jamais prendre le pouvoir de notre pays. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester en place. Nos grands criminels doivent souffrir de peines à perpétuité et suer à l’ouvrage pour gagner leurs conditions humaines de détention. En leur rappelant bien sûr qu’au fond, c’est la mort qu’ils méritent.

samedi 17 novembre 2007

Que Julie Boulet démissionne !

Je fais une brève sortie sur mon blogue en plein samedi soir (Canadiens 3 - Bruins 3) pour vous livrer une nouvelle, chers lecteurs, que vous devez lire, si jamais vous ne l'aviez pas vu passer aujourd'hui dans les médias. Alors que Julie Boulet, la ministre des transports, souhaite punir sévèrement les conducteurs indisciplinés, l'incompétante et maintenant inconséquente ministre du cabinet de Jean Charest a été prise la main dans le sac, dans un véhicule mal conduit par son chauffeur personnel.


Voici l'article dans La Presse aujourd'hui:

Au moment où elle serre la vis aux automobilistes délinquants, la ministre québécoise des Transports, Julie Boulet, aurait voyagé vendredi dans un véhicule qui a multiplié les infractions au code de la sécurité routière. C'est ce qu'a constaté une équipe du «Journal de Montréal», qui a suivi pendant une heure vendredi matin la voiture de fonction de la ministre, après qu'elle eut quitté les lieux d'une conférence de presse, à Laval.

Le chauffeur personnel de Mme Boulet aurait commis plusieurs infractions sur les autoroutes qu'il a empruntées pour retourner à Québec. Ainsi, il aurait roulé à 120 km/heure pendant presque tout le trajet. Sur la Métropolitaine, à Montréal, il aurait circulé à 110 km/heure alors que la limite y est de 70 km/heure. Quelques kilomètres plus loin, il aurait doublé plusieurs véhicules à 132 km/heure.

Il aurait aussi dépassé à 120 km/heure un camion semi-remorque par la droite, une manoeuvre interdite. La ministre Julie Boulet affirme qu'elle ne s'est rendu compte de rien, prétendant qu'elle s'est endormie.

Dans son projet de loi déposé mercredi, la ministre propose notamment des peines nettement plus sévères pour les excès de vitesse. Si les infractions commises vendredi avaient été constatées par les policiers, le chauffeur de Mme Boulet aurait perdu dix points d'inaptitude, et aurait du payer des amendes dépassant les 700$.

Je ne sais pas si elle a réussi à vous endormir avec son excuse somnolante, mais je lui répondrais, si j'étais le journaliste en face d'elle, en lui posant une question qui tue: "Votre chauffeur personnel qu'on vous donne les moyens de payer attend-il tout le temps que vos paupières soient fermées avant de baffouer tout ce que le ministère, que vous tentez de représenter sans grande crédibilité, tente d'instauter ?" La vérité c'est qu'elle avait beau dormir cette fois là, ça ne devait toutefois pas être la première fois qu'elle était lifté par cet employé-là et qu'à bien d'autres moments, elle aurait pu lui faire la leçon sur la sécurité routière, afin de montrer l'exemple à une population qu'elle souhaite éduquer sur la bienséance au volant.

Une autre brique sur le mur que je vous ai bâti dans Un Boulet sur notre route. L'ex pharmacienne devenue par un mystère incroyable ministre des transports doit absolument retourner derrière le comptoir d'un Jean Coutu avant de faire plus de mal que de bien. L'alcool au volant, la vitesse excessive, le cellulaire au volant, le gros bon sens nous pousse à les éliminer de notre chemin. Pour que le tout soit respecté et appliqué, il faut qu'une main de fer porte le message jusqu'au bout pour le faire passer. Julie Boulet, pas un gros canon.
Documentation:

Suggestion web: Blackle.com

Bon samedi et bon pelletage. Aujourd'hui, suggestion à ajouter à vos favoris, à la place du populaire Google.com. Il s’agit du site Blackle.com, le même moteur de recherche que Google, mais plus environnemental. Comment un site web peut-il être meilleur pour l’environnement qu’un autre ? C’est que l’écran de votre ordinateur consomme davantage d’énergie plus l’image est claire.

Lorsqu’un site est dominé par le noir, les pixels de l’écran n’ont pas à être exploités à pleine capacités.
Sceptique ? Sachez que les experts biens documentés de la compagnie Google ont calculé que si tous leurs visiteurs optaient pour Blackle, 307 méga-watts à l’heure sur la planète seraient sauvés. C’est quand même l’équivalent de plus de 5000 ampoules à 60 watts.

J’avais déjà remarqué quelque chose lorsque je branchais mon système de son à mon ordinateur. Il y avait plus de distortion plus mon écran affichait du blanc, ça s’estompait plus je faisais grandir une fenêtre sombre.
C’est un petit geste pour Google, pour montrer que toutes les idées sont bonnes pour faire attention.

Sans le savoir, en choisissant ce graphisme pour mon blogue, j'ai peut-être contribué à ce qu'on ne construise pas de centrale nucléaire dans le prochain siècle à 2 kilomètres de la rivière Saguenay.

Bon week-end !

LP


Documentation :

Blackle.com
L’explication du concept Blackle.com
D’autres conseils pour sauver de l’énergie

vendredi 16 novembre 2007

La Justice reprend du poil de la bête

J’ai un bon sentiment depuis un certain temps face à notre système judiciaire qui pendant un moment m’a terriblement fait peur. Les peines bonbons aux récidivistes d’alcool au volant causant la mort, de brefs passages en prison pour les pédophiles et des petites tapes sur les doigts aux adultes ayant brassé un bambin. Les journaux impriment de plus en plus d’articles nous racontant des peines exemplaires et ça nous encourage à croire en un système qui avait perdu de son lustre. Ne perdons pas le focus, de grands défis sont encore à relever. Il y a quelques semaines, j’écrivais dans Hero of the day mon admiration pour ce juge qui a donné plusieurs années de pénitencier à un pédophile récidiviste, une décision faisant dorénavant jurisprudence. Voici aujourd’hui une autre belle histoire, si le terme est applicable.

Le 24 juillet 2005 au soir, Frédéric Garneau a pris le volant, invitant à bord de son véhicule Annie Lachappelle, majeure depuis 24 heures, Mélissa Lalonge-Émard, 16 ans et Mathieu Bouchard-Richer, 17 ans. Monsieur Garneau, 18 ans, avait 5 bières dans le sang au volant de sa Crossfire dont l’odomètre affichait des pointes de cent soixante kilomètres à l’heure. Cocktail explosif, Mélissa et Annie ne sont plus là pour nous raconter le résultat. Si la vie s’occupait elle-même d'être juste, le chauffard ivre aurait été le seul à mourir, mais vous savez comme moi que ce n’est jamais ça qui se produit. Les peines doivent donc être sévères et le reste doit passer par la prévention, l’éducation. Lorsque le mal est fait, il faut punir, et au palais de justice de Montréal hier, il y a eu justice ainsi qu'apparence de justice. Frédéric Garneau maintenant âgé de 20 ans passera jusqu’à 3 ans derrière les barreaux. Ce n’est pas une peine ferme, il pourra sortir dans un an. La prochaine étape sera d’imposer des peines strictes pour qu’on ne décongestionne pas les prisons en les sortant de là le plus vite possible. Par contre, qu’on n’y soit pas allé d’un sursis en collectivité, ça marque un changement notable. La famille est satisfaite, vous êtes satisfait, je suis satisfait.

Parlons maintenant de la détention préventive, une autre lacune juridique qui serait en voie d’extinction, si on en croit les ministres de la justice des provinces canadiennes qui se sont donné rendez-vous dans la ville de Winnie the Pooh. Actuellement, lorsqu’un accusé est placé en détention préventive dans l’attente de la décision de son procès, les jours qu’il passe en dedans sont comptés en double. Il est donc très profitable que les démarches s’éternisent pour celui-ci. Si le tout se termine après 6 mois et qu’il écope de 2 ans moins un jour, il ne lui reste que 364 jours à purger derrière les barreaux, sans compter la possibilité de libération conditionnelle. Un pet. Avec l’horaire surchargé des tribunaux, peut-on vraiment se permettre qu’un accusé fasse durer son procès pour gagner du temps ? Il faut dire que la longueur des procédures profite grandement aussi aux avocats, qui voient là l’occasion de s’en mettre plein les poches. La solution, les ministres de la justice dont fait parti notre Jacques Dupuis national l’ont trouvé. Demander aux juges de cesser cette habitude de doubler leur temps en banque lorsqu’ils sont en détention préventive. On ne désengorgera peut-être pas le tribunal, les avocats s’arrangeront pour que ça soit aussi long, mais au moins, ça ne profitera plus aux criminels.

Au Québec, la moitié des détenus le sont de façon préventive dans l’attente de leur procès et la liste d’attente est parfois plus longue que pour une greffe de rein. De l’autre côté, l’argumentation défendant le système actuel ne tient pas la route. On dit que la personne en détention préventive sera incarcérée par exemple à Rivière-des-Prairies, et ne bénéficiera d’aucun programme de réhabilitation ni de thérapie, ni de formation pour lui faire apprendre un métier pendant cette période. Mais on s’en fout ! Selon cette logique, ça rendrait cette période d’incarcération plus difficile, il faudrait la doubler pour alléger la peine suivant la décision, ayant comme conséquence de restreindre le temps réservé à la réhabilitation, la thérapie et tout ce qui vient avec ? Trouvez d’autres arguments. Je suis déjà en rogne qu’on ne condamne pas à la pendaison les adultes qui vont jusqu’à abuser sexuellement de bambins, parlez-moi pas de leurs conditions de détention. Ils sont tellement dans la ouate. Mettez-moi pas en position de choisir leur sort en prison, ce serait LE TROU automatique, s’il existe encore. La télévision câblée, je la réserverais exclusivement au garde de nuit.

Documentation:
Photo d'une Chrysler Crossfire
L’histoire de Winnie the Pooh
Détention préventive, cette incarcération ne doit plus compter en double, selon Québec – Louise Leduc, La Presse du vendredi 16 novembre 2007, page A15
Peine exemplaire, Jessica Nadeau, le Journal de Montréal du vendredi 16 novembre 2007, page 6

jeudi 15 novembre 2007

Ces talibans d’étudiants

Rassurez-vous, aucune école pour faire monter un mouvement Moudjahidin n’a été construite récemment au Québec, j’ai vérifié pour vous ce matin après avoir consulté la frontispice des principaux journaux. De grosses barbes, de la violence, des foulards au visage, une absence de démocratie, il ne manquait que les kalashnikoves pour faire un bon remake du film qui se jouait en temps réel en Afghanistan avant que l’Occident s’en mêle.

Des milliers d’étudiants de la province manifestent présentement contre la hausse des droits de scolarité et le sous-financement du réseau postsecondaire. Il y avait 42 875 étudiants de 26 associations en congé forcé hier, il y en aura 57 781 aujourd’hui, qui proviennent de 36 associations. J’en ai certainement manqué un bout, il y a un mois encore, on disait qu’on ne bouleverserait pas les cours comme ce fut le cas en 2005, que la majorité de la population étudiante dirait non à la grève. Encore une fois, les extrémistes à barbiches auront eu le dernier mot. Dans l’énumération du premier paragraphe, j’ai parlé d’absence de démocratie. Pourtant, nous serions porté à croire qu’une assemblée étudiante est un processus louable qui donne le droit du choix à l’étudiant. En théorie, oui. Savez-vous ce que j’ai entendu ? Hier, au Collège François-Xavier Garneau de Québec, on a pacté la salle de sympathisants à la grève et lorsque les autres étudiants sont arrivés à l’heure pour exercer leur droit de vote, il n’y avait plus de place. Les gros bras des punchos leur ont empêché l’accès. Belle démocratie.

Lorsque je lui ai parlé du sujet de mon article de ce matin, mon journaliste m’a rappelé un bon souvenir du Cégep de Jonquière. Chaque technique a son mini-conseil étudiant rattaché au bout de la ligne à l’association étudiante, et à l’époque, Yannick était le représentant pour Art et Technologie des Médias. Un certain après-midi de cette année là, les barbus de l’Asso avaient décidé de se former un gouvernement central qui enlevait tout pouvoir de décision aux représentants des techniques du campus du Cégep de Jonquière. Ils s’étaient donnés rendez-vous à la salle auditorium afin de voter entre eux cette motion, avant que des gens comme Yannick s’en rendent compte et vident les classes pour aller contrer ce vote important. J’étais parmi ceux qui ont quitté leur cours pour aller battre ces futurs péquistes et leur monarchie.

Parce qu’on s’entend, s’ils sont au Cégep, ce n’est pas dans le même dessein que les autres jeunes qu’ils représentent. Passant de programmes en programmes, ils font traîner en longueur leur passage dans le monde collégial pour se faire un nom dans le monde de la politique dans lequel ils poursuivront leur carrière dans l’aile jeunesse d’un parti comme le PQ. Ce sont eux qui décident du sort des étudiants, s’ils sortiront manifester ou non. Même pas le loisir d’être scab, ceux qui veulent poursuivre leurs cours (parce qu'ils ont de l'ambition ou aiment apprendre) ne peuvent même pas avoir accès à l’entrée principale. Pourtant, la hausse des frais de scolarité c’est tout ce qu’il y a de plus normal.

Au Québec, le coût du savoir est à moitié moins élevé que la moyenne canadienne et parmi les plus bas sur la planète. Pire encore, ils ne sont pas indexés. Ils ne suivent donc pas le coût de la vie. En regardant ça d’un autre sens, ça coûte de moins en moins cher d’année en année de recevoir une éducation, ce qui est un non-sens, car le monde autour est en inflation. Comme le souligne Nathalie Elgrably, économiste à l’Institut Économique de Montréal, ce matin dans son billet publié dans le Journal de Montréal, une heure de cours coûte moins cher qu’une heure au cinéma, soit 4,13 $. Son texte suggère de faire payer les riches en dégelant les droits de scolarité en aidant de l’autre côté strictement les moins nantis à avoir accès à des études de qualité. Mais le meilleur morceau de sa publication adressée aux militants ce matin, je vous le cite :

« Vos associations étudiantes soutiennent que les droits de scolarité ont pour effet de réduire l’accès à l’éducation. Pourtant, elles n’hésitent pas à exiger de vous des cotisations obligatoires, dont certaines s’élèvent à plus de 50 $ par trimestre [nous à Jonquière c’était 63 $]. N’y voyez-vous pas un non-sens ? Devons-nous conclure qu’une hausse de 50 $ par trimestre réduit l’accessibilité uniquement lorsqu’il est question de droits de scolarité mais qu’elle est sans conséquence quand ce montant est destiné aux coffres des associations étudiantes ? Pourquoi ne demanderiez-vous pas à vos associations de faire preuve de « solidarité étudiante » et de favoriser l’accès à l’éducation en abolissant les frais qu’elles vous imposent ? »
Bon, je ne pense pas qu’il faille y aller aussi drastiquement, mais il est vrai que la question se pose. Ce matin, ce que je veux amener, c’est que les gens à la tête de ces mouvements ne représentent pas les intérêts de la majorité des étudiants, mais les leurs, et ceux d’une minorité ne sachant pas trop quoi faire dans la vie, préférant consommer alcool et drogue puis tourner l’école en open house une fois dans l’année, question de se payer un gros party aux allures de grèves, à grands coups de calage de bières, entre deux revendications au Gouvernement. Hier au Cégep du Vieux Montréal une responsable de l’association étudiante croisait les manifestant préparant leur bed in à l’intérieur de l’édifice public afin d’écrire dans leur main le numéro d’un avocat, au cas où ça tournerait mal. On distribuait également des trousses de premiers soins en cas d’attaque policière au poivre de cayenne. Lorsqu’on se promène avec un fusil et un gilet pare-balles, n’allez pas me faire croire que ce n’est pas dans l’intention de tirer !

Documentation:
Histoire des Moudjahidins
Lettre aux étudiants, Nathalie Elgrably, Le Journal de Montréal du jeudi 15 novembre 2007, page 27

mercredi 14 novembre 2007

Un Boulet sur notre route

Julie Boulet, députée du Gouvernement Charest, porte à merveille son nom de famille. Une fois de plus hier, on a appris qu’elle s’est mise les pieds dans les plats. Pas surprenant de la part d’une pharmacienne promue au titre de ministre des transports du Québec. Depuis le début de son mandat à ce poste, elle multiplie les gaffes. La dernière en lice : l’annonce des détails de son projet de loi sur la sécurité routière. Le taux d’alcool au volant maximal passant de 0,08 à 0,05, la vitesse plus pénalisée, le cellulaire interdit sauf pour le main-libre et l’installation de cinémomètres sur les grands axes routiers sont parmi les mesures mises de l’avant pour sauver des vies. D’excellentes nouvelles si vous voulez mon avis.

L’incompétence flagrante de la ministre va peut-être faire en sorte que ces nouveaux règlements devront attendre avant de prendre d’assaut les routes. Pourquoi ? Parce que le projet de loi était annoncé en conférence de presse aux médias avant même d’avoir été déposé sur la table des députés de l’Assemblée Nationale, qui ont en tant qu’élu un droit de première consultation. C’est le leader du PQ François Gendron qui a souligné cette impair de la pharmacienne des transports, une bagatelle vous me direz, mais tout de même un défaut de procédure majeur ayant la conséquence de retarder ce qui sauvra la peau de plusieurs Québécois, un peu comme si on avait remis en liberté un tueur en attendant la suite de son procès repoussée dans le calendrier. Cela pourrait quand même conduire à ce que je souhaite, un remaniement mono-ministériel.

Le chien de garde

Depuis 1 an et demi, j’anime quotidiennement une émission d’actualité dans laquelle je dois interroger régulièrement la gente politique. J’ai rejoins par téléphone ou reçu en studio plusieurs ministres par le biais de leur attaché politique avec qui je planifie les rendez-vous. Habituellement, avec un peu de patience, les retours d’appels sont concluant et l’entrevue est ajoutée à l’horaire. C’est évident pour tous les ministres et même le premier, sauf pour celle qui est aux Transports. Je me suis buté plusieurs fois à Daniel Desharnais, un attaché politique aux airs de chien de garde qui protège Julie Boulet des questions embarrassantes. Pas embarrassantes pour quelqu’un de bien informé dans le domaine de la sécurité routière, mais pour une pharmacienne, j’imagine que ça ne doit pas être facile. Lorsqu’il sera Premier Ministre, j’espère que Mario Dumont ne choisira pas comme ministre responsables des aînés le député dans Marguerite D’Youville, Simon-Pierre Diamond, le cadet du Parlement, âgé de 22 ans et 1 mois en date du 26 mars 2007. Philippe Couillard à la santé, bien que gratte-papier d’hôpital loin des urgences avant son entrée en politique provinciale, est crédible dans son rôle. Autre exemple : Christine St-Pierre à la culture. Pour les transports, nous aurions pu espérer un ancien policier, un ingénieur ou une personne très impliquée dans la cause de l’alcool au volant, favorable au Parti Libéral du Québec. Ça relance par contre le débat entourant le faible salaire des députés, qui n'attire pas les professionnels du secteur privé vers la politique, quittant leur travail pour aller brûler leur nom dans un parti pour un ou deux mandats.

Revenons à notre chien de garde, l’attaché politique de Julie Boulet, monsieur Daniel Desharnais. Il est aussi difficile à rejoindre qu’un ministre. Il y a des attachés de l’attaché, faut le faire. Pour avoir une entrevue avec la ministre des transports, il faut appeler une femme qui nous dit que Daniel Desharnais n’est pas disponible et que son blackberry n’est pas disponible en ce moment, attendre le retour d’appel, rappeler dans l’absence de retour, se buter à cette même femme qui nous dit que le chien de garde est encore en réunion, pour finalement négocier avec elle la demande d’entrevue, en souhaitant qu’elle la fasse parvenir à Desharnais, en espérant qu’il passe le message à la ministre Boulet. Voici la discussion que j’ai eu cet été avec elle, au téléphone, dans la tourmente causée par la liste des 135 viaducs et ponts à inspecter au Québec.

LP : Ici Louis-Philippe Guy de Passion Rock à Victoriaville, c’était au sujet de l’entrevue dont on s’était parlé
Une attachée : Monsieur Desharnais n’est pas disponible en ce moment, mais je regrette pour vendredi ce ne sera pas possible, madame Boulet est occupée.
LP : Pas de problème, alors lundi ?
L’attachée, un peu mal à l’aise : Ah… attendez que je regarde… (quelques secondes), malheureusement, on a un empêchement lundi.
LP : Mardi ?
L’attaché, très mal à l’aise : Euh… hum… vous voulez vraiment cette entrevue ?
Ça s’est arrêté là, j’ai reçu plus tard un retour d’appel de monsieur Desharnais qui me demandait d’attendre que Julie Boulet soit de passage à Victoriaville plus tard dans l’été pour lui poser des questions. Lorsqu’elle débarqua dans les Bois-Francs, mon journalistes et moi n’en avons même pas parlé. Ce ne sont pas eux qui vont nous dicter à quel moment on doit parler d’un sujet, c’est de la manipulation d’information. Je sais qu’ils en font tous.

Pour conclure, les défis sont grands pour le domaine des transports au Québec. Autant les infrastructures sont vieillissantes et les prochaines années seront marqués par une bonne partie des 30 milliards récemment annoncés par Jean Charest et sa ministre des finances Monique Jérome-Forget, autant l’alcool au volant est un enjeu majeur de notre société qui aura coûté la vie de bien des Québécois encore en 2007. Un ou une ministre de qualité à la tête des Transports au Québec, c’est vital pour la suite des choses. Il nous faut quelqu’un de solide, en tout cas plus qu’un viaduc. C’est la prescription que j’irais porter à ma pharmacienne ce matin…

Documentation:
Article de LCN
Recette de la bagatelle
La resse Canadienne - Transport: radars, interdiction du cellulaire et limite d'alcoolémie à 0,05

mardi 13 novembre 2007

Je me souviens tu ?

Sommes-nous à la hauteur de notre devise québécoise, qu’on doit à l’architecte du Palais législatif de Québec Eugène-Étienne Taché, en 1883 ? Il n’avait pas dit pourquoi mais on avait compris la signification de cette devise, car il avait conçu la décoration de ce qu’on appelle maintenant le Parlement de Québec en illustrant les gens qui jusque là faisaient partis des héros de l’histoire, en laissant une grande place pour les héros à venir. Nous avions l’occasion dimanche dernier de nous souvenir des soldats qui ont donné leur vie pour redonner à des citoyens sous des régimes autoritaires le droit de choisir. Je vais aujourd’hui me fier à la plaque de l’Ontario, « Yours to discover » : à moi de découvrir les faits.

L’anniversaire du traité de la 11e heure du 11e jours du 11e mois est célébré dans plusieurs pays du monde, car le monde cessait pour la première fois d’être en guerre à cette heure précise de 1918. Plusieurs noms, une seule fête. La France et la Belgique célèbrent le Jour de l’Armistice, la Pologne c’est rien de moins que le Jour de l’Indépendance, le Veteran’s Day aux États-Unis ainsi que le Remembrance Day dans les pays du Commonwealth, notamment en Grande-Bretagne, en Australie et au Canada, célébré au Québec en tant que Jour du Souvenir.

On aurait tendance à penser que le Jour du Souvenir est une célébration majeure dans une province revendiquant le titre de pays qui SE SOUVIENT. Il n’en est rien. Les gens mélangent tout. Comme si donner une tape dans le dos à un soldat allait de paire avec crier « Go Go Go » à un bataillon pour mener un raid. Il y a plein de bonnes raisons d’être contre l’intervention des troupes canadiennes en Afghanistan. J’ai personnellement d’excellentes raisons d’être pour notre effort de guerre, mais ce n’est pas aujourd’hui que je vais chercher à vous convaincre du bien fondé de cette intervention canadienne. Peut-être dans un autre article.

Partout au Canada hier, c’était congé. Au Québec, seules les institutions fédérales prenaient le férié. La radio est également sous une juridiction fédérale, mais on nous donne le choix entre le Jour du Souvenir et la Fête Nationale du 24 juin. À choisir, c’est clair que la sélection s’arrête sur un des premiers jours d’été où il fait bon fêter. J’aime la Saint-Jean Baptiste, je suis fier d’être Québécois et je veux lever mon verre à nos ancêtres qui se sont battu pour conserver les acquis de notre culture ainsi que la belle langue française. Ça ne m’empêche pas de danser sur un autre front, celui de la fierté que j’ai pour nos vétérans morts ou survivants des guerre actuelles ou antérieures. Aucun soldat n’a choisi la destination d’une intervention du pays qu’il représente. Il suit les ordres et quitte sa famille pour faire son boulot et risquer sa vie. Si vous avez des choses à dire contre la présence du Canada en Afghanistan, appelez le Premier Ministre. Si vous votez pour Stéphane Dion parce que Stephen Harper est en guerre, rappelez-vous que c’est le Parti Libéral du Canada qui a parti le bal.

Il y a également les médias qui n’ont aucune pudeur et qui attendent seulement qu’un corps de Québécois soit ramené entre 4 planches pour interviewer les 5 mêmes artistes contre la guerre. Même pas le cœur de donner 48 heures aux familles qui viennent d’apprendre le drame et les femmes/enfants qui prient pour qu’il ne s’agisse pas de leur mari/père. Séparatiste jusque dans le coccyx, le manège passe à un encadré de la 7e page lorsqu’il s’agit d’un maudit Anglais du maudit Canada anglais qui tombe sur les balles.

Nous devrions donner aux Québécois une journée par année pour réfléchir à leur soutien et leur respect envers les troupes. Au pire, on coupe une des deux journées saintes de Pâques, pour régler un accommodement de plus. J’ai croisé un vétéran anglophone de la guerre dimanche à l’épicerie, dans Saint-Lambert. Un vieil homme qui portait fièrement son chapeau noir. Je lui ai tout simplement serré la main, il semblait surpris. Ça ne doit pas arriver souvent au Québec. Les militaires vêtus en conséquence se font dévisager dans les rues québécoise, alors que partout ailleurs au pays, on leur voue un grand respect. On les laisse même passer devant nous à l’épicerie en guise de reconnaissance, là où on se souvient… vraiment. Au Québec, on n’est pas conséquent avec notre JE ME SOUVIENS sur le derrière de nos gros chars, paradoxalement, le Gouvernement du Québec a récemment pris des mesures à la mémoire des anciens combattants, entre autre en ajoutant un coquelicot à leur plaque d’immatriculation. Plutôt ironique.

Documentation:
Histoire de notre devise québécoise
November 11, selon Wikipedia
Jour du Souvenir: Charest invite à appuyer les soldats - Ian Bussière, Le Soleil, lundi 12 novembre 2007

lundi 12 novembre 2007

Jean-Christophe Blanchard à Rouyn aux fêtes ?

Plus le temps passe, plus je ne vois qu'une seule option pour les Huskies ainsi que pour les Tigres. Comme Jonathan Bernier, récemment de retour dans la LHJMQ, risque de finir son passage junior de l'autre côté des lignes, là où le dollars est faible, Blanchard est le gardien de 20 ans qui sera le plus en demande dans la ligue lors de l'échange de cadeau des fêtes. Comme il s'agit d'une année où peu d'équipe revendiqueront très tôt les grands honneurs, les destinations sont peu nombreuses.

Cape-Breton et Halifax sont bien grayés, mais à Rouyn, c'est affreux. On en a été témoin samedi après-midi, alors que les Tigres ont affronté une équipe qui n'avait pas ce qu'il fallait devant le filet pour battre l'Est. Je tiens les informations suivante du vestiaire de Rouyn-Noranda et non pas de l'organisation victoriavilloise, je voulais le spécifier. Les joueurs n'auraient aucune confiance en Blouin dans le vestiaire, ce qui n'est entre vous et moi pas une grande nouvelle. Pour eux, c'est clair qu'à Noël, un nouveau gardien les guidera. Il parraitrait que l'entraîneur-chef des Huskies aurait eu régulièrement de bon mots lorsqu'il parlait de Jean-Christophe et se plairait même à parler de lui comme étant le prochain cerbère des pitous.

Ma source m'a interrogé sur nos besoins. Je lui ai répondu qu'un bon défenseur de 17 ou 18 ans serait la clé de l'échange pour Victo. Il m'a nommé Marc-André Bourdon, mais comme celui-ci risque d'être chez les professionnels à l'âge de 20 ans, dans 2 ans, à notre grosse année, je n'y pense pas. Guillaume Tougas, toujours selon ma source anonyme, serait un bon deal pour nous, mais ne vaudrait pas un Blanchard à lui seul. Un attaquant comme Jarrad Struthers, 17 ans, pourrait bien être un excellent side-order.

Ce qui est certain, c'est que Jean-Christophe Blanchard nous quittera aux fêtes. Il nous sera plus utile échangé que parmi nous, afin d'assurer une reconstruction complète vers le sommet en 2009. Le prix qu'on paiera pour lui dépendra de ses performances d'ici l'ouverture de la période des échanges aux fêtes. Il tient sa destiné, et celle de la ligne bleue des Tigres, entre ses mains. Personnellement, je lui souhaite d'attérir là où l'on vendra des billets pour la finale de la Coupe du Président.

LP

Documentation:
source photo: Fanatique.ca

vendredi 9 novembre 2007

Humour: Le hockey avant ses règlements

Il m’est souvent passé par l’esprit d’écrire l’histoire du hockey en tant que sport de compétition. Comment a-t-il évolé au fil des années, de quelle façon a-t-on forgé ses règlements pour en arriver à la partie jouée aujourd’hui. Écrire l’histoire, c’est une beaucoup trop lourde tâche. Laissez-moi la réécrire ce matin, c’est plus amusant et avouons-le… plus facile !

Un règlement, selon tous les dictionnaires, c’est une mesure apportée pour indiquer une limite à ne pas franchir. Souvent, un règlement est inventé à la suite d’un abus ou d’une situation difficile à corriger. Par exemple, Jacques Plante s’est mis à porter un masque, écoeuré de s’en faire snapper dans la figure. Voici ma théorie bien personnelle sur l’instauration de plusieurs règlements sans lesquels nous ne pourrions présenter de bons matchs de hockey aujourd’hui.

Match précédent les hors-jeux

Joueur bleu 1 : Hey, Boulay, qu’est-ce que tu fais de l’autre bord ? On est en défense !
Boulay : J’t’écoeurer de monter pis descendre, faites moi une passe quand vous aller r’pogner l’contrôle de la puck, je suis démarqué.
Gardien rouge : Tasse toi l’cave, j’vois rien…
Match précédent les 5 minutes pour s’être battu.

« Alfred des Bleus a jeté ses gants sur la glace pour provoquer en duel un des rouges qui l’a suivi. Les deux pugilistes se sont complètement dévêtu le torse même s’il y avait 421 bonne gens dans l’aréna. Ce matin en cour, le juge a demandé à la couronne une évaluation psychologique des accusés pour établir s’ils sont aptes à subir leur procès. Un reportage de Wilfrid Comptois.»

Match précédent les arrêts de jeu lorsque la rondelle arrive dans la foule

« McNorton lance… ! Mais ça frappe la jambière du gardien et le disque se retrouve chez les spectateurs. Les Bleus comme les Rouges enjambent la bande, se retrouvent dans la section 5. OOH la rondelle se trouve en dessous de cette grasse madame au manteau de fourrure. On réussit à la tasser de son banc, le numéro 2 des Rouges Maurice Gingras projète la rondelle derrière lui, elle rebondit sur la bande pour se ramasser sur la galerie de presse, mais ou est-elle ? Le temps file au tableau indicateur… 3… 2…1… on a gaspillé toute la troisième période, les spectateurs frustrés lancent leur poutine en direction de McNorton ! […]»

Match précédent l’arrivée du pointage
- Boulay : C’est bin beau tout ça mais… qui gagne ?
- Gingras : C’est pas là qui faut flipper une cent noire ?
- Boulay : Es-tu malade, une affaire pour qu’on la perde et qu’on puisse pas souper.
Match précédent l’instauration du 2 minutes pour avoir eu trop de joueurs
Annonceur : Moins d’une minute à faire, c’est 4 à 3 pour les Rouges. Wayne Garrett, l’entraîneur des Bleus, rappelle son gardien au banc, de nouveaux joueurs sautent dans la mêlée… descente à 15 contre 2 des bleus, une passe, une autre passe, une autre passe, une passe, une autre passe, une autre passe, c'est terminé, 4 à 3 Rouges !

Analyste : On a trop cherché le jeu parfait du côté des Bleus.

Annonceur: Ouais, une passe de trop !
Imaginez maintenant comment ça s’est produit avant qu’on invente la zambonie.

Je n’ose même pas décrire, c’est trop violent.

Premier match où un journaliste est entré dans le vestiaire

Journaliste Tremblay : Euh… désolé… je voulais pas… continuez je sors !

Match précédent l’arrivée des salaires
McNorton : Wow, that was amazing !
Gingras : M’a dire comme toi, c’est malade, on a vraiment eu du fun à jouer au hockey ! On recommence demain ?
LP

jeudi 8 novembre 2007

Funérailles LIVE en HD

source photo: cyberpresse.ca
Si vous avez lu lundi dernier sur ce blogue Un cadavre, un enterrement et 10 caméras, vous êtes au courant que j’avais exprimé ma crainte qu’on se présente caméra à l'épaule aux funérailles de Bianca, victime à 3 ans de ce terrible accident à l’Île Perrot la semaine dernière. They did it. Si un jour je me retrouve par hasard dans une salle de nouvelles d'une télévision et qu’on m’envoie couvrir des funérailles, on devra me renvoyer pour avoir saboté le ruban de mon cameraman ou délibérément oublié les piles de rechange. Les médias sont profondément malades. En quoi les funérailles de la petite peu alimenter l’actualité d’information fraîche. Une fois de plus, une caméra aura fait son white-balance sur la peau blanche d’un cadavre.

Fondamentalement, l’idée de prendre des photos ou des vidéos lors d’exposition d’un corps ou de funérailles, c’est contre la nature. Chacun a à vivre cet événement de façon personnelle et unique. On ne veut pas revoir ça. Je critique les médias ce matin, mais j’aurais les mêmes propos envers une matante qui apporterait son appareil photo pour immortaliser le corps embaumé exposé dans son cercueil. Veut-on vraiment se souvenir de nos défunts de cette façon ? J’ai photographié de mes yeux le visage sans vie de mon cousin Jean-François à l’hôpital et ensuite à la résidence funéraire, mais je préfère de loin les milliers d’images en mémoire qu’il me reste tirés des beaux moments qu'on a passés avec lui. Si c’est malade de filmer les funérailles d’un proche pour les garder en souvenir, imaginez ce que c’est de prendre des image en direct à la télévision nationale des cérémonies entourant la mort d’une fillette de 3 ans, qui n’a comme renommée que son accident tragique causé par deux jeunes chauffards.


Les funérailles civiques, comme pour Andrée P. Boucher, décédée pendant son mandat à la mairie de Québec, je peux comprendre. Bien que je n’écouterai jamais ce genre de programme à la télévision, que ça n’a quand même aucun intérêt à mes yeux et que je suis certain qu’aucun fait nouveau sera révélé par la couverture de cet événement, le fait qu’il s’agisse d’une personnalité connu est un bon argument pour la diffusion. Ça permet aux gens qui l’aimaient ne pouvant être présent à l’église de pouvoir assister au dernier hommage. Dans le cas de Bianca, tous les gens, pour qui cette petite et ses parents comptaient, étaient sur place à l’église. La famille a beau avoir donné son accord à la présence d’une caméra, ça inclut quand même qu’un être humain a eu le culot d’aller leur demander la permission.

C’est du gros voyeurisme à l'extrême. Séquence de cercueil, focus sur la mère qui pleure, zoom sur le père dans tous ses états, on passe en pause, cette heure vous est présenté par le nouveau détergeant qui efface même les taches de sang. De retour à la programmation spéciale entourant les obsèques de la petite Bianca. Le lendemain, en version imprimé dans le kiosque à journal du même propriétaire, une famille dévastée à la une, des milliers de copies vendues, des cotes d’écoute à la tonne, le nouveau détergeant rappelle le représentant publicitaire pour prolonger sa campagne même si le prix a monté depuis hier. Pierre-Karl achète un chalet à Julie.

J’ai pointé une compagnie, mais elles sont toutes coupables d’avoir profité de la mort de Bianca. Québécor Média, c’est mon exemple préféré. Ils ont quand même l’exclusivité de la disparition de Cédrika Provencher ainsi que de l’abus de Nathalie Simard. Non... pas celui de lui faire croire qu’elle est une bonne chanteuse, mais de l’abus qu’elle a subi du double-pédophile Guy Cloutier, qui est peut-être en train de lire blogue, sur son portable sans-fil, dans son chalet. Pourquoi on va pas le harceler, lui, avec nos caméras ?

mercredi 7 novembre 2007

La Déesse et le Béesse

Petite histoire aujourd'hui : celle d’une jeune femme qu’on va nommer Ariane et d’un monsieur qu’on va nommer Henri. Ariane est travailleuse sociale, Henri est assisté social. 2 " vocations " bien différentes avec quelques points en communs. Récitons-les à l’instant. Les deux reçoivent un salaire et le dépensent. C’est tout, pour le reste, il s’agit de deux mondes entièrement différents.

Avant de poursuivre, j’aimerais envoyer un message à ceux qui ne veulent rien savoir de critiquer le système de l’aide sociale, ceux qui après mon premier paragraphe me détestent déjà. Je ne suis pas fermé à l’idée de conserver ce programme qui à mon avis, est essentiel pour une partie des quelques 300 000 Québécois sur l’aide social. Qui sont-ils, ceux à qui je continue d’envoyer un chèque ? Ils s’appellent Denis, vivant une conditions physique l’empêchant de travailler pour une période donnée, Louise, qui élève seule une famille de 3 enfants, mais ne s’appellent pas Henri, vedette de notre histoire d’aujourd’hui.

Il n’a pas encore vraiment trouvé sa voie dans la vie. Après avoir cessé d’espérer avoir son diplôme d’études secondaires sous la boucane d’un cocktail tabac/marijuana, il fini par s’habituer à ce que le début du mois lui apporte : la jouissance, obtenue sans effort, d’un salaire qu’il n’a pas mérité. Ce n’est pas suffisant pour lui garantir une alimentation saine pendant tout le mois, mais c’est le prix à payer pour être un salarié de l’État sans avoir à travailler pour. Au pire, Henri a quelques contacts : des petites jobines dans le sous-sol d’Ariane qui lui donne quelques sous, ces derniers qu’il aura oublié de déclarer à l’impôt.

Ariane travaille à plein temps à l’hôpital. Pas toujours facile d’arriver à temps à la garderie, avec ses horaires disproportionnés. Également pas toujours évident d’arriver en même temps que tout le monde à la fin du mois, avec son faible salaire, le remboursement de ses prêts et bourses et tout ce qui vient avec la jeune famille. Elle a de l’ambition et parvient tout de même à aimer la vie en jetant un regard sur toutes ses chances, ses réussites, ses enfants. Ariane et Henri, la déesse et le béesse, sont partis du même endroit. Lequel mérite le plus votre respect, sachant que vous payez le salaire de ces deux individus ?

La réponse à ma question n’est pas très compliquée. Encore là, je souhaite enlever un peu de pression sur les poings serrés des gens issus du monde communautaire qui sont peut-être en train de lire ce message. Ce texte n’aboutira pas vers la proposition d’abolir l’aide sociale. Je pense seulement qu’il faudra bientôt tracer une ligne chez ceux qui en bénéficient et encourager davantage le retour au travail des membres du groupe qui le peuvent, car il y en a. En attendant qu’un employeur daigne embaucher Henri, pourquoi ne pas lui demander d’effectuer quelques petites tâches pour que celui-ci continue de recevoir son aide gouvernementale ? Jeff Fillion sur ses ondes à Radio-Pirate lance souvent l’idée d’envoyer mon fictif Henri sur le bord des autoroutes pour nettoyer et passer le « weed-eater ». Pourquoi pas ? Il y en a des tonnes de petites tâches comme celle-là qui pourrait être effectuées. Après ça, on pourrait songer à faire ce que les organismes contre la pauvreté demandent, soit augmenter les prestations. Ça se fait déjà au Japon, selon un ami bien informé. Là-bas, il parait qu’on demande aux assistés sociaux d’ouvrir des portes, de ramasser les trottoirs, etc. J’aurais aimé vous apporter une source à cette information, mais ma recherche s’est soldée par un échec. Messieurs dames du jury, veuillez ne pas prendre en compte ma dernière remarque.

Notre problème au Québec, le vrai déséquilibre fiscal, c’est que nous n’avons pas assez de contribuables, notre démographie étant décroissante. Nous n’avons donc pas le luxe de pouvoir nous permettre qu’autant de Québécois soient assis sur leur steak Angus alors que les Arianes travaillent fort pour leur payer dépenses et soins de santé. Encore l’été dernier, les cultivateurs de canneberges dans la région de l’Érable ont dû embaucher des Mexicains. Travail ardu certes, mais ça en dit beaucoup sur l’allergie de la sueur au front qu’ont les Québécois sans boulot. L’assistance sociale ( terme au féminin ) pour plusieurs qui en profite depuis trop longtemps, c’est de l’acquis. Qu’est-ce qu’on fait avec une femme qu’on prend pour acquise ? En effet, on la néglige.

Dernièrement, on parle également de la pauvreté de la langue française et j’irais même plus loin, la pauvreté de la connaissance générale. Nos Henri qui refuseraient d’aller s’accomplir de nos menus travaux dont j’ai parlé plus haut pourraient être placés devant l’obligation d’aller assister à quelques cours afin de se mettre à niveau, pour obtenir leur précieux chèque. Avec comme devoir à faire à la maison : la lecture de plusieurs journaux et l’écoute de bulletins de nouvelles différents (pas seulement ceux qui précèdent et succèdent la Poule et l’Banquier). On leur donnerait une chance de plus d’être au courant des vrais enjeux de la société et pourquoi pas, par miracle, l’envie de retourner aux études dans l’ultime but de terminer leur secondaire ou se parfaire dans un domaine professionnel ou technique. N’est-ce pas une bonne idée Henri ? Et toi Ariane, pas écœurée de payer ?

mardi 6 novembre 2007

Passez-vous le test ?

Si nous respections la logique de l’immigration, ce matin, nous devrions expulser des frontières canadiennes 28 des 30 millions d’habitants qui peuplent notre nation. La raison ? Nous ne sommes pas en mesure, nous-même, d’obtenir la note de passage à l’Examen pour la Citoyenneté.

C’est l’excellent reportage d’Alysson Ouellet sur le réseau TVA hier à partir de CJPM télévision au Saguenay qui m’a inspiré ce matin. Pour poursuivre votre lecture, vous devez tout d’abord aller jeter un coup d’œil en cliquant ici.

En le consultant, vous avez vu monsieur madame tout-le-monde (un beigne avec ça ?), des étudiants en histoire, la directrice générale de la Société Historique du Saguenay et même un Ministre du Gouvernement Conservateur avoir de la difficulté à répondre aux questions que l’on pose aux immigrants. Le premier réflexe est de s’avouer trop sévère envers les nouveaux arrivants. Faux, complètement faux !

« Quel groupe autochtone forme plus de la moitié de la population des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut? »
Cet examen est la meilleure façon d’intégrer ceux qui aspirent à devenir "nouveaux-canadiens" à notre culture nos débats, notre histoire et à notre géographie. C’est un prétexte pour éduquer ceux qui arrivent pour leur donner toute les chances. J’allais dire « les mettre à niveau », mais non, ils en connaissent beaucoup plus que nous sur le Canada, à la sortie de cet exercice, si ceux-ci ont mis l'effort necessaire. C’est en même temps un excellent filtre pour garder les immigrants qui veulent vraiment faire du Canada leur terre d’accueil et renvoyer chez eux ceux qui débarquent pour des intentions obscures. Ce n’est pas la seule protection dont il faut se doter, mais s’en est une première.
« Nommez les trois industries qui ont aidé les premiers colons à fonder des collectivités dans la région de l’Atlantique? »
Les immigrants qui se préparent au test doivent effectuer des recherches dans les livres et sur le merveilleux outil nommé Internet. Ils doivent aussi questionner les gens autour d’eux. Si vous avez bien écouter le reportage d’Alysson, vous avez été probablement surpris par le taux de succès de l’Examen pour la Citoyenneté canadienne. L’an dernier, 217 000 personnes ont aiguisé leur crayon pour le passer, 196 000 l’ont réussi. Les quelques 20 000 autres en échec auront eu par la suite la chance de se reprendre, j’imagine. Je ne parirais pas la chemise que je porte aujourd’hui sur le taux de réussite si 217 000 Canayens de souche avaient été questionnés.
« Nommez trois garanties juridiques protégées par la Charte canadienne des droits et libertés. »
Rassurez-vous, j’étais ironique en introduction. Je ne souhaite pas réellement chasser du Canada les familles qui y habitent depuis des générations, qui n’auraient pas les connaissances requises pour conserver leur Citoyenneté. Je crois qu’il faut se pencher sur ce problème. Connaissons-nous suffisamment notre pays ? Si la réponse est non, pourrions-nous avoir le même réflexe que le Ministre du Travail Jean-Pierre Blackburn et avoir le goût de plonger son nez dans un livre pour trouver les réponses ? Encore là, même plus besoin d’un livre en 2007. Je vais faire la recherche pour vous en deux secondes.
  1. D’où vient le nom Canada ? Réponse ici
  2. Quelle est la seule province canadienne bilingue ? Réponse ici
  3. Comment appelle-t-on la tour de l’édifice du Centre sur la Colline du Parlement? Réponse ici
Vive Internet. Servons-nous de cette belle technologie pour donner un Canada 101 aux immigrants… et aux Canadiens d’origine canadienne. Aujourd’hui, consultez les questions de l’Examen pour la Citoyenneté et faites quelques recherches dans Google pour y répondre ! Bonne journée....

LP

Documentation:
Examen pour la Citoyenneté
Reportage d'Alysson Ouellet, CJPM-TVA

lundi 5 novembre 2007

Un cadavre, un enterrement et 10 caméras

La mort de la petite Bianka, 3 ans, la semaine dernière dans des circonstances qui nous ont fait serrer les poings, n’a laissé personne indifférent. Ni vous, ni moi. Les doigts me grouillaient d’écrire sur ce sujet pour lancer des accusations à gauche et à droite, mais j’ai préféré opter pour la patience. Pas que ma colère s’est dissipée au cours du week-end, mais par respect pour la famille en deuil. Ce blogue n’a réellement aucun impact, n'est lu que par un nombre infime de personnes que je remercie, mais malgré tout, je souhaite montrer l’exemple. Un pied de nez aux grands médias qui pensent qu’un débat perd de l’intérêt plus le corps du cadavre perd de sa chaleur. Avant de donner mon opinion là-dessus, c’était prioritaire de laisser la poussière retomber. Au lendemain de la tragédie dans les journaux, on avait la photo de Bianka, le récit des événements et ce qui était de trop : les commentaires d’un attaché de presse du Ministre de la Justice Jacques Dupuis, déjà porté à la défense des forces policières. On pleurait la petite, peu importe ce qu’on pense, on le garde pour soi. Surtout justement parce que le manque de présence policière dans ce secteur est peut-être directement lié à ce qu’il s’est passé.

Attention, je ne suis pas de ceux qui ont comme discours qu’une patrouille sur cette rue du quartier résidentiel de l’Île Perrot en banlieue de Montréal aurait changé quelque chose. Des jeunes écervelés qui célèbrent leur 18e anniversaire en devenant criminel au volant, il y en a dans toutes les rues. Nous n’avons pas assez d’Impala modifiés en chars de police pour couvrir toutes les rues et avenues du Québec, ni de franchisés de Tim Horton pour en ouvrir dans tous les quartiers, offrant le café gratuitement aux forces de l'ordre. Il faut quand même saisir les messages lorsqu'ils sont lancés. À peine 2 semaines avant le mortel accident, un cri du cœur lancé par une vingtaine de municipalité était publié dans tout ce qu’il y a de journaux au Québec. Depuis 2002, la loi 19 oblige les municipalités à se doter d’un nombre suffisant d’effectifs pour faire régner le respect de l’ordre. Les villes n’ayant pas les ressources ont fusionnés leurs autorités policières au grand réseau de la Sûreté du Québec. Aujourd’hui, la SQ est présente dans plusieurs villes du Québec, notamment au Lac-Saint-Jean, à Victoriaville et à l’Île Perrot, où les contraventions ont dramatiquement baissées, passant de 358 130 $ en 2001 à 81 547 $ en 2003. C’est un bon indicateur. Où sont les agents de la SQ ? Sur la 20, la 10, la 40… là où les gens roulent à 120, 130… et même plus.

Je suis d’avis qu’on roule beaucoup trop vite sur nos grands axes routiers. Mais Bianka ne décorait pas le bord de l’autoroute pour l’Halloween lors de son décès, mais la cours arrière de sa maison, là où les jeunes cons ont fait une sortie de route (ou de rue) alors qu’ils bauchaient. Faire la course sur l’autoroute, dans une zone industrielle à minuit le soir, c’est regrettable et interdit. Dans un secteur résidentiel en après-midi, c’est débile. Nous demeurons tous dans une maison ou un appartement situé à côté d’autres maisons et d’autres appartements. C’est notre point en commun ! Nous pouvons donc tous sortir maintenant la tête de la fenêtre donnant sur la rue. Bien peu d’entre nous verrons une voiture blanche inspirant le respect avec des gyrophares bleus/rouges sur la tête. Où sont-ils ? Sur l’autoroute. Monsieur le Ministre Dupuis, ou un de ses cravatés attachés, vous qui avez un lien direct avec la SQ qui a remplacé la police qui avait un lien encore plus direct avec les municipalités, révélez-nous la vraie mission confiée à vos hommes en uniforme (fantasme de la Ministre des Finances ?). Faire de l’endroit où l’on vie un endroit plus sûr, ou collecter des impôts sur les grandes artères ? Autre question choque : qui sont les vrais criminels au Québec, les voleurs, les violeurs et les violents ou bien les gens qui roulent à 120 dans les zones de 100 ?

L’amour à distance m’ayant régulièrement conduit sur l’autoroute Jean-Lesage m’a dernièrement coûté cher en tickets. J’en dois actuellement beaucoup au Ministère de la Justice, moi, un homme honnête qui fait ce qu’il peut pour se nourrir adéquatement et avoir un toit sur la tête. J’ai parfois l’impression que des petits vendeurs de pot s’en sortent mieux !

Voici mon hypothèse ce matin. Les percepteurs d’impôts de la SQ s’installent sur les « U TURN » des autoroutes, actionnent leur radar et coincent des conducteurs roulant à 135. Le bilan de l’argent collecté par les agents versus leur temps de travail et l’essence brûlée est bien plus rentable pour le Gouvernement. Fin de l'hypothèse. Entre vous et mois, nous faisons beaucoup plus attention à notre vitesse sur ces axes, parce qu’on connaît le risque d’être arrêté, il est bien réel. Mission accomplie, maintenant, pourrions-nous passer à la deuxième étape et renforcer la présence policière dans les zones scolaires, les quartiers résidentiels et surtout, les routes à trois chiffres parcourant des chemins sinueux dans les régions périphériques, là où plus d’accidents mortels causés par la vitesse surviennent année après année ? 120 sur l’autoroute, il n’y a rien là, mais 120 kilomètres à l’heure sur une route limitée à 90 avec de nombreux virages serrés et surtout la possibilité de faces à faces avec une autre voiture qui roule à 120 ou un gros trophée de chasse à lourd panache traversant la chaussée, c’est une autre chose.

Ça demande davantage d’efforts aux policiers et plus de kilométrage au compteur des auto patrouilles, mais c’est légitime. On est rendu là, en fait, on était rendu là hier, on est en retard. Si la SQ mobilise ses effectifs sur les autoroutes au détriment des villes en périphérie, qu’on revienne aux Sûreté municipales, la facture ne sera jamais trop élevée lorsqu'il est question de sauver des petites Bianka, 3 ans. En passant, si c’était arrivé à ma petite Alyssa, merveilleuse fille de mes amis Vanessa et Kevin, il aurait fallu me mettre la camisole de force pour ne pas que j’aille nous faire justice auprès de ces jeunes abrutis, à coups de pelle ronde.

Pour en revenir aux médias…

J’ai débuté mon commentaire d’aujourd’hui sur la couverture chevronnée des médias sur la mort tragique de Bianka. Sachez que j’ai fermé mon téléviseur tout le week-end pour ne pas tomber sur les funérailles en direct sur tous les canaux. Je me suis loué 3 tonnes de copies chez Vidéotron (paradoxalement) et j’ai collé ma copine. Malheureusement, les funérailles ne se sont pas encore déroulés, je tomberai donc par hasard cette semaine sur la couverture exclusive des pleures de la famille de Bianka à LCN en surveillant les nouvelles, mon travail dans l’actualité l’oblige. Quand ça arrivera, faites comme moi, devenez un auditeur de moins pour leurs sondages et pesez sur le power off du plasma. Ça en fera un de moins à suivre la couverture de la comédie: Un cadavre, un enterrement et 10 caméras.

LP

vendredi 2 novembre 2007

TQS : Le massacre

Le prochain paragraphe est une dramatisation. Aucune botte de foin n’a été réellement maltraitée lors de l’écriture de cette histoire. Nous tenions à vous en avertir. L’an dernier, un fictif Gaston était propriétaire d’une très fictive ferme sur un rang au Lac-Saint-Jean. J’ai bien écris " avait ", car elle a fictivement passé au feu. Le soir venu, Gaston était épuisé, il avait combattu les flammes en attendant l’arrivée des sapeurs. En vain, il avait tout perdu. Sa sœur avait accepté de l’héberger. Dans son salon, la télévision donnait les détails d’une tragédie survenue au cours de l’après-midi sur la rue St-Denis à Montréal. Une crémerie ravagée par les flammes qui a causé tout un émoi sur le plateau.

Ce fictif fait divers vous fait peut-être réagir ce matin. Bien qu’il ne soit pas vrai, il est vraissemblable. Ce genre d’événement arrive chaque jour, sous la montréalisation de l’information. J’ai nommé le Lac-Saint-Jean, mais la Côte-Nord, le Bas St-Laurent, la Gaspésie et même l’Outaouais sont victimes du géocentrisme adopté par le trio d’attaque TVA-TQS-SRC. Les journaux, la radio et même l’Internet n’y échappent pas. Les ressources manquent en région pour offrir un produit local de longue durée, c’est ce qu’on nous répond. Pourtant des générations de communicateurs l’ont fait avant nous, en ces heures de gloire où ils n’étaient pas trois à se diviser les antennes québecoises. Les trois, à Montréal.

Québec est une très belle ville. Les citoyens de la Capitale Nationale sont choyés, ils peuvent compter sur une couverture très large de leur actualité. Malgré plusieurs attaques « réseaux », les émissions à contenu local capitalisent dans les sondages. Saviez-vous qu’à Québec, jusqu’à la semaine dernière, le bulletin régional de TQS était d’une durée de 60 minutes, alors que partout ailleurs, nous n’en avons que 10 ? Vous avez bien compris, la grande région de Québec qui compte un million de québécois vient d’être niveler aux autres stations locales. 10 minutes, 600 secondes, pour résumer 24 heures d’information. Si vous voulez mon avis, c’est une tragédie. Ça devrait faire les nouvelles entre deux feux.

Les coupures de ce réseau qui tombe en ruine touchent 40 travailleurs de toutes les régions du Québec, dont 15 dans la ville du 400e. Je ne sais pas si au total de ces 40 salaires, on réussirait à accoter la mise de 1,1 million de dollars, salaire de Jean-Luc Mongrain, personnalité phare du mouton noir. Il a le droit de remporter tout cette argent, les riches ne me dérangent pas, le Québec aurait avantage à en contenir davantage. Je pense seulement que TQS fait une gaffe en mettant tout ses œufs dans le même panier. Télévision Quatre Saison a existé plusieurs printemps avant que Mongrain soit à l’affiche au bulletin de début de soirée, qui on s’entend, n’est pas aussi couru que ceux de fin de soirée. Ils misent sur leur gros grain de sel, au détriment du Saguenay, du Bas-St-Laurent, de la Côte-Nord et de Québec, là où leurs appuis dans la population ne peuvent que baisser, après ces coupures.

Pourquoi ne pas diviser en 5 ce 1,1 millions de dollars et aller chercher pour 220 000 cinq personnalités de qualités dans cinq régions différentes pour animer un bulletin régional d’une heure avec les mêmes journalistes, en approfondissant un peu plus les sujets et en patchant le reste avec des entrevues ? Un Carl Bernier ou un Éric Arsenault au Saguenay, par exemple. TQS coupe et "montréalise" et fait donc la même chose que TVA, en plus cheap. Ils ne peuvent que perdre la partie.

L'expression « mouton noir » utilisée dans la langue française est une expression familière utilisée pour décrire une personne ayant un comportement différent de celui des autres personnes de sa communauté. L’expression peut être utilisée pour dire que la personne est mise à l’écart mais peut tout aussi bien être utilisée pour parler d’une personne qui ne rentre pas dans la norme. Certains y voient un caractère raciste (à propos de l'adjectif noir) ou xénophobe mais l’expression vient du contraste entre les moutons blancs (normaux) et les moutons noirs (différents). [Wikipedia.org]

jeudi 1 novembre 2007

INTERAC STRIKES BACK

Décidément, ce n’est pas ma semaine de paiement direct. Lundi, je vous racontais ma mésaventure de la nuit de samedi à dimanche alors que Desjardins était en maintenance et que ni moi, ni ma conjointe ne pouvions accéder à notre compte. Si vous avez lu les commentaires, c’est une pratique fréquente et que sortir plus souvent me l’aurait appris il y a longtemps ! Voilà qu’hier, j’étais une fois de plus troublé par ma carte de guichet pour une raison tout à fait différente. Quelque part sur la 20, la semaine dernière, lors d’un de mes nombreux passages aux stations-services (amour à distance oblige), j’ai été victime de clonage de carte.

Plusieurs centaines de mes dollars sont maintenant dans les poches d’un fraudeur qui doit rire dans sa barbe, sans savoir que je work hard for the money, comme le chantait Donna Summer. Le pire dans tout ça, c’est que j’ai eu ce fraudeur devant moi et qu’il m’a peut-être même proposé de prendre « un 6/49 avec ça monsieur ? Le gros lot est de 20 millions ce soir ! » C’est plutôt lui qui a mis la main sur le jackpot. J’avais pas autant de millions dans mon compte, mais quand même assez pour se payer un beau cadeau de Noël, maintenant que les décorations sont disponibles dans un Canadian Tire près de chez vous.

N’ayez aucune inquiétude pour mes finances, Desjardins m’a tout dédommagé. D’ailleurs, je n’ai jamais été aussi bien servi de toute ma vie. Dès que j’ai composé le un huit cents caisses, on m’a appris que ma carte avait été clonée, ils l’avaient détecté bien avant que je m’en aperçoive. Elle avait donc été désactivée. Ensuite, on m’a transféré à ma propre caisse pour commander une nouvelle carte et régler les dommages collatéraux. En effet, étant donné qu’un sale voleur a vidé mon compte vendredi dernier, le paiement de ma belle petite Accent GS 2007 a rebondi, ce qui n’a probablement pas fait sourire la Scotia, banque qui finance mon prêt automobile. L’effet sans provision m’a coûté 40 dollars de plus. En dedans de 2 heures hier, on m’a remboursé ces 40 dollars, le montant exact de la fraude et même les 1 dollars 50 de frais que le voleur avait dû payer en utilisant un guichet ATM, le seul endroit où on peut acheter un billet de 20 dollars, à partir de 1,50, une bonne affaire.

J’ai senti au téléphone avec les différents intervenants de Desjardins qu’ils avaient quelque chose à se faire pardonner, tellement ils ont traité ma demande avec compréhension. C’était comme si j’étais un client échaudé qu’il fallait garder. L’idée de changer de caisse ne s’est jamais présenté dans mon esprit, mais ça ne doit pas toujours être le cas chez les autres membres de la caisse. Hier, je suis retourné faire le plein pour un autre aller-retour vers l’amour, en effectuant une petite enquête sur leur machine Interac, pour m’assurer que ce n’était pas là que j’avais floué. J'aurais trouvé ça dommage, leur politique d'embauche met à notre disponible une jolie pompiste et une caissière canon. Fiou, ils sont non-coupables, leur dispositif est barré et il est impossible pour le commis de placer une pièce entre le clavier et la caisse. La cassière s'est joliment penché pour me le prouver. J'ai donc jugé utile de vous donner certains conseils de sécurité disponibles sur le site de Desjardins :

Comment détecter la fraude par carte de débit ou de crédit?

Au guichet automatique, portez une attention particulière au clavier. Si vous remarquez qu'il est surélevé et que sa forme vous semble nouvelle, n'utilisez pas le guichet car un système de clonage peut y avoir été installé. Signalez-le à votre institution financière.

Lorsque vous effectuez une transaction avec votre carte de débit ou votre carte de crédit chez un marchand, assurez-vous qu'aucun fil suspect ne sort du boîtier. De plus, si un clavier semble avoir été collé sur le dessus ou que le marchand passe votre carte à plusieurs reprises, il se peut que l'on tente de cloner votre carte.

Assurez-vous de toujours garder à l’œil vos cartes de débit et de crédit. Les terminaux de paiement électronique des commerçants doivent toujours être disposés bien en vue.
Une histoire d’horreur pour l’Halloween qui se termine quand même plutôt bien pour moi ! Ça me fait quand même quelque chose de penser qu’un gars, une fille ou pire, une fille moche se promène avec mon argent que j’ai gagné dans une de mes trois jobs.

Documentation:

Desjardins - Clonage de carte

  • ***BONUS AUJOURD'HUI - 2 ARTICLES POUR LE PRIX D'UN - POURSUIVEZ VOTRE LECTURE CI-DESSOUS AVEC KOIVU

Saku Tremblay pour les intimes...

Quel ridicule débat se dispute ces jours-ci entre le clan Maître Bertrand/Queen Marois et le capitaine des Canadiens de Montréal. On lui reproche de ne pas s’exprimer en Français. J’aimerais savoir combien de minutes par année ces hautains personnages passent devant leur téléviseur à écouter le hockey du Canadien. Ils ne s’y intéressent que lorsqu’il est question de trouver une raison de plus d’avoir peur de l’envahisseur. En effet, les Canadiens ne sont plus constitués d’une majorité de petits Québécois. C’est de la faute à qui ? À nous ! Constatez qu’au cours des dernières années, on n’a pas été vraiment gentil avec nos représentant du « nous » chez le CH. Mike Ribeiro, José Théodore, on a quasiment réussi à scraper leur carrière. On a expulsé de Montréal le dernier représentant de la 24e et dernière coupe Stanley remportée en 93, heureusement, il n’a pas d’orgueil, Brisebois est revenu. Les médias ont décimé la souche québécoise du Canadien et donnent aujourd’hui une surexposition aux gens de la classe politique qui attaquent les joueurs qui ont eu le courage de venir jouer au Québec, loin de l’hiver californien.

Saku Koivu n’est pas le pire. Il est capable d’avoir des discussions en Français, ça fait quand même 12 ans qu’il est Finlando-Montréalais. Lorsqu’il visite des enfants à l’hôpital, il parle français. Ses enfants sfréquentent dans une garderie francophone (l’histoire ne dit pas si s’en est une à 7 dollars, parions que non). Sa femme s’exprime dans la langue de Molière. Le seul moment où Saku Koivu refuse de parler en Français, c’est lorsqu’un téteux de journaliste se présente devant lui.

Notre capitaine n’est pas le seul à maîtriser notre langue qui s’abstient devant les journalistes et fake de ne parler que l’anglais. Dès que ça se sait qu’un hockeyeur parle dans des mots français, la meute journalistique majoritairement unilingue se garoche dessus. C’est bien plus facile ! Surveillez ça au prochain passage d’une équipe au Centre Bell. On va recueillir les propos d’un plombier chaudron Québécois au lieu de s’adresser à l’étoile du match qui aura bloqué 45 tirs sur 46 ou scoré 4 fois. On est bien trop fermé. Le pire… c’est que cette pratique existe parce que le public le demande. Souvenez-vous de ma métaphore dans mon article hier. Les culottes mangeables existent, car il y a des mangeurs de culottes.