« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

vendredi 30 novembre 2007

Les femmes ont-elles réellement le choix ?

Je suis le plus heureux des hommes de pouvoir croiser des femmes à mon travail et au bureau de vote lors des élections. Ça ne me rentre pas dans la tête que l’homme ait pu exercer une telle dictature des sexes jusqu’à très récemment dans l’histoire. Une civilisation qui s’est longtemps dit civilisée qui l’est plutôt depuis peu. La bataille des genres qui s’est menée après la guerre et pendant la révolution tranquille au Québec est loin d’être gagnée dans d’autres pays où la femme n’est qu’une moins que rien. Il est quand même vrai de dire que le changement de mandat des femmes dans les 30 dernières années a engendré un grave problème démographique. Jusqu’où avons-nous le droit de soulever cette question, sans recevoir les étiquettes de sexiste et de rétrograde. Aujourd’hui, suite et fin de la série de 3 billets traitant de la place des sexes dans notre société, débutée la semaine dernière avec L’Hominisme (la place des gars dans l’éducation) et Quand l’équilibre menace le gros bon sens (la parité des sexes dans le cabinet de Jean Charest).

Au départ, l’homme était le pourvoyeur et voyait à ce que la famille ne manque de rien. Il travaillait fort physiquement sur tout ce qui entourait la maison et bien sûr son emploi. La femme demeurait davantage à l’intérieur du cercle, s’occupant de tout ce qui touche de près le ménage, dans le sens famille du mot. Le temps a passé et nous avons évolué, la société est maintenant bondée d’êtres humains qui peuvent choisir leur vocation, sans égard à leur sexe. Nous ne devrons jamais rouvrir ces acquis pour les amender.

Le problème aujourd’hui, c’est que nous n’avons plus le choix, à l’inverse. Un couple des classes pauvres à moyennes qui ont un ou plusieurs enfants doivent tous les deux ramener un revenu à la maison pour ne pas vivre dans la misère. Cette réalité est vécue par la majorité des jeunes parents qui sont déchirés entre le rythme de vie effréné de la carrière et la beauté d’élever sa progéniture. Bien des couples ne tiennent pas le coup et laissent à leurs enfants un héritage d’amour brisé. Les garderies et les écoles assurent maintenant en grande partie leur éducation et seulement les bons parents ont les capacités et surtout le temps de leur montrer le reste de la vie qu’on n'apprend pas en classe, le bout le plus important.

Le modèle ne tient plus, mais que devons-nous faire ? Un homme et une femme qui voudraient décider de se séparer les tâches, l’un demeurant à la maison et l’autre allant travailler, pourraient-ils vraiment se permettre de choisir cette option ? J’ai beaucoup critiqué l’interventionnisme de l’état dans divers domaines lors de mes derniers écrits, mais s’il y a une chose qu’il doit préserver dans les priorités et l'accentuer lors des prochains mandats, c’est son rôle dans les natalités. Encore une charge pour l'état providence, d'accord, mais qui d'autre a le pouvoir de le faire ? Ce n'est pas le travail du privé d'encourager la natalité, ce qui serait pas contre souhaitable. On l’a vu, les récents changements du gouvernement libéral de Jean Charest ont fait une différence. Les 2 dernières années sont les plus fécondes des 10 dernières. Un mini baby-boom qui va faire rouvrir dans 5 ans des portes de classes dans les écoles primaire qu’on avait fermé il y a quelques années dans les régions, par manque de clientèle. Ne les démolissons pas tout de suite, on va dans le bon sens, tous les partis lors des dernières élections interprétaient les solutions de façon différente, mais le débat était sur des solutions, ça c’est positif !

Hier, l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique publiait une étude internationale selon laquelle la participation des femmes au marché du travail est meilleure au Québec qu’au reste du Canada grâce au système des garderies à 7 $. On dit aussi que l’ancien projet québécois de congé parental de six mois avec une assurance-salaire plus élevée était davantage favorable au retour au travail des femmes que le congé fédéral actuel d’un an. À l’opposé, je suis persuadé que plus une femme passe de temps avec son bébé naissant après l’accouchement, mieux les deux s’en portent. Par contre, il y a tout ce que j’ai exposé plus tôt, sur la difficulté d’arriver au bout du mois en même temps que tout le monde quand un des conjoints ne travaille pas, qui rentre en ligne de compte. Les Finlandaise et Suédoises disposent de 3 ans de congé maternité payé, mais elle sont moins portées à avoir un emploi.

J’ai rencontré plusieurs nouvelles mères dans la dernière année qui ont fait le même choix que celui de la mienne dans les années 80 qui a sacrifié sa carrière pour sa famille. Je lui serai éternellement reconnaissant. On revient aux sources et l’ère carriériste à tout prix de la femme est peut-être terminée. L’important, c’est de faire en sorte que mesdames aient toujours le droit de choisir entre une carrière et une famille. Un équilibre est-il possible ? À vous la parole...

Documentation :
Les garderies québécoises louangées, Mathieu Perreault, La Presse du vendredi 30 novembre 2007, page A14

4 commentaires:

~LeWISTYLE~ a dit…

J'ajouterai à mon commentaire d'aujourd'hui que la femme sera toujours celle qui va porter et accoucher de bébés, alors comme l'homme ne le pourra jamais.

Philosophiquement, sommes-nous nés pour être inégaux ?

Anonyme a dit…

Rester à la maison ou travailler lorsqu`on désir des enfants cé un choix,moi pour ma part,j`ai travaillé a temps partiel,3 jours semaine.je n`étais pas plus pauvre en bout de ligne, car plus on gagne dargent plus on n`en dépensse,trop de gens vive au dessus de leur salair,trop de gens travail par obligation pour payer la grosse cabane et les gros chars.Qu`on soit homme ou femme ,on n`a tousse le choix de vivre ou survivre.

Anonyme a dit…

J'hesite. Devrait-on penser que c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise... les garderie a 7$.... un espece d'enclos ou un stationne les p'tits le temps que les parents vont travailler... common vennez pas me faire a croire que une intervenante peu s'occuper de 8 kids en meme temps quand certaines mere sont brulees a s'occuper d'un seul....

sexiste ? retrograde ? p-e mais j'ai espoir que la mere de mes enfants resta a la maison pour s'occuper d'eux

Anonyme a dit…

Je crois pas que c'est pas une bonne chose de travailler avec de jeunes enfants à la maison.

Je suis de celles qui pensent qui ont beaucoup perdu. On doit travailler, veiller à l'éducation des enfants, en plus d'être responsable de la maison complète pour certaines. Et je ne parle pas des mères monoparentales...

Ma fille ne veut pas d'enfants, je crois pas que je lui en tienne rigueur...C'est très difficile à concilier travail et vie de famille.