- John Fitzgerald Kennedy
Merci à Margot Lefebvre pour le titre d’aujourd’hui. Ça fait un bout de temps que je voulais écrire sur le vaste sujet de la responsabilité. C’est un article que m’a recommandé ma copine en fin de semaine qui a fait débordé le vaste de mon inspiration vers les pages de ce blogue. Pourtant, ça se trouvait dans un journal que je lis chaque jour, peut-être trop rapidement. Ah je comprends, on a publié l’article le dimanche, le jour où l’on gaspille le plus d’arbre au Québec, avec ces éditions week-end trop volumineuse que pas grand monde est capable de lire au complet avant que la fin de semaine se termine.Il s’agit d’un des égarements de Pierre Légaré, publié dimanche le 14 octobre dernier, ayant pour titre la Solitudarité. Voici ce qu’il nous raconte :
« L'individu a maintenant juste des droits, aucun devoir. Il n'est jamais responsable de ce qui lui arrive, c'est soit la faute du gouvernement, de la société, d'une maladie ou de la température. Et, pour s'en sortir, il ne peut rien par lui-même. »Je ne sais pas s’il est le roi de la quille, un protagoniste de la pétanque ou un champion de dards, mais il a fait un abat, touché le cochon, frappé le bullseye. Il ne croyait pas si bien écrire. Il rejoint une idée qui s’encre récemment dans mon jugement de la société moderne. Les gens sont capables de grandes prouesses pour jeter la responsabilité des situations qu’ils vivent, autant positive que négative, sur un facteur extérieur. Surtout les négatives.
Le docteur Denis Boucher de Global Hémisphère, un des meilleurs collaborateurs de Jean-François Fillion sur XM 172-Radio Pirate, rappelle régulièrement aux personnes ayant une forte taille (les gros) qu’ils sont les uniques coupables de leur mauvaise forme physique. S’en est un qui m’a ouvert les yeux. Après 11 mois de bonnes habitudes de vie, je peux vous confirmer que je n’étais pas gros à cause de mes gros os, ni par mes gènes. Je mangeais mal et ne bougeait pas. Si tu mets trop d’essence dans ton char, il va déborder. Le corps est plus performant que le réservoir de ta voiture, il va prendre de l’expansion. C’est tellement simple que ça semble trop facile.
J'ai pensé à pleins d'observations quand j’ai lu ce texte de Pierre Légaré qui a cité pour exemple la fluorisation de l’eau pour que les enfants de milieu défavorisé qui ne se brosse pas les dents n’ait pas une bouche cariée au lieu de mettre l’accent sur une meilleure éducation d’hygiène dentaire auprès de cette population qui ne paie pas chez le dentiste (même pas de petit ticket modérateur). Mon exemple est celui du restaurant de junk food qui s’installe devant une école. On le blâme. C’est lui le responsable des mauvaises habitudes alimentaires de nos jeunes. Au lieu de se battre pour enseigner aux jeunes les conséquences d’une mauvaise alimentation et faire la promotion d’une alimentation saine en offrant cette alternative dans les cafétérias, on se bat pour que le restaurant déménage loin de l’école et on enlève la malbouffe de la cafétéria. Résultat ? On négativise la prise de bons aliments, comme si c’était une punition et on les catapulte au McDo après les cours. Pas grave, si ce n’est pas mangé dans les murs de notre école ou en face de celle-ci, ce n’est pas de notre faute.
Parlons-en, des étudiants. Ils commencent très jeune à jeter le blâme à quelqu’un d’autre. J’ai passé une partie de la fin de semaine à corriger avec mon enseignante de blonde les copies d’examen de ses clients de secondaire 4. La qualité de leur française est exécrable (ils auraient écrit « ex & crabe ») et leur calligraphie rend difficile la correction de leur copie. J’aurais eu honte de recevoir sur ma table en classe une note comme celle-ci. J’avais de la peine pour eux. Finalement, selon ces étudiants, c’était de la faute aux questions pas claires de l’examen, au fait qu’ils n’avaient pas vu la matière, que c’était trop difficile, patati patata. L’échec ne vient surtout pas d’un manque constant d’études.
On donne au suivant. Même lorsqu’on réalise quelque chose de bien, il faut être modeste au risque d’avoir l’air trop fier. Il faut se cacher de faire de l’argent en réussissant en affaires, c’est mal perçu. Il faut féliciter nos coéquipiers même si on a marqué 3 buts, bloqué 15 tirs et ajouté 4 passes en plus de décrocher la première étoile, de peur de passer pour une grosse tête. J’ai gagné les élections (ou je les ai perdues), c’est de la faute aux médias, à Pierre, à Jean, à Jacques, etc. Qu’en est-il du mérite, allez-vous me le dire ?
Pierre Légaré conclut son article d’une amusante façon :
« Et si vous n'aimez pas ce que vous venez de lire, ne m'engueulez pas, c'est la faute de mon clavier. Payez-m'en un autre. »Moi, en terminant, je vais mettre la faute de mon argumentation, si elle vous choque, sur le fait que je dormais. Ce n’est pas moi qui conduisait mon blogue ce matin, blâmez le chauffeur.
Documentation:
Solitudarité - Pierre Légaré, La Presse, dimanche le 14 octobre 2007
C’est la faute au Bossa-Nova - Margot Lefebvre
Docteur Denis Boucher de Global Hémisphère


13 commentaires:
C'est évident que les gens ne se responsabilisent plus. Le plus drôle dans tout cela, c'est qu'on se plaint à la fois que c'est de la faute de l'État et que l'État est trop présent.
L'autre jour à l'émission de François Paradis je crois, une dame parlait contre les publicités de crédit. En gros, ce qu'elle disait, c'est que le crédit était devenu tellement publicisé et accessible que les gens se mettaient dans le trouble avec cela.
Un moment donné, justement, il faut savoir s'administrer, gérer sa vie et mettre ses priorités aux bonnes places. J'ai longtemps défendu la pauvreté et c'est depuis que je vois ces gens que j'ai moins envie de les défendre. Ils font des choix qui ne sont pas les bons et ils doivent les assumer.
Il y a certes des gens qui ont besoin de protection, mais ils sont sans doute beaucoup moins à plaindre que ce je croyais au départ.
Je ne suis pas devenu un grand drettiste, mais je suis pour de meilleurs choix des individus et qu'ils apprennent à se gérer eux-mêmes. D'un autre côté, notre société qui réclame sa liberté contre un État qu'on dit trop interventionniste n'est pas capable de l'utiliser à bon escient.
Plus l'État infantilisera ses citoyens, plus ceux-ci se déresponsabiliseront. On le voit constamment dans une foule de dossiers: les garderies, les centres de soins de longue durée, les limites de vitesse, les lois sur l'eau, le tabac, les heures d'ouvertures, etc. C'est typique d'un État qui intervient souvent et partout.
Maintenant, tentez de vivre.
Je pense que l'état a un rôle ingrat, soit celui de protéger la population présente et à venir mais en lui imposant le moins de limites possibles.
Si on prend l'assurance maladie, c'est très bien que l'état s'arrange avec ça, mais tant qu'il le fera, il doit imposer des règles préventives qui réduiront sa charge (limites de vitesse, port du casque en moto, inspection des aliments, etc). C'est une balance et j'ai l'impression que peu importe où on va se situer, il va y avoir du monde qui vont chialer.
À DaGg
Je ne suis pas vraiment d'accord avec toi à ce sujet. Je crois que la prévention est toujours prônée en premier lieu et les gens ne comprennent pas, alors il faut passer des lois et les gens chialent.
Combien de personnes recyclaient avant que ça ne devienne obligatoire ? Depuis quelques années, on parle des la pollution inutile causée par les sacs de plastique. Combien de Québécois ne font pas le strict minimum, c'est à dire au moins les réutiliser plusieurs fois avant de les mettre au recyclage ou, pire encore, à la poubelle ?
On parle du rôle des transports dans le réchauffement climatique. Or, c'est effrayant de voir le nombre de Québécois laisser tourner leur moteur plusieurs minutes inutilement pendant qu'ils font leurs courses.
Les gens ne sont pas responsables par nature et l'État se retrouve presque chaque fois obligé d'agir et d'imposer les lois afin de stabiliser une situation problématique.
Que voulez vous,cé plus facile mettre la faute sur les autres,que de s`assumer...et le monde se trouve winer...mon oeil
On vit ds un monde de perfectioniste,eye on peut meme pas faire d`erreurs ...voyonc...on drill déja nos jeunes ds les écoles à marcher sans déranger....apres on capote car il se rebelle...moi je dit à tout ses saint qui se croit superieur et qui ne font j`amais d`erreur,qu`il serai temps qu`il respire par le nez...
Vivre et laisser vivre,et s`assumer na j`amais fait mourire personne.
Tres bon blog chèr blogeux....gogogogo,je met un lien sur ma page
A plus
Bay... Bobinette
don't make me started buddy :)
Bonne chance de faire comprendre à ceux que ca concere. Y tombent sur la défensive tout de suite. Ou le prennent comme une attaque personnelle, C'est jamais eux les irresponsable. nenon . c'est les autres: Les féministes, les homosexuels, les immigrants, le monde de plateau, les vieux partis, et tous les autres bouc émissaires
Fort intéressant
Have fun
À Cariboux...
Il y a certainement un moment où tout cela a commencé, pour qu'aujourd'hui, la population via les médias ou les médias via la population exerce de la pression aux gouvernement pour qu'ils bougent ...
À Louis-Philippe...
C'est que il y a souvent des divergences d'opinions et de responsabilités dans la société qui font que certains groupes de pression vont exiger des gestes concrets de la part du gouvernement.
On peut retrouver le même exemple non plus au plan individuel, mais aussi collectif. Je lisais dernièrement que le président français songeait à une taxe imposée aux pays qui ne feraient pas d'efforts pour respecter le protocole de Kyoto. Si cette taxe était appliquée à l'ensemble de l'Union européen, - j'espère qu'elle le sera- des pays comme le Canada et les États-Unis verraient leurs exporations taxées en sol européen. De cette manière, ça créerait plus de justice pour les pays qui font des efforts et prennent des mesures nécessaires dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Et oui c'est toujours la faute
à l'autre .C'est la facilite , la consommation, qui fait que le monde
ne s'assume plus.
On attend de se faire prendre la main par une reglementation, on attend toujours le petit livre d'instruction
Le monde ne se sent plus responsable de sa conduite, de ses enfants c'est la faute à ...
Ce serait le grand temps de faire un 360 , reflechir et se responsabiliser
Ça fait des années que je chiale contre la déresponsabilisation du citoyen et notre bon gouvernement du Québec qui prend une dangereuse tangeante communiste en voulant tout régir dans nos vies.
Écoutez les nouvelles à TVA, leurs journalistes sont formidables pour faire de petits bijoux de reportages pour victimiser « le pauvre monde », véhiculant que la faute appartient toujours aux autres.
« Ç'pas d'ma faute si chu épais, c'est à cause de la société. »
Misère...
Même quand « c'est la faute du gouvernement », il faut se dire que c'est NOTRE faute de les avoir mis au pouvoir.
ACTION -> RÉACTION : RESPONSABILITÉ.
À Bespin...
La déresponsabilisation est le fruit de la montée de l'individualisme, engendré par la société d'extrême consommation.
Je veux tout, tout de suite, sans effort, sans problème, sans tracas, donc, ce n'est pas de ma faute!
Au Valdorien...
Ça serait trop facile. La déresponsabilisation, nous en sommes témoins régulièrement et comme je le soulignais sur un autre fils, c’est majoritairement depuis les années fin 70 que ça débuté.
C’est aux parents, à la maison que doit débuter la responsabilisation. Un droit égale une responsabilité !! Tu as le droit de …… tu es responsable de …..
Vous parlez de déresponsabilisation... mais par rapport à quoi ? à quelle époque ?
avous-nous déjà été responsable ? si oui, quand ?
tu parle d'avant les années 70 ? ah bon, un gars aussi cultivé et écouteur de radio poubelle comme toi dois surement connaitre l'histoire du québec pas mal bien, la sociologie et tout ça quoi.
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