Une étude de l’Université de Montréal nous apprend aujourd’hui ce qu’on savait déjà. Les jeunes et la politique, ça fait deux. Une génération qui tarde à s’intéresser aux journaux qui iront voter tout croche ou n’iront pas, deux options dangereuses pour tout ce qui se rapproche de la démocratie. 41 %, c’est la moyenne obtenue par les jeunes québécois de 15 à 25 ans lorsqu’on leur a posé 7 questions élémentaires sur la politique fédérale, dont le nombre maximal d’années pouvant séparer deux élections canadiennes (3, 4, 5, 6 ou autre ?).
Échouant cette dernière question, cette portion de la jeunesse ne s’indignerait donc pas de voir que son Gouvernement ne le consulte plus après 7, 8 ans au pouvoir. Pitoyable dites-vous ? On dit souvent qu’après une tragédie nationale, comme un génocide, ça peut prendre jusqu’à 2 ou 3 et même 4 générations avant que les plaies ne soient plus suintantes. La génération Y, la mienne, est peut-être trop éloignée de l’absence de démocratie, ne sent plus le besoin de la réclamer. S’acquitter de son droit de vote n’a jamais été aussi difficile, le taux de participation aux élections m’aurait fait pleuré si ça avait été mon mariage. Tant de faire-parts, si peu de réponses. Est-ce peut-être la faute des politiciens qui nous désintéresse par leur manque de fraîcheur, même les nouveaux à l’opposition qui déçoivent. Observer Jean Charest arracher avec ses dents la jarretelle du lys, j’avoue qu’il y a peu d’élégance.
J’ai deux questions philosophiques par rapport au résultat de cette étude prouvant que la politique est méconnue par nos jeunes québécois. Commençons par la première.
Est-il de l’intérêt d’un gouvernement au pouvoir que de vouloir éduquer sa population ?
Sur le coup, vous avez dû répondre oui, tout comme je l’aurais fait. Ce matin, voyons la question sous un autre angle. Un parti comme celui de Stephen Harper, très habile pour se sortir des terrains glissants et respectant ses promesses électorales, se donnant un bon bilan pour devenir majoritaire aux prochaines élections, veut-il tant que ça améliorer les connaissances de ses électeurs par rapport à la politique fédérale ? Dans la situation actuelle, il a le plus grand nombre de députés aux communes et mène dans les sondages. Et si tout le monde savait, la situation serait-elle identique ? L’exemple de Harper, c’est parce qu’il est actuellement à la tête du pays, mais il est bon aussi pour les anciens leaders du Parti Libéral. Quand leurs intérêts contrôlent le pays, ont-ils avantage à faire un changement dans la population qui pourrait les envoyer dans l’opposition ? C’est la même chose lorsqu’on parle de la réforme du mode de scrutin vers les proportionnelles. Qui aura le courage de le faire ? Ce sera toujours un risque pour le gouvernement en place, qui aura toujours le choix de le prendre ou non. Autre question.
Est-ce que d’être distincts nous rend inculte en la matière ?
L’éducation étant de juridiction provinciale, il est à Québec le pouvoir d’enseigner la politique. La politique provinciale, municipale, fédérale, internationale et lorsque ce sera approprié, interplanétaire ! Le constat de cette étude, c’est qu’on a pas assez montré cette politique canadienne à nos jeunes québécois. Vous me direz que c’est encore pire quand on compare la moyenne québécoise de 41 % à celle du Canada tout entier à 37 %. Vous avez raison. Mais tant qu’à être distinct, ne nous contentons pas de faire mieux à 4%, à deux pieds dans la marge d’erreur. On a intérêt à enseigner l’actualité très tôt dans les écoles. L’habitude de mettre le nez dans le journal doit être prise au primaire. Aux dernières nouvelles, la moitié de nos impôts se rendait toujours en courrier express au 24, Sussex drive.
Documentation :
Ignorante jeunesse, Jean-Philippe Pineault, le Journal de Montréal, page 7
mardi 11 décembre 2007
La démocratie en danger
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jeudi 6 décembre 2007
Fustigeons le CH !
Le Canadiens de Montréal est à la LNH ce qu’une écurie de second plan est à la Formule 1. Ce sport automobile oblige les pilotes à garder le même niveau d’essence dans le réservoir à la fin des qualifications jusqu’au début de la course. Certaines équipes avec un moteur inférieur sous le capot prennent régulièrement le paris le faire ses tours de qualification avec peu de carburant, leur monoplace est plus légère et obtient de meilleurs temps. En contrepartie, après un début de grand prix fulgurant, elles doivent rentrer rapidement aux puits. Une stratégie qui remet les voitures à la position naturelle qu’elles devaient obtenir au départ.
Si le mois d’octobre était un gros tournoi qui se clôturerait avec la Stanley pour l’Halloween, Saku Koivu aurait levé plus de coupes que Jean Béliveau. Est-ce le physique, le cœur ou l’union européenne qui cause problème ? C’est peut-être dans l’eau de la ville, car peu importe quel bon joueur se greffe à la formation, sa production offensive est divisée par 4. En échangeant les 20 joueurs de l’équipe contre les 20 des Red Wings de Detroit, on se battrait encore pour les séries. Guy Carbonneau ira un jour rejoindre le groupe des entraîneurs qui ont payé de leur emploi pour les insuccès des pas de cœur de la Sainte-Flanelle. Par contre, en attendant, on ne peut pas dire qu’il s’aide.
La chaise musicale du premier trio devient complètement absurde. Après Tom Kostopoulos, Guillaume Latendresse et Mark Streit, c’est Bryan Smolinski qui s’est assis sur la chaise vacante aux côtés de Saku Koivu et Chris Higgins lorsque la musique s’est arrêtée. Le vrai premier trio du CH, c’est le deuxième. Tomáš Plekanec, Alexei Kovalev et Andrei Kostitsyn devraient hériter de ce titre, pour cesser cette honte qui tapisse la une des journaux 3 jours par semaine.
Guy Lafleur a exagéré en accusant le tricolore de contenir 4 quatrièmes trios, mais des troisièmes, on en a de trop, ça c’est évident. Saku Koivu est un excellent petit joueur de hockey qui a connu de bons moments l’an dernier et au début de la présente saison, mais qu’est-ce qui nous oblige à le garder sans cesse sur le premier trio, peu importe dans quel sens tourne le vent. Depuis des années, on a toujours peur de le faire écoper. Tellement qu’il deviendra à la fin de sa carrière le plus grand capitaine de l’histoire montréalaise, sans même avoir conduit son équipe en finale d’association. Si Jean Béliveau était mort, il se retournerait dans sa tombe. Étant toujours vivant c’est dans ses couvertures qu’il doit le faire.
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mercredi 5 décembre 2007
Petit clin d'oeil...
Quelle est la devise du CH ?
Les Canadiens ne gagnent plus. Pour les consoler, Bob Gainey pourrait accepter leur demande d’il y a un mois. Celle de les payer en dollars canadien.
Ils n’en parlent plus trop, les joueurs, depuis que le huard a repris sa place sous le US.
Il faudrait leur créer une monnaie spécifique, en allongeant les deux pattes verticales du H sur le logo. Ça ferait fureur au Canal Argent.
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Le confessionnal des urgentologues
J’ai été déçu hier par un de mes meilleurs ministres du gouvernement libéral. Celui de la justice, Jacques Dupuis, qui a fermé la porte au nez du Dre Catherine De Montigny, une urgentologue qui en a assez de voir des récidivistes d’alcool au volant venir se faire soigner dans le secret après leurs accidents qui ont passé au travers du filtre policier.
Pour M. Dupuis, il est inconcevable qu’un médecin viole le secret professionnel auquel il est attaché. Pourtant, lorsque tu arrives à l’urgence avec une balle dans le corps, une enquête est immédiatement lancée et le dossier est remis aux autorités. Même chose pour un cas d’inceste ou de menace de mort. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’alcool au volant ?
Avec tout ce qu’on sait aujourd’hui, prendre sa voiture entre deux hic, c’est grave. Si la justice au Québec se décidait à voir la conduite en état d’ébriété en tant que tentative de coups et blessures ou pire tentative de meurtre, madame l’urgentologue n’aurait pas à faire la leçon au ministre. À quel prix doit-on respecter le secret professionnel devant un gros salaud qui roule de gauche à droite de la rue, en quête d’un enfant en bicyclette à faucher ? Doit-il s’en sortir si c’est un poteau qu’il frappe au lieu d’une mère enceinte et qu’il se rend par lui-même à l’hôpital… en voiture ?
L’argument qu’on m’a mentionné dans le camp de ceux qui cherchent toujours à tourner la médaille comme si rien était blanc, ni noir, dans la vie, c’est que ces criminels refuseraient d’aller se faire soigner après leur accident. Qu’ils meurent au bout de leur sang, je préfère prendre le risque qu’ils aient peur de se faire dénoncer en rentrant à l’urgence qu’ils le fassent, se fasse soigner et retournent dans le bar noyer leur peine avant de reprendre le volant et là… tuer quelqu’un.
Dans l’équation de la justice, il y aura toujours quelqu’un de désavantagé, peu importe de quel côté on regarde la chose. J’aimerais bien qu’on s’arrange pour que ce soit toujours celui qui enfreint la loi paie.
Documentation:
Le ministre Dupuis rejette la levée du secret professionnel , Cyberpresse
Alcool au volant : Une urgentologue dénonce les récidivistes , Matinternet
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mardi 4 décembre 2007
Menace sur 10 roues
Quel foudroyant début d’hiver, remettant en question tout ce qu’on nous dit sur le réchauffement climatique. L’an dernier, à pareil date, il n’y avait pas encore de neige. Les polémistes de l’environnement étaient beaucoup moins effacés que cette année. Coïncidence ? Enfin, ce n’est pas le sujet de mon blogue aujourd’hui, qui a pris congé hier pour la tempête. Une bordée de neige qui m’aura fait traverser l’hiver en 4 heures du point A Longueuil au point B Victoriaville, trajet habituellement franchit en 90 minutes. À 4 heures du matin, il n’y a pas un chat sur la 20. Il n’y a que des éléphants.
Qu’il fasse froid, chaud, pluvieux, dégagé, enneigé, les fardiers dominent la voie de droite des autoroutes pour livrer leurs précieux chargements vers les régions, surtout la nuit. Ces camionneurs se sont fait récemment annoncé que leur vitesse maximal serait baissée à 105 kilomètres à l’heure. Si vous voulez mon avis, leur vitesse ne m’intéresse pas, tant que ceux-ci demeurent dans la voie droite. C’est là qu’ils sont moins dangereux, et comme nous n’avons pas d’autoroute alternative au Québec, qui pourrait être payante, mais plus rapide, nous devons les endurer sur notre chemin et c’est tout à fait normal.
Pour écouter régulièrement des émissions dédiées aux gars de truck sur la radio satellite, j’ai un grand respect pour leur métier. Je ne veux pas passer pour un de ceux qui critiquent leur présence sur la route lors de mes déplacements. Leur mal est nécessaire. Si je me questionnais sur mon avenir et que l’idée de faire carrière en radio ne m’intéressait plus, le camionnage pourrait être mon choix. Découvrir le bout de toutes les autoroutes de l’Amérique du Nord, être oublié 5 jours en Californie entre 2 livraisons, écouter de la musique à journée longue, parler au C.B. (et recevoir une réponse, WOW!), c’est clair que le job m’attire.
Leur vitesse à 110 ou 115 ne m’a jamais fait peur. Si un règlement devrait être instauré, c’est celui de les garder dans la voie de droite, ils sont bien là. Hier, je roulais sur l’autoroute 20. La seule voie déneigée en était une fictive, en plein milieu de la gauche et la droite, vous voyez le portrait ? 80 km/h était la vitesse sécuritaire à respecter, ce que la plupart de mes collègues automobilistes, sauf les plus pressés qui se croyaient en motoneige, semblaient adopter. Ça se compliquait quand on se mettait à suivre un camion, où la visibilité devenait complètement nulle. Seuls les lumières arrières de la remorque me rappelaient que j’étais encore sur la 20 et non dans un champ de maïs longeant l’autoroute.
La gentillesse sera de mise ce matin, ma proposition ne sera pas de retirer ces véhicules lourds des routes en cas de tempête, ce qui m’a quand même traversé l’esprit, en voyant l’attitude empoisonnée de certains de leurs conducteurs, sans compter le nombre de ceux-ci que j’ai vu immobilisés dans des positions dangereuses. J'ai suivi pendant des kilomètres à faible vitesse des 10 roues qui envoyaient plus de neige dans mon pare-brise que la tempête ne l’aurait fait, le tout sans risquer de dépassement aussi risqués pour moi que pour le gars dans la cabine. Ça ne m'a pas été rendu, j’ai faillit me faire sortir de la route par un gros camion qui voulait me dépasser par la gauche. Es-tu malade ? Il n’y a même pas de voie de gauche ! N’entendant pas rire, ni accepter que j’adapte ma conduite aux conditions critiques hivernales, il accélérait dans mon rétroviseur, menaçant de me tasser, au pire. Je n’ai pas eu le choix de faire un mouvement vers la droite très enneigée, sans avoir le temps de faire un changement de trajectoire progressif pour éviter de déraper. J’ai glissé, un peu, j’ai gueulé de peur dans mon auto tout en tenant bien mon volant pendant qu’il me dépassait. Ma Hyundai a même faillit revenir contre ses roues dans la manœuvre.
Finalement, il l’a eu sa première position, éphémère bien sûr, jusqu’à ce qu’il arrive derrière un véhicule dont le conducteur adoptait comme moi, une conduite de tempête. J’espère au moins que les poires ou les bananes qu’il devait transporter étaient bonnes et que mon sacrifice aura permis à des clients d’une épicerie de les manger quelques secondes plus tôt.
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Ma colère !
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vendredi 30 novembre 2007
Les femmes ont-elles réellement le choix ?
Je suis le plus heureux des hommes de pouvoir croiser des femmes à mon travail et au bureau de vote lors des élections. Ça ne me rentre pas dans la tête que l’homme ait pu exercer une telle dictature des sexes jusqu’à très récemment dans l’histoire. Une civilisation qui s’est longtemps dit civilisée qui l’est plutôt depuis peu. La bataille des genres qui s’est menée après la guerre et pendant la révolution tranquille au Québec est loin d’être gagnée dans d’autres pays où la femme n’est qu’une moins que rien. Il est quand même vrai de dire que le changement de mandat des femmes dans les 30 dernières années a engendré un grave problème démographique. Jusqu’où avons-nous le droit de soulever cette question, sans recevoir les étiquettes de sexiste et de rétrograde. Aujourd’hui, suite et fin de la série de 3 billets traitant de la place des sexes dans notre société, débutée la semaine dernière avec L’Hominisme (la place des gars dans l’éducation) et Quand l’équilibre menace le gros bon sens (la parité des sexes dans le cabinet de Jean Charest).
Au départ, l’homme était le pourvoyeur et voyait à ce que la famille ne manque de rien. Il travaillait fort physiquement sur tout ce qui entourait la maison et bien sûr son emploi. La femme demeurait davantage à l’intérieur du cercle, s’occupant de tout ce qui touche de près le ménage, dans le sens famille du mot. Le temps a passé et nous avons évolué, la société est maintenant bondée d’êtres humains qui peuvent choisir leur vocation, sans égard à leur sexe. Nous ne devrons jamais rouvrir ces acquis pour les amender.
Le problème aujourd’hui, c’est que nous n’avons plus le choix, à l’inverse. Un couple des classes pauvres à moyennes qui ont un ou plusieurs enfants doivent tous les deux ramener un revenu à la maison pour ne pas vivre dans la misère. Cette réalité est vécue par la majorité des jeunes parents qui sont déchirés entre le rythme de vie effréné de la carrière et la beauté d’élever sa progéniture. Bien des couples ne tiennent pas le coup et laissent à leurs enfants un héritage d’amour brisé. Les garderies et les écoles assurent maintenant en grande partie leur éducation et seulement les bons parents ont les capacités et surtout le temps de leur montrer le reste de la vie qu’on n'apprend pas en classe, le bout le plus important.
Le modèle ne tient plus, mais que devons-nous faire ? Un homme et une femme qui voudraient décider de se séparer les tâches, l’un demeurant à la maison et l’autre allant travailler, pourraient-ils vraiment se permettre de choisir cette option ? J’ai beaucoup critiqué l’interventionnisme de l’état dans divers domaines lors de mes derniers écrits, mais s’il y a une chose qu’il doit préserver dans les priorités et l'accentuer lors des prochains mandats, c’est son rôle dans les natalités. Encore une charge pour l'état providence, d'accord, mais qui d'autre a le pouvoir de le faire ? Ce n'est pas le travail du privé d'encourager la natalité, ce qui serait pas contre souhaitable. On l’a vu, les récents changements du gouvernement libéral de Jean Charest ont fait une différence. Les 2 dernières années sont les plus fécondes des 10 dernières. Un mini baby-boom qui va faire rouvrir dans 5 ans des portes de classes dans les écoles primaire qu’on avait fermé il y a quelques années dans les régions, par manque de clientèle. Ne les démolissons pas tout de suite, on va dans le bon sens, tous les partis lors des dernières élections interprétaient les solutions de façon différente, mais le débat était sur des solutions, ça c’est positif !
Hier, l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique publiait une étude internationale selon laquelle la participation des femmes au marché du travail est meilleure au Québec qu’au reste du Canada grâce au système des garderies à 7 $. On dit aussi que l’ancien projet québécois de congé parental de six mois avec une assurance-salaire plus élevée était davantage favorable au retour au travail des femmes que le congé fédéral actuel d’un an. À l’opposé, je suis persuadé que plus une femme passe de temps avec son bébé naissant après l’accouchement, mieux les deux s’en portent. Par contre, il y a tout ce que j’ai exposé plus tôt, sur la difficulté d’arriver au bout du mois en même temps que tout le monde quand un des conjoints ne travaille pas, qui rentre en ligne de compte. Les Finlandaise et Suédoises disposent de 3 ans de congé maternité payé, mais elle sont moins portées à avoir un emploi.
J’ai rencontré plusieurs nouvelles mères dans la dernière année qui ont fait le même choix que celui de la mienne dans les années 80 qui a sacrifié sa carrière pour sa famille. Je lui serai éternellement reconnaissant. On revient aux sources et l’ère carriériste à tout prix de la femme est peut-être terminée. L’important, c’est de faire en sorte que mesdames aient toujours le droit de choisir entre une carrière et une famille. Un équilibre est-il possible ? À vous la parole...
Documentation :
Les garderies québécoises louangées, Mathieu Perreault, La Presse du vendredi 30 novembre 2007, page A14
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jeudi 29 novembre 2007
L’ÉTAT financé par le VICE
Un malaise viscéral circule dans les veines principales qui acheminent de l’argent dans les coffres québécois. Plusieurs des grandes sources de financement du Gouvernement se situent dans les vices de ses contribuables. Que ce soit le jeu qui fait perdre la tête, l’alcool qui brise des familles, la cigarette noircissant les poumons ou l’essence qui consume l’atmosphère, la seconde conséquence direct est également la collecte cachée d’impôts par l’un ou l’autre des paliers gouvernementaux. Ça remet en question les réelles intentions des élus par rapport à l’invitation à la modération de consommation de ce qui tue, dérange ou perturbe.
Quelqu’un tombé parmi les flocons de la dernière bordée de neige au Québec serait stupéfait de se rendre compte qu’on maintient en circulation le plus grand tueur au pays, en vente derrière les comptoirs du Couche-Tard au coin de sa rue. Il aurait du mal à comprendre qu’on sensibilise les gens à faire attention au jeu tout en leur offrant 6 pouces plus bas l’occasion de se refaire. Il se mordrait les doigts d’être tombé de ce côté de la rivière Outaouais, réalisant qu’il paie 3 fois trop cher pour son Cabernet Sauvignon. L’état fait les règles, l’état sensibilise et il ramasse l’argent de ceux qui ne sont pas touchés par cette touchés par cette sensibilisation.
Voici une affirmation complètement révolue et fausse : la moitié de notre salaire est perçue en impôt. C’est bien plus que ça ! Je suis certain qu’ils finissent par ramasser le 3 quarts de ce qu’on gagne à se la suer. Après la journée de travail, on passe à la pompe pour un 40 litres d’essence, une bouteille de mauvais rouge de dépanneur puis un gratteux avec ça. La facture vient d’en prendre pour son rhume, s’ajoutant à toute les déductions sur le talon de paie qu’une majorité de Québécois ne comprend pas selon un récent sondage. L’état est partout.
La vitesse sur nos autoroutes limitée à 100 km/h, mais impunie jusqu’à 120, c’est une aberration. On tolère une désobéissance et lorsqu’on le fait, ça n’a pas de limite. Les conducteurs ne se sentent pas en danger d’infraction à 20 au dessus de la limite, que ce soit 50, 70 ou 100 inscrit sur le panneau. Ils prennent donc plus de chances en roulant à 30 et même 40 kilomètres à l’heure supérieur à ce qui est indiqué. Si nous étions sérieux dans le besoin de limiter la vitesse, on mettrait sur le panneau la vitesse réelle tolérée, soit 120, et dès 125 on allumerait les gyrophares. Pourquoi pas 121 ? Les odomètres sont trop imprécis.
J’ai parfois l’impression qu’on ne souhaite pas trop enrayer définitivement les problèmes, parce qu’ils sont rentables. On se donne bonne image et bonne conscience en écrivant des lois et avec l’autre main, on ramasse la valise remplie d’argent. L’appat du gain électoral est trop fort pour soigner vraiment ce qui saigne. On interdit la cigarette dans les lieux publics, on augmente les taxes de vente de ce nocif produit et laissons les consommateurs emboucanner toutes les portes. La quantité totale de fumée secondaire que tu aurais respiré sans réglementation dans l’établissement, tu la gobes en concentré en passant la porte du hall d’entrée.
L’état est omniprésent, il se nourrit dans le vice et dans plein d’autres domaines qui jurent avec le décor politique. Le sirop d’érable, le lait, la caisse de bière et même les droits à l’éducation passent par le goulot gouvernemental qui fixe les prix selon son humeur. En réduisant l’intervention dans tous ces secteurs, laissant la libre concurrence exercer son effet bénéfique, on en aurait moins large à gérer et la machine coûterait moins chère à faire rouler. En plus, ces emprunts au communisme vident la province de ses cerveaux, de sa main d’œuvre bilingue et de ses gros portefeuilles qui pourraient apporter à l’économie ce qu’elle a besoin pour se redresser et au bout de la ligne combler le manque à gagner en impôts. Ce qu’on garde, ce sont ceux qui n’ont pas la bonne idée, celle de déguerpir au lieu d’accepter de se faire frauder légalement à en avoir mal au postérieur. Une clientèle à peine unilingue née pour se faire exploiter.
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mercredi 28 novembre 2007
Les jobs en radio en voie d’extinction
Quel beau métier. Des fois je me dis que si seulement il n’y avait pas autant d’argent à faire dans le domaine, on pourrait continuer d’avoir du plaisir. Ce n’est plus drôle du tout, ce que les nouveaux propriétaires d’ondes peuvent trouver pour garder la barre dans le vert et l’éloigner le plus possible du rouge. Depuis plusieurs années, une guerre à sens unique se mène entre les vedettes du jet set québécois contre les animateurs de formation en radio. Sur un ton ironique, un vieux de la vieille radiophonique, dont l’emploi est actuellement menacé, me disait hier qu’un cours à l’École Nationale de l’Humour était l’orientation d’études à prendre pour avoir une carrière longue et fructueuse devant le micro. J’ai le goût de le croire.
Aux nominations des dernières années s’ajoute celle de Lise Dion qui animera maintenant l’émission du midi, pour concurrencer les « gens de radio » sur les autres chaînes pendant ces 4 quarts d’heures cruciaux : Véronique Cloutier à Rythme FM, Éric Salvail à Énergie et François Morency à CKOI. Pendant ce temps, on enlève le boulot d’un vrai gars de radio, Éric Arson, qui animait Pop Musique depuis le départ de Joselito Michaud, un rare gain des artisans du micro versus les vedettes. Ça ramenait en même temps à l’époque la musique pendant la période du dîner, soit la vraie mission du format RockDétente qui a fait son succès avant l’acquisition par Astral Média. Nous entendrons bientôt le dernier « Kenavo Avechal », expression qui terminent toutes les émissions de M. Arson, signifiant au revoir et à la prochaine, en hommage à la langue bretonne de son paternel.
C’est dommage pour ceux qui aiment RockDétente pour la musique, c’est triste pour Éric Arson et c’est catastrophique pour les régions. Cette heure du midi avait dernièrement été redonné aux stations locales partout au Québec pour faire passer la pilule de l’émission du retour diffusée en direct des studios de la rue Papineau à Montréal partout dans le réseau. Lise Dion le midi sera trop grosse pour Montréal, on va la mettre partout ! Rimouski, Saguenay, Trois-Rivière, Sherbrooke, mangez-en des beignes ! Selon des sources bien internes dont je garderai l’anonymat, les animateurs du midi de la province l’ont appris via les journaux. Un petit embargo n’a pas été respecté, mais le plus grand manque de respect, il est venu de la compagnie elle-même. D’accord, une décision administrative, mais les gens de radio aussi ont une femme et des enfants et mérite mieux qu’une page 67 du Journal de Montréal avec la grosse face de Lise pour leur apprendre le proche avenir dans leurs finances. Parlant de la page 67, dire que c’est comme ça que les animateurs du réseau ont appris que leur service dans cette plage horaire n’étaient plus requis.
Plusieurs stations du FM à Montréal ont opté pour des gros noms hors radio dans les dernières années, mais je dois donner la Coupe Starlette à RockDétente. On se réveille avec les talentueux naturels André Robitaille et… Marina Orsini, on poursuit l’avant-midi avec Élyse Marquis. Lise Dion nous parlera maintenant le midi… pendant qu’on mange. Élyse Marquis (pré-tape) reviens pour le PM. Le retour à la maison se fait avec Râteau Anctil et Dominique Bertrand et grand soupir de soulagement à 20h, heure du jour qu’on doit attendre pour écouter une femme de radio, Annie Lessard. Pourquoi ne pas mettre un René Simard ou un Normand Brathwaite en fin de soirée sur le réseau RockDétente pour boucler la boucle ? Et Rachid Badouri la nuit ! Oui Oui !
Le showbusiness québécois est trop gros pour la petite population qui habite le territoire de la province. Le snobisme envers le Canada anglais certainement entraîné par l’incapacité de s’exprimer en anglais emprisonne toutes ces vedettes de la télévision de notre côté de la rivière Outaouais. Le résultat ? Le vase de la télévision déborde sur les autres médias, comme la radio. Je terminerai avec une phrase régulièrement entendue dans mon milieu qui nous dit ceci :« Partout ailleurs, on est une star si on fait de la radio. À Montréal, il faut être une star pour en faire. »
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mardi 27 novembre 2007
Mettre le suicide à l'index
Jérome, Jean-Olivier, Marie-Lou, voici des noms de personnes que j’ai fréquenté à l’école secondaire qui aujourd’hui ne sont plus là, dû à leur ultime décision. Je pourrais nommer plusieurs autres noms de jeunes qui vivent toujours, mais qui ont essayé d’aller aussi loin que les trois noms énumérés au début, dont une de mes meilleurs amies du secondaire qui par chance, a pu compter sur des gens qui l’aimaient, à la dernière minute.
L’Échec québécois
De 1976 à 2001, le taux de suicide global au Québec est passé de 14,8 suicides par 100 000 habitants à 19,1, faisant des Québécois les Canadiens qui se suicident le plus. Mais, chez les hommes, ce taux a bondi de 19 à 30,7 suicides par 100 000 habitants, soit une hausse spectaculaire de 62 %, qui vaut aujourd'hui au Québec un taux de suicide masculin deux fois plus élevé que celui du reste du Canada. [Chiffres relevés par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publiés dans le Devoir]Le sujet du suicide a été mon premier cheval de bataille, ma toute première opinion, après bien sûr les « c’est pas bon des brocolis maman ! » J’avais 13 ou 14 ans avec en bouche le même discours que j’ai toujours aujourd’hui sur le suicide. Le mot est à mon humble avis trop répandu. La dépression, la biochimie, la maladie mentale, je laisse tout ça aux spécialistes, qu’ils s’attaquent au problème de cette façon, c’est correct. C’est dans les campagnes de promotion anti-suicide que j’aimerais mettre la hache pour prendre ça d’un autre côté plus positif.
Nous avons la semaine de prévention du suicide et des centres de prévention du suicide. Pourrions-nous les garder, mais leur donner des vocations parallèles ? On demande beaucoup trop au gens de ne pas se suicider, mais si peu de vivre. Faire la promotion de la joie de vivre, c’est l’angle que je donnerais aux campagnes de prévention du suicide. Après tout, on parle à des vivants, jusqu’à preuve du contraire ! C’est comme si un centre de conditionnement physique affichait sur ses panneaux : « Il ne faut pas ne pas s’entraîner ! ». La semaine de la joie de vivre, des centres de la joie de vivre, ce serait beaucoup plus positif.
Savez-vous qui m’a appris que le suicide existait ? Des campagnes de prévention du suicide. L’effet pervers du ce type de sensibilisation c’est qu’on donne aux jeunes l’idée qu’il s’agit d’une option, pas la bonne, mais une alternative quand même qu’ils se réservent ensuite pour une situation critique. Je ne veux pas qu’on s’enfouisse la tête dans le sable et que l’on censure le mot « suicide », mais qu’il soit moins galvaudé ne serait pas un luxe. Surtout en cette période de la croissance marquée par la désobéissance. Les pancartes « ne touchez pas » sont alléchantes pour des ados, mais on ne peut pas prendre un tel risque avec la fatalité.
Tellement trop souvent utilisé comme expression que les adolescents se torturent entre eux en y allant de menaces sans vraiment le penser, du grand chantage émotif. Ils le font même à leurs parents, ce qui doit être la pire chose à se faire dire par son fils ou sa fille. Même s’il n’est pas fondé, on ne doit jamais lésiner sur l’écoute et les ressources disponibles lorsqu’on reçoit un tel appel à l’aide.
Je me souviens de ma première apparition à la radio. J’avais 13 ans, j’étais invité à l’émission de Louis Lemieux à CBJ, la radio de Radio-Canada à Chicoutimi, pour parler de la première semaine de la joie de vivre à l’école secondaire Lafontaine. Plusieurs personnes faisaient parti de la discussion ce matin là, dont Laurent Garneau du Centre de Prévention du Suicide de la région 02. Il était sorti de ses gonds pensant qu’une telle initiative visait à lui faire perdre son emploi. Il y en a qui ne l’ont pas. En 2007, 10 ans plus tard, je vous rassure. Il est toujours à l’emploi du Centre de Prévention du Suicide de la région 02.
Documentation:
http://www.fcfq.qc.ca/nouvelles/2007-02-07.htm
Suicide: L'échec québécois, Isabelle Paré, le Devoir, édition du mercredi 5 mai 2004
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lundi 26 novembre 2007
Le Québec, là où les vieux se cachent pour mourir
Si je me mets ce matin à vous faire le verbatim de tout ce qui s’est écrit dans les journaux avec le mot "commission", vous y trouverez une forte concentration de nouvelles pour Bouchard-Taylor et Johnson. Cette dernière sur l’effondrement du viaduc de la Concorde aurait coûté 6,4 millions, soit 1,7 plus cher que le remplacement du viaduc lui-même. À respectivement 245, 150 et 146 dollars de l’heure, nous espérons que MM. Pierre-Marc Johnson, Roger Nicolet et Armand Couture n’aient pas perdu leur temps. Surtout qu’à leurs dires, c’est de 75 à 80 heures par semaine qu’ils ont travaillé pendant plusieurs semaines, l’histoire ne disant pas si le contrat stipulait un tarif à temps et demi ou double.
Imaginez combien coûtera la commission Bouchard-Taylor, alors qu’on devra ajouter la facture d’essence all around Quebec State de ces hautains personnages. Une commission sur les accommodements raisonnables qui pourrait se résumer dans une seule phrase mainte fois entendue : « Quand on va chez eux, on respecte leur culture, alors quand ils viennent chez nous, qu’ils respectent la nôtre et nous, qu’on respecte les différences.»
Pendant ce temps, c’est dans l’indifférence la plus totale que la ministre responsable des aînés Marguerite Blais a effectué sa tournée provinciale. 17 régions visités, 4000 personnes âgées entendues, 26 municipalités et 267 mémoires reçus pour réagir aux conditions de vie déficientes des personnes âgées au Québec… et aucune frontispice. Les médias ont réagis à cette tournée de consultation publique comme plusieurs familles au Québec envers leurs aînés : en la laissant mourir seule.
Le bilan de cette vaste consultation, c’est que nos anciens souhaitent rester à leur domicile avec des services médicaux chez eux ou à proximité et avoir de meilleurs revenus ainsi que le soutien de parents ou d’organismes d’aide. Tout ça, pour éviter de mourir tristement et seul dans un CHSLD. La solution n’est pas que gouvernementale, elle est également dans le camp de toutes les familles. Excepté les milliers d’aidant naturels que je qualifie ce matin de héros, plusieurs enfants laissent leur parents vieillir dans la solitude. Ce n’est quand même pas évident de voir son père ou sa mère perdre la lucidité ou l’autonomie en général, mais sauf en cas de mort subite ou d’accident, c’est comme ça que la vie se termine.
Ce matin dans le Journal de Montréal, on nous rapporte qu’une dame de 80 ans a été retrouvée morte dans la solitude de son appartement d’un HLM pour personnes âgées ayant toujours leur autonomie, à Sainte-Claire. Il a fallut un hasard pour qu’on la retrouve, alors que les pompiers venaient répondre à une fausse alarme de feu dans le bloc. Dans leur tournée, ils ont trouvé son corps vraisemblablement sans vie depuis plusieurs jours. Ça devait sentir là. Ça faisait combien de jour que personne ne l’avait appelé celle là ?
La meilleure sensibilisation, c’est lorsque j’entends cette phrase bien simple, celle qui nous dit que nos enfants nous observent dans le sort qu’on réserve à leurs grand-parents et qu'un jour, lorsque ce seront eux les adultes et nous les vieux, nous serons à la merci de l’exemple qu’on leur a donné de traitement des aînés. Bonne chance à notre génération.
La Commission Bouchard-Taylor ne serait pas ce qu’elle est sans l’effort constant des salles de nouvelles pour la mettre à la une. Pourquoi ne pas avoir exercer la même pression médiatique sur le problème de société de la situation des personnes âgées, lors de la tournée de consultation qui s'est terminée il y a une dizaine de jours ? Je n’ai pas de réponse à vous donner ce matin, sauf peut-être que ça donne des grands titres moins accrocheurs, moins attirant moins de lecteur. Pourtant, j’ai bien l’impression que le titre de la publication de mon blogue aujourd’hui a attiré votre attention.
Documentation:
Blais termine sa tournée
Morte seule et oubliée - Philippe Meilleur, Le Journal de Montréal, lundi le 26 novembre 2007, page 5
Plus chère que le viaduc - Jean Maurice Duddin, Le Journal de Montréal, lundi le 26 novembre 2007, page 7
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vendredi 23 novembre 2007
BREAKING NEWS !
J'ai mon billet pour les Foo Fighters ! Les billets pour leur passage au Centre Bell le 17 mars prochain ont été mis en vente ce midi et ça m’a pas pris trop de temps avant d'avoir la ligne 2 heures plus tard. Montréal est inculte en musique rock, mais je peux vous garantir que Dave Grohl va faire beaucoup plus vibrer le Centre Bell que Céline pendant 4 soirs.
Ça faisait tellement longtemps que je voulais voir un show rock. J’ai manqué System Of A Down, Fall Out Boy, My Chemical Romance soit parce que j’étais cassé, soit que j’avais personne pour m’accompagner. Là j’ai pas une cent pis personne pour m’accompagner, mais je mets ça sur la Visa pis j’y vais tout seul !
Lundi, 17 mars prochain en soirée, ne me cherchez pas !
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Quand l’équilibre menace le gros bon sens
L’égalité des sexes a été un enjeu déterminant au 20e siècle. Nous sommes maintenant dans un autre siècle, celui où l’interprétation du mot égalité a complètement changé. Je m’explique. Il va de soi qu’un homme et une femme possède une chance égale d’obtenir un poste, mais si deux postes se libère, ça ne doit pas être une évidence que ceux-ci soient comblés par un homme et une femme. J’écrivais hier sur notre société où l’homme avait laissé sa place, notamment dans le système d’éducation. Parlons aujourd’hui de politique, alors que le Premier Ministre Jean Charest se garoche des fleurs, depuis qu'il a eu la brillante idée de séparer ses 18 sièges de ministre en deux pour en donner autant aux hommes qu'aux femmes.
La notion à la base d’avoir un gouvernement autant féminin que masculin est intéressante, mais il faut que ce soit le fruit du hasard. J’ose espérer qu’un P-M qui donne les principaux portefeuille de l’état aux élus de son parti le fait en les choisissant un par un, en retenant pour chaque poste l’individu le mieux qualifié. Je n’aurais eu aucun problème à ce que 11 dames et 7 messieurs peuplent le cabinet, si ceux-ci avaient été les mieux placés pour remplir les fonctions de ministre. Le contraire m’aurait également plu. Ce qui est évident après 8 longs mois sous l’administration libérale minoritaire, c’est qu’on a simplement choisi 9 députés et 9 députées... comme ça, pour faire beau.
Les gouvernements doivent vendre leur cabinet après les élections ou un remaniement ministériel pour assurer à la population que leurs impôts sont dans de bonnes mains. La démarche habituelle c’est de valoriser l’expérience de chaque ministre et de prouver qu’aucun autre membre du parti aurait pu mieux faire le travail que lui. La vraie égalité des sexes, ce serait qu'un député ne soit pas vus comme un homme ou une femme, mais comme un être humain. On sélectionne parmi ce groupe d’êtres humains pour remplir les différentes fonctions. Donner une proportion de 50/50 à chaque sexe, c’est une forme de sexisme, comme si les places avait été donnée par défaut. Voulez-vous gagner parce que vous êtes bonne ou parce que vous êtes une fille ?
Certainement échaudés par une période pas si loin où le sexisme et le racisme étaient dominants, nous avons la gâchette rapide pour lancer ce genre d'accusations. Si je fais une blague sur un noir parce qu’il est noir, je suis un raciste. Une petite vite sur un homo, je suis homophobe. Une farce sur les femmes et la cuisine, maudit sexiste ! Si on arrête de faire cet humour là, on doit interdire toute forme d’humour. Dans une situation où l'on peut rire de quelque chose mais pas de l’autre, c’est de l’exclusion. À condition bien sûr de ne pas tomber dans les préjugés, qui traversent la limite vers le non respect.
Lors de son prochain remaniement, Jean Charest se sentira obligé de conserver cette parité dont il s’est munie avec la même fierté que celle d’un jeune garçon achetant sa première voiture usagée. Que fera-t-il, s’il veut par exemple enlever des transports l’ex-pharmacienne et très incompétente ministre Boulet ? Si un monsieur est le mieux placé pour la remplacé, demandera-t-il au ministre de la justice Jacques Dupuis de laisser sa place à une députée libérale ?
Et imaginez le prochain gouvernement. Admettons qu'il est adéquiste et que son chef ne poursuit pas dans le même sens que son prédécesseur. Le gars de Rivière-du-Loup va devoir essuyer nombre de critiques de la part des regroupements de femmes ainsi que de l’opposition libéro-péquiste qui voudront faire la leçon sur l’égalité des sexes. J’aurai toujours grandement de respect envers l’intelligence des gens que je vais croiser dans ma vie sans faire égard à leur genre. Une seule chose est certaine, il n’y aura toujours qu’un gars et une fille dans mon lit.
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jeudi 22 novembre 2007
L’Hominisme
Je ne pense pas que ce soit de la faute des femmes si elles sont maintenant majoritaires sur les bancs d’études universitaires au Québec. Les hommes se sont assis sur leurs lauriers et la dernière génération à l’avoir fait ne s’est pas encore rendu compte des conséquences de son laisser-aller collectif. En enseignement, davantage de femmes obtiennent leur diplôme. C’est encore plus flagrant si on ne regarde que les diplômés de l’enseignement primaire. On pourrait ajouter à cette donnée le spectre des fausses accusations d’attouchement sexuelle pouvant être aussi nuisante pour la réputation d’un jeune homme enseignant au primaire que de vrais accusations bien fondées comme étant un facteur dissuasif pour celui-ci d’opter pour ce choix de carrière.
Le résultat d’une surpopulation de femme, c’est qu’on féminise le contenu de l’enseignement dès le très jeune âge. Le phénomène n’est pas nouveau, de 1989 à 1995, de la maternelle à la sixième année du primaire, je n’ai croisé que des femmes comme institutrice, les remplaçantes incluses. Êtes-vous de ceux et celles qui pensent qu’un garçon possède les mêmes stimulis d’apprentissage que les filles ? De nombreuses études prouvent le contraire.
Selon François Guité, enseignant à l’école secondaire de Rochebelle, les garçons préfèrent la compétition, l’indépendance et les défis. Ils réagissent mieux au stress. Ils attribuent le succès aux habiletés, réussissent mieux aux résolutions de problème et s’adonnent davantage à la procrastination et aux retards.
Les filles, elles, préfèrent coopérer, prendre des notes et maîtriser une tâche. Elles réagissent moins bien au stress. Elles n’attribuent pas le succès aux habiletés, mais à la chance et l’effort. Elles perdent de la confiance en soi et le goût du risque avec l’âge, traitent l’information plus rapidement jusqu’à l’adolescence et sont plus patiente avec l’âge.
Dans ce contexte, il est évident qu’un cours en classe ne peut être donné de façon à accommoder autant les garçons que les filles et qu’une éducation entièrement mené par des femmes ne peut qu’être nocif pour les jeunes hommes. Loin de moi l’idée de rediviser l’éducation en écoles de gars/écoles de filles. L’école ne nous apprend pas que des mathématiques et du français, mais également la vie en société, ce qui inclut d’endurer leur maudit caractères. C’est une blague. Par contre, je suis d’avis que dans certaines circonstances, on devrait prendre les garçons et les filles de façon séparé pour présenter la matière et qu’en tout temps, l’enseignant devrait prendre en considération les deux façons très différentes d’apprendre afin de stimuler les élèves des deux sexes. Il ne faut pas généraliser, certains garçons apprennent comme des filles et le contraire est aussi vrai. Des enseignantes peuvent également donner des cours pour les garçons et la majorité de femme en avant des classes ne devrait pas justifier l’accès plus facile aux filles des groupes aux meilleurs notes.
« En 2000-2001, 25% des garçons étaient en situation de retard scolaire à la fin du primaire, comparativement à 17,8% des filles, phénomène qui se maintient depuis 35 ans. » - Programme d’indicateurs du rendement scolaire, sous la responsabilité du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. Cette épreuve est administrée tous les quatre ans.Il est permis de penser qu’une majorité féminine dans les hautes études est liée de cause à effet avec le pourcentage de femmes dans le corps professoral qui les ont formé dès le jeune âge, ce qui crée de générations en générations un clivage qui ne cesse de prendre de l’expansion, c’est un cycle, un cercle vicieux, au sens imagé du terme. Pendant ce temps, le taux de décrochage ne cesse d’augmenter chez nos gars. Dans l’Outaouais, selon Statistique Canada, là où la situation est la plus critique, 42,1 % des garçons contre 27,1 chez les filles sortent du secondaire sans diplôme ni qualification. Les autres régions ne sont pas en reste.
« Le décrochage des gars au secondaire est une tragédie nationale.» - Jacques Parizeau, ex Premier Ministre au QuébecComment attirer nos gars vers les hautes études ? Est-ce qu’on se dirige vers une féminisation de la société québécoise ? Voilà des questions qui devront être répondue très rapidement, dans cette période de réforme qui semble pour l’instant ne pas avoir l’hominisme à l’ordre du jour. À part pour l’équité salariale en voie d’être réglé, le combat des féministes est terminé, c’est aux hommes de se lever, pas pour recommencer à négliger la femme, mais pour conserver la place qui leur revient. Qui aurait cru il y a 50 ans que les hommes devraient marcher un jour pour regagner leur équité ?
Documentation:
Écart entre les garçons et les filles
Différences d'apprentissage par sexe
Taux de décrochage garçons versus filles
Définition de la procrastination
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mercredi 21 novembre 2007
Tousse-mobile
Même si l’abolition du cellulaire au volant soit controversé auprès des accrocs de ce petit instrument de communication, dont l’être humain a été capable de se passer pendant des centaines de milliers d’années auparavant, il s’agit d’une excellente initiative du Gouvernement Charest. Ils ne sont pas les pionniers en la matière au Canada.
En fait, ce n’est même pas la politique qui s’en est occupé en premier. En Colombie Britannique, en 2005, AMEC, la plus grande firme d’ingénierie au pays a interdit l’usage du cellulaire à bord de leur voiture. Cette décision a été prise par le conseil d’administration à la suite d’ateliers sur la sécurité de leur 1000 employés. Des scientifiques et ingénieurs devant régulièrement voyager sur la route qui se font maintenant conseiller par leur employeur de régler leurs appels avant de partir et d’écouter de la musique en voiture pour vaincre leur dépendance à leur blackberry.
Ce qui est exceptionnel dans ce dossier, c’est que le Gouvernement n’a pas attendu qu’il y ait mort d’hommes avant de légiférer. Les routes remplissent déjà assez les cimetières comme ça, année après année. Elles ne sont toutefois pas les plus meurtrières chez nous. La cigarette, c’est l’ennemi. Combien de gens sont morts récemment du cellulaire au volant, versus ceux qui doivent leur décès à la fumée de tabac, qu’elle soit primaire ou secondaire ? En abolissant le téléphone portable au volant, on a commencé par la fin. Le vrai problème est une mère ou un père stressé, la cigarette au bec, dont la fumée qui se dégage se promène dans le petit habitacle de la voiture, se dirigeant tranquillement mais sûrement vers la bouche d’un enfant d’à peine 2 ans, emprisonné dans son siège pour poupon, forcé d’endurer cette torture sournoise.
Depuis lundi soir, les habitants de Wolfville, une petite municipalité située en Nouvelle-Écosse, ne peuvent plus consommer la cigarette, le cigare ou la pipe alors qu’un mineur se trouve à bord de leur voiture. 3600 habitants, des précurseurs, qui se sont doté d’un moyen de plus pour protéger leurs enfants. Les effets du tabagisme passif chez un jeune peuvent avoir un effet dévastateur sur son développement, c’est prouvé. C’est quand même choquant de voir qu’on doit absolument faire une loi pour empêcher les parents d’empoisonner presque volontairement leurs enfants.
Quand je donne mon avis sur la clope au volant, les fumeurs se fachent. « On ne peut plus fumer nul part ! Liberté aux fumeurs ! » Oui mais la cigarette tue. « On doit tous mourir un jour ! » Je ne suis plus capable de tolérer ce raisonnement. D’accord, ils peuvent décider de leur propre fin. Leur suicide à petit feu à la limite, il ne me fait pas un pli sur la différence. C’est l’effet de leur suicide sur les poumons de leur progéniture qui me fait sortir de mes gonds. Et de toute façon, si la liberté de fumer c’est la liberté de se tuer, pourquoi on ne donne pas aux Canadiens la liberté de se tirer une balle dans la tête. Vendons des fusils à balle unique. On meurt tous un jour de toute façon.
Tout cela me rappelle un événement qui m’est déjà arrivé sur Henri IV à Québec, dans un embouteillage du retour à la maison. J’aime observer les gens dans leur voiture, toujours très peu souriant dans ce genre d’occasion. Ce que j’ai vu dans le véhicule à côté de moi m’a fait réagir. J’ai baissé ma fenêtre et demandé à la mère d’écraser sa cigarette. 2 enfants dormaient sur le siège arrière de sa Ford Taurus. Quelle bonne mère, avec tout ce qu’on sait aujourd’hui. Elle m’a fustigé du regard, oups… je l’avais dérangée au téléphone.
Documentation:
Plus jamais, les cellulaires au volant, Presse Canadienne, 31 décembre 2005
Défense de fumer dans la voiture, AFP, La Tribune de Genève, mercredi 21 novembre 2007
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mardi 20 novembre 2007
C’est la faute au Bossa-Nova
Il s’agit d’un des égarements de Pierre Légaré, publié dimanche le 14 octobre dernier, ayant pour titre la Solitudarité. Voici ce qu’il nous raconte :
« L'individu a maintenant juste des droits, aucun devoir. Il n'est jamais responsable de ce qui lui arrive, c'est soit la faute du gouvernement, de la société, d'une maladie ou de la température. Et, pour s'en sortir, il ne peut rien par lui-même. »Je ne sais pas s’il est le roi de la quille, un protagoniste de la pétanque ou un champion de dards, mais il a fait un abat, touché le cochon, frappé le bullseye. Il ne croyait pas si bien écrire. Il rejoint une idée qui s’encre récemment dans mon jugement de la société moderne. Les gens sont capables de grandes prouesses pour jeter la responsabilité des situations qu’ils vivent, autant positive que négative, sur un facteur extérieur. Surtout les négatives.
Le docteur Denis Boucher de Global Hémisphère, un des meilleurs collaborateurs de Jean-François Fillion sur XM 172-Radio Pirate, rappelle régulièrement aux personnes ayant une forte taille (les gros) qu’ils sont les uniques coupables de leur mauvaise forme physique. S’en est un qui m’a ouvert les yeux. Après 11 mois de bonnes habitudes de vie, je peux vous confirmer que je n’étais pas gros à cause de mes gros os, ni par mes gènes. Je mangeais mal et ne bougeait pas. Si tu mets trop d’essence dans ton char, il va déborder. Le corps est plus performant que le réservoir de ta voiture, il va prendre de l’expansion. C’est tellement simple que ça semble trop facile.
J'ai pensé à pleins d'observations quand j’ai lu ce texte de Pierre Légaré qui a cité pour exemple la fluorisation de l’eau pour que les enfants de milieu défavorisé qui ne se brosse pas les dents n’ait pas une bouche cariée au lieu de mettre l’accent sur une meilleure éducation d’hygiène dentaire auprès de cette population qui ne paie pas chez le dentiste (même pas de petit ticket modérateur). Mon exemple est celui du restaurant de junk food qui s’installe devant une école. On le blâme. C’est lui le responsable des mauvaises habitudes alimentaires de nos jeunes. Au lieu de se battre pour enseigner aux jeunes les conséquences d’une mauvaise alimentation et faire la promotion d’une alimentation saine en offrant cette alternative dans les cafétérias, on se bat pour que le restaurant déménage loin de l’école et on enlève la malbouffe de la cafétéria. Résultat ? On négativise la prise de bons aliments, comme si c’était une punition et on les catapulte au McDo après les cours. Pas grave, si ce n’est pas mangé dans les murs de notre école ou en face de celle-ci, ce n’est pas de notre faute.
Parlons-en, des étudiants. Ils commencent très jeune à jeter le blâme à quelqu’un d’autre. J’ai passé une partie de la fin de semaine à corriger avec mon enseignante de blonde les copies d’examen de ses clients de secondaire 4. La qualité de leur française est exécrable (ils auraient écrit « ex & crabe ») et leur calligraphie rend difficile la correction de leur copie. J’aurais eu honte de recevoir sur ma table en classe une note comme celle-ci. J’avais de la peine pour eux. Finalement, selon ces étudiants, c’était de la faute aux questions pas claires de l’examen, au fait qu’ils n’avaient pas vu la matière, que c’était trop difficile, patati patata. L’échec ne vient surtout pas d’un manque constant d’études.
On donne au suivant. Même lorsqu’on réalise quelque chose de bien, il faut être modeste au risque d’avoir l’air trop fier. Il faut se cacher de faire de l’argent en réussissant en affaires, c’est mal perçu. Il faut féliciter nos coéquipiers même si on a marqué 3 buts, bloqué 15 tirs et ajouté 4 passes en plus de décrocher la première étoile, de peur de passer pour une grosse tête. J’ai gagné les élections (ou je les ai perdues), c’est de la faute aux médias, à Pierre, à Jean, à Jacques, etc. Qu’en est-il du mérite, allez-vous me le dire ?
Pierre Légaré conclut son article d’une amusante façon :
« Et si vous n'aimez pas ce que vous venez de lire, ne m'engueulez pas, c'est la faute de mon clavier. Payez-m'en un autre. »Moi, en terminant, je vais mettre la faute de mon argumentation, si elle vous choque, sur le fait que je dormais. Ce n’est pas moi qui conduisait mon blogue ce matin, blâmez le chauffeur.
Documentation:
Solitudarité - Pierre Légaré, La Presse, dimanche le 14 octobre 2007
C’est la faute au Bossa-Nova - Margot Lefebvre
Docteur Denis Boucher de Global Hémisphère
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lundi 19 novembre 2007
Et si je vous disais ce matin que je suis pour la peine de mort ?
Ces mots sont durs, j’en suis conscient. À prime abord, sans pousser ma réflexion jusqu’au bout, je me suis toujours fermement opposé à la peine de mort. C’est répondre à la violence par la violence, prendre le risque de tuer un innocent, criminaliser l’état face aux criminels, etc. Tous les termes sont permis pour descendre toutes idées mettant de l’avant le retour de la peine de mort au Canada. Un parti politique qui est attaché à cette position, sans même en faire son discours, part avec 2 prises contre lui. Parlez-en aux Conservateur de Stephen Harper, qui ont souffert longtemps de cette étiquette.
Après un examen de conscience dans lequel j’ai pesé les pours et les contres, je n’ai pas le choix ce matin d’en arriver à la conclusion que dans certains cas très précis, la peine capitale serait l’option à prioriser, mais pas à tord et à travers. Il faudrait premièrement qu’elle soit totalement exclue en cas de première offense. Comme la justice ne se trompe jamais deux fois, on pourrait commencer à y penser en cas de récidive. Maintenant, quels genres de crimes pourraient conduire vers une injection létale ? J’en ai deux qui me viennent en tête, le meurtre et la pédophilie. Commençons par le dernier.
Oui, la pédophilie est une maladie. Peut-être faut-il soigner ces adultes qui ont comme déviance une attirance malsaine envers les enfants, même s’ils sont plusieurs experts à les déclarer malade à vie. Personnellement, je placerais la pédophilie dans le rayon des maladies mortelles ? Avons-nous vraiment besoin dans notre société de ces animaux qui n’attendent que d’être dans un endroit fermé avec une jeune victime pour briser son enfance ? Faisons de la castration notre premier recours pour les pédophiles et de la mort notre deuxième et ultime solution en cas de récidive. Quand je mentionne la castration, je pointe des yeux le sécateur dans ma remise, pas les produits chimiques contournables par la consommation de stéroïdes. Une belle coupe propre, anesthésie facultative.
Les meurtriers maintenant, ceux qui ont décidé que leur vie valait plus que celle d’une ou des autres personnes qui ont croisé leur tumultueux chemin. On fait quoi avec eux ? En quoi ceux-ci peuvent-ils être utiles à notre société, si ce n’est que pour être logés/nourris aux frais de l’état dans un pénitencier trop confortable à mon goût ? On peut être accusé à tord d’un meurtre, il ne faudra pas tirer trop rapidement sur la gâchette, ou sur la seringue, ou sur le nœud coulant. Par contre, prenons pour exemple un cas comme Robert Pickton, qui a avoué avoir tué 49 femmes. Pouvez-vous bien me dire pourquoi on se prépare à subvenir à ses besoins jusqu’à la fin de ses jours ? Il a 58 ans et 3 semaines, si on est chanceux, il va avoir une attaque mortelle du coeur dans 2 ans. Si on ne l’est pas, mes petits-enfants paieront encore pour son incarcération dans 40 ans.
Si vous avez lu jusqu’ici, je vous en remercie. Certains répondront à ce texte que je suis un gars de droite qui représente un danger dans ses opinions, à la seule vue des mots « pour » et « peine de mort » dans la même phrase. En poussant ma réflexion (encore davantage) jusqu’au bout, je me rends compte qu’il y a deux choses qui sont bien importantes dans notre société. Propager la justice et s’assurer qu’elle soit bien perçue. Quelle image se donnerait-on aux yeux de la communauté internationale si on recommençait à tuer nos grands criminels ? Il est clair que sur la question éthique, je devrais reculer avec mon idée, je dois l’avouer.
Il y a deux façons de voir les choses, par le cœur ou par la politique. Nous aimerions tous se faire justice soi-même lorsque le drame nous frappe de très près. En tant que père de famille, j’aimerais voir pendu au bout d’une corde l’être ignoble qui aurait osé mettre sa main sur ma fille ou mon fils. Toutefois, l’impulsivité ne devra jamais prendre le pouvoir de notre pays. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester en place. Nos grands criminels doivent souffrir de peines à perpétuité et suer à l’ouvrage pour gagner leurs conditions humaines de détention. En leur rappelant bien sûr qu’au fond, c’est la mort qu’ils méritent.
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samedi 17 novembre 2007
Que Julie Boulet démissionne !
Je fais une brève sortie sur mon blogue en plein samedi soir (Canadiens 3 - Bruins 3) pour vous livrer une nouvelle, chers lecteurs, que vous devez lire, si jamais vous ne l'aviez pas vu passer aujourd'hui dans les médias. Alors que Julie Boulet, la ministre des transports, souhaite punir sévèrement les conducteurs indisciplinés, l'incompétante et maintenant inconséquente ministre du cabinet de Jean Charest a été prise la main dans le sac, dans un véhicule mal conduit par son chauffeur personnel.
Au moment où elle serre la vis aux automobilistes délinquants, la ministre québécoise des Transports, Julie Boulet, aurait voyagé vendredi dans un véhicule qui a multiplié les infractions au code de la sécurité routière. C'est ce qu'a constaté une équipe du «Journal de Montréal», qui a suivi pendant une heure vendredi matin la voiture de fonction de la ministre, après qu'elle eut quitté les lieux d'une conférence de presse, à Laval.
Le chauffeur personnel de Mme Boulet aurait commis plusieurs infractions sur les autoroutes qu'il a empruntées pour retourner à Québec. Ainsi, il aurait roulé à 120 km/heure pendant presque tout le trajet. Sur la Métropolitaine, à Montréal, il aurait circulé à 110 km/heure alors que la limite y est de 70 km/heure. Quelques kilomètres plus loin, il aurait doublé plusieurs véhicules à 132 km/heure.
Il aurait aussi dépassé à 120 km/heure un camion semi-remorque par la droite, une manoeuvre interdite. La ministre Julie Boulet affirme qu'elle ne s'est rendu compte de rien, prétendant qu'elle s'est endormie.
Dans son projet de loi déposé mercredi, la ministre propose notamment des peines nettement plus sévères pour les excès de vitesse. Si les infractions commises vendredi avaient été constatées par les policiers, le chauffeur de Mme Boulet aurait perdu dix points d'inaptitude, et aurait du payer des amendes dépassant les 700$.
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Suggestion web: Blackle.com
Bon samedi et bon pelletage. Aujourd'hui, suggestion à ajouter à vos favoris, à la place du populaire Google.com. Il s’agit du site Blackle.com, le même moteur de recherche que Google, mais plus environnemental. Comment un site web peut-il être meilleur pour l’environnement qu’un autre ? C’est que l’écran de votre ordinateur consomme davantage d’énergie plus l’image est claire.
Lorsqu’un site est dominé par le noir, les pixels de l’écran n’ont pas à être exploités à pleine capacités. Sceptique ? Sachez que les experts biens documentés de la compagnie Google ont calculé que si tous leurs visiteurs optaient pour Blackle, 307 méga-watts à l’heure sur la planète seraient sauvés. C’est quand même l’équivalent de plus de 5000 ampoules à 60 watts.
J’avais déjà remarqué quelque chose lorsque je branchais mon système de son à mon ordinateur. Il y avait plus de distortion plus mon écran affichait du blanc, ça s’estompait plus je faisais grandir une fenêtre sombre. C’est un petit geste pour Google, pour montrer que toutes les idées sont bonnes pour faire attention.
Sans le savoir, en choisissant ce graphisme pour mon blogue, j'ai peut-être contribué à ce qu'on ne construise pas de centrale nucléaire dans le prochain siècle à 2 kilomètres de la rivière Saguenay.
Bon week-end !
LP
Documentation :
Blackle.com
L’explication du concept Blackle.com
D’autres conseils pour sauver de l’énergie
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vendredi 16 novembre 2007
La Justice reprend du poil de la bête
J’ai un bon sentiment depuis un certain temps face à notre système judiciaire qui pendant un moment m’a terriblement fait peur. Les peines bonbons aux récidivistes d’alcool au volant causant la mort, de brefs passages en prison pour les pédophiles et des petites tapes sur les doigts aux adultes ayant brassé un bambin. Les journaux impriment de plus en plus d’articles nous racontant des peines exemplaires et ça nous encourage à croire en un système qui avait perdu de son lustre. Ne perdons pas le focus, de grands défis sont encore à relever. Il y a quelques semaines, j’écrivais dans Hero of the day mon admiration pour ce juge qui a donné plusieurs années de pénitencier à un pédophile récidiviste, une décision faisant dorénavant jurisprudence. Voici aujourd’hui une autre belle histoire, si le terme est applicable.
Le 24 juillet 2005 au soir, Frédéric Garneau a pris le volant, invitant à bord de son véhicule Annie Lachappelle, majeure depuis 24 heures, Mélissa Lalonge-Émard, 16 ans et Mathieu Bouchard-Richer, 17 ans. Monsieur Garneau, 18 ans, avait 5 bières dans le sang au volant de sa Crossfire dont l’odomètre affichait des pointes de cent soixante kilomètres à l’heure. Cocktail explosif, Mélissa et Annie ne sont plus là pour nous raconter le résultat. Si la vie s’occupait elle-même d'être juste, le chauffard ivre aurait été le seul à mourir, mais vous savez comme moi que ce n’est jamais ça qui se produit. Les peines doivent donc être sévères et le reste doit passer par la prévention, l’éducation. Lorsque le mal est fait, il faut punir, et au palais de justice de Montréal hier, il y a eu justice ainsi qu'apparence de justice. Frédéric Garneau maintenant âgé de 20 ans passera jusqu’à 3 ans derrière les barreaux. Ce n’est pas une peine ferme, il pourra sortir dans un an. La prochaine étape sera d’imposer des peines strictes pour qu’on ne décongestionne pas les prisons en les sortant de là le plus vite possible. Par contre, qu’on n’y soit pas allé d’un sursis en collectivité, ça marque un changement notable. La famille est satisfaite, vous êtes satisfait, je suis satisfait.
Parlons maintenant de la détention préventive, une autre lacune juridique qui serait en voie d’extinction, si on en croit les ministres de la justice des provinces canadiennes qui se sont donné rendez-vous dans la ville de Winnie the Pooh. Actuellement, lorsqu’un accusé est placé en détention préventive dans l’attente de la décision de son procès, les jours qu’il passe en dedans sont comptés en double. Il est donc très profitable que les démarches s’éternisent pour celui-ci. Si le tout se termine après 6 mois et qu’il écope de 2 ans moins un jour, il ne lui reste que 364 jours à purger derrière les barreaux, sans compter la possibilité de libération conditionnelle. Un pet. Avec l’horaire surchargé des tribunaux, peut-on vraiment se permettre qu’un accusé fasse durer son procès pour gagner du temps ? Il faut dire que la longueur des procédures profite grandement aussi aux avocats, qui voient là l’occasion de s’en mettre plein les poches. La solution, les ministres de la justice dont fait parti notre Jacques Dupuis national l’ont trouvé. Demander aux juges de cesser cette habitude de doubler leur temps en banque lorsqu’ils sont en détention préventive. On ne désengorgera peut-être pas le tribunal, les avocats s’arrangeront pour que ça soit aussi long, mais au moins, ça ne profitera plus aux criminels.
Au Québec, la moitié des détenus le sont de façon préventive dans l’attente de leur procès et la liste d’attente est parfois plus longue que pour une greffe de rein. De l’autre côté, l’argumentation défendant le système actuel ne tient pas la route. On dit que la personne en détention préventive sera incarcérée par exemple à Rivière-des-Prairies, et ne bénéficiera d’aucun programme de réhabilitation ni de thérapie, ni de formation pour lui faire apprendre un métier pendant cette période. Mais on s’en fout ! Selon cette logique, ça rendrait cette période d’incarcération plus difficile, il faudrait la doubler pour alléger la peine suivant la décision, ayant comme conséquence de restreindre le temps réservé à la réhabilitation, la thérapie et tout ce qui vient avec ? Trouvez d’autres arguments. Je suis déjà en rogne qu’on ne condamne pas à la pendaison les adultes qui vont jusqu’à abuser sexuellement de bambins, parlez-moi pas de leurs conditions de détention. Ils sont tellement dans la ouate. Mettez-moi pas en position de choisir leur sort en prison, ce serait LE TROU automatique, s’il existe encore. La télévision câblée, je la réserverais exclusivement au garde de nuit.
Documentation:
Photo d'une Chrysler Crossfire
L’histoire de Winnie the Pooh
Détention préventive, cette incarcération ne doit plus compter en double, selon Québec – Louise Leduc, La Presse du vendredi 16 novembre 2007, page A15
Peine exemplaire, Jessica Nadeau, le Journal de Montréal du vendredi 16 novembre 2007, page 6
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jeudi 15 novembre 2007
Ces talibans d’étudiants
Rassurez-vous, aucune école pour faire monter un mouvement Moudjahidin n’a été construite récemment au Québec, j’ai vérifié pour vous ce matin après avoir consulté la frontispice des principaux journaux. De grosses barbes, de la violence, des foulards au visage, une absence de démocratie, il ne manquait que les kalashnikoves pour faire un bon remake du film qui se jouait en temps réel en Afghanistan avant que l’Occident s’en mêle.
Des milliers d’étudiants de la province manifestent présentement contre la hausse des droits de scolarité et le sous-financement du réseau postsecondaire. Il y avait 42 875 étudiants de 26 associations en congé forcé hier, il y en aura 57 781 aujourd’hui, qui proviennent de 36 associations. J’en ai certainement manqué un bout, il y a un mois encore, on disait qu’on ne bouleverserait pas les cours comme ce fut le cas en 2005, que la majorité de la population étudiante dirait non à la grève. Encore une fois, les extrémistes à barbiches auront eu le dernier mot. Dans l’énumération du premier paragraphe, j’ai parlé d’absence de démocratie. Pourtant, nous serions porté à croire qu’une assemblée étudiante est un processus louable qui donne le droit du choix à l’étudiant. En théorie, oui. Savez-vous ce que j’ai entendu ? Hier, au Collège François-Xavier Garneau de Québec, on a pacté la salle de sympathisants à la grève et lorsque les autres étudiants sont arrivés à l’heure pour exercer leur droit de vote, il n’y avait plus de place. Les gros bras des punchos leur ont empêché l’accès. Belle démocratie.
Lorsque je lui ai parlé du sujet de mon article de ce matin, mon journaliste m’a rappelé un bon souvenir du Cégep de Jonquière. Chaque technique a son mini-conseil étudiant rattaché au bout de la ligne à l’association étudiante, et à l’époque, Yannick était le représentant pour Art et Technologie des Médias. Un certain après-midi de cette année là, les barbus de l’Asso avaient décidé de se former un gouvernement central qui enlevait tout pouvoir de décision aux représentants des techniques du campus du Cégep de Jonquière. Ils s’étaient donnés rendez-vous à la salle auditorium afin de voter entre eux cette motion, avant que des gens comme Yannick s’en rendent compte et vident les classes pour aller contrer ce vote important. J’étais parmi ceux qui ont quitté leur cours pour aller battre ces futurs péquistes et leur monarchie.
Parce qu’on s’entend, s’ils sont au Cégep, ce n’est pas dans le même dessein que les autres jeunes qu’ils représentent. Passant de programmes en programmes, ils font traîner en longueur leur passage dans le monde collégial pour se faire un nom dans le monde de la politique dans lequel ils poursuivront leur carrière dans l’aile jeunesse d’un parti comme le PQ. Ce sont eux qui décident du sort des étudiants, s’ils sortiront manifester ou non. Même pas le loisir d’être scab, ceux qui veulent poursuivre leurs cours (parce qu'ils ont de l'ambition ou aiment apprendre) ne peuvent même pas avoir accès à l’entrée principale. Pourtant, la hausse des frais de scolarité c’est tout ce qu’il y a de plus normal.
Au Québec, le coût du savoir est à moitié moins élevé que la moyenne canadienne et parmi les plus bas sur la planète. Pire encore, ils ne sont pas indexés. Ils ne suivent donc pas le coût de la vie. En regardant ça d’un autre sens, ça coûte de moins en moins cher d’année en année de recevoir une éducation, ce qui est un non-sens, car le monde autour est en inflation. Comme le souligne Nathalie Elgrably, économiste à l’Institut Économique de Montréal, ce matin dans son billet publié dans le Journal de Montréal, une heure de cours coûte moins cher qu’une heure au cinéma, soit 4,13 $. Son texte suggère de faire payer les riches en dégelant les droits de scolarité en aidant de l’autre côté strictement les moins nantis à avoir accès à des études de qualité. Mais le meilleur morceau de sa publication adressée aux militants ce matin, je vous le cite :« Vos associations étudiantes soutiennent que les droits de scolarité ont pour effet de réduire l’accès à l’éducation. Pourtant, elles n’hésitent pas à exiger de vous des cotisations obligatoires, dont certaines s’élèvent à plus de 50 $ par trimestre [nous à Jonquière c’était 63 $]. N’y voyez-vous pas un non-sens ? Devons-nous conclure qu’une hausse de 50 $ par trimestre réduit l’accessibilité uniquement lorsqu’il est question de droits de scolarité mais qu’elle est sans conséquence quand ce montant est destiné aux coffres des associations étudiantes ? Pourquoi ne demanderiez-vous pas à vos associations de faire preuve de « solidarité étudiante » et de favoriser l’accès à l’éducation en abolissant les frais qu’elles vous imposent ? »
Bon, je ne pense pas qu’il faille y aller aussi drastiquement, mais il est vrai que la question se pose. Ce matin, ce que je veux amener, c’est que les gens à la tête de ces mouvements ne représentent pas les intérêts de la majorité des étudiants, mais les leurs, et ceux d’une minorité ne sachant pas trop quoi faire dans la vie, préférant consommer alcool et drogue puis tourner l’école en open house une fois dans l’année, question de se payer un gros party aux allures de grèves, à grands coups de calage de bières, entre deux revendications au Gouvernement. Hier au Cégep du Vieux Montréal une responsable de l’association étudiante croisait les manifestant préparant leur bed in à l’intérieur de l’édifice public afin d’écrire dans leur main le numéro d’un avocat, au cas où ça tournerait mal. On distribuait également des trousses de premiers soins en cas d’attaque policière au poivre de cayenne. Lorsqu’on se promène avec un fusil et un gilet pare-balles, n’allez pas me faire croire que ce n’est pas dans l’intention de tirer !
Documentation:
Histoire des Moudjahidins
Lettre aux étudiants, Nathalie Elgrably, Le Journal de Montréal du jeudi 15 novembre 2007, page 27
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mercredi 14 novembre 2007
Un Boulet sur notre route
Julie Boulet, députée du Gouvernement Charest, porte à merveille son nom de famille. Une fois de plus hier, on a appris qu’elle s’est mise les pieds dans les plats. Pas surprenant de la part d’une pharmacienne promue au titre de ministre des transports du Québec. Depuis le début de son mandat à ce poste, elle multiplie les gaffes. La dernière en lice : l’annonce des détails de son projet de loi sur la sécurité routière. Le taux d’alcool au volant maximal passant de 0,08 à 0,05, la vitesse plus pénalisée, le cellulaire interdit sauf pour le main-libre et l’installation de cinémomètres sur les grands axes routiers sont parmi les mesures mises de l’avant pour sauver des vies. D’excellentes nouvelles si vous voulez mon avis.
L’incompétence flagrante de la ministre va peut-être faire en sorte que ces nouveaux règlements devront attendre avant de prendre d’assaut les routes. Pourquoi ? Parce que le projet de loi était annoncé en conférence de presse aux médias avant même d’avoir été déposé sur la table des députés de l’Assemblée Nationale, qui ont en tant qu’élu un droit de première consultation. C’est le leader du PQ François Gendron qui a souligné cette impair de la pharmacienne des transports, une bagatelle vous me direz, mais tout de même un défaut de procédure majeur ayant la conséquence de retarder ce qui sauvra la peau de plusieurs Québécois, un peu comme si on avait remis en liberté un tueur en attendant la suite de son procès repoussée dans le calendrier. Cela pourrait quand même conduire à ce que je souhaite, un remaniement mono-ministériel.
Le chien de garde
Depuis 1 an et demi, j’anime quotidiennement une émission d’actualité dans laquelle je dois interroger régulièrement la gente politique. J’ai rejoins par téléphone ou reçu en studio plusieurs ministres par le biais de leur attaché politique avec qui je planifie les rendez-vous. Habituellement, avec un peu de patience, les retours d’appels sont concluant et l’entrevue est ajoutée à l’horaire. C’est évident pour tous les ministres et même le premier, sauf pour celle qui est aux Transports. Je me suis buté plusieurs fois à Daniel Desharnais, un attaché politique aux airs de chien de garde qui protège Julie Boulet des questions embarrassantes. Pas embarrassantes pour quelqu’un de bien informé dans le domaine de la sécurité routière, mais pour une pharmacienne, j’imagine que ça ne doit pas être facile. Lorsqu’il sera Premier Ministre, j’espère que Mario Dumont ne choisira pas comme ministre responsables des aînés le député dans Marguerite D’Youville, Simon-Pierre Diamond, le cadet du Parlement, âgé de 22 ans et 1 mois en date du 26 mars 2007. Philippe Couillard à la santé, bien que gratte-papier d’hôpital loin des urgences avant son entrée en politique provinciale, est crédible dans son rôle. Autre exemple : Christine St-Pierre à la culture. Pour les transports, nous aurions pu espérer un ancien policier, un ingénieur ou une personne très impliquée dans la cause de l’alcool au volant, favorable au Parti Libéral du Québec. Ça relance par contre le débat entourant le faible salaire des députés, qui n'attire pas les professionnels du secteur privé vers la politique, quittant leur travail pour aller brûler leur nom dans un parti pour un ou deux mandats.
Revenons à notre chien de garde, l’attaché politique de Julie Boulet, monsieur Daniel Desharnais. Il est aussi difficile à rejoindre qu’un ministre. Il y a des attachés de l’attaché, faut le faire. Pour avoir une entrevue avec la ministre des transports, il faut appeler une femme qui nous dit que Daniel Desharnais n’est pas disponible et que son blackberry n’est pas disponible en ce moment, attendre le retour d’appel, rappeler dans l’absence de retour, se buter à cette même femme qui nous dit que le chien de garde est encore en réunion, pour finalement négocier avec elle la demande d’entrevue, en souhaitant qu’elle la fasse parvenir à Desharnais, en espérant qu’il passe le message à la ministre Boulet. Voici la discussion que j’ai eu cet été avec elle, au téléphone, dans la tourmente causée par la liste des 135 viaducs et ponts à inspecter au Québec.LP : Ici Louis-Philippe Guy de Passion Rock à Victoriaville, c’était au sujet de l’entrevue dont on s’était parlé
Ça s’est arrêté là, j’ai reçu plus tard un retour d’appel de monsieur Desharnais qui me demandait d’attendre que Julie Boulet soit de passage à Victoriaville plus tard dans l’été pour lui poser des questions. Lorsqu’elle débarqua dans les Bois-Francs, mon journalistes et moi n’en avons même pas parlé. Ce ne sont pas eux qui vont nous dicter à quel moment on doit parler d’un sujet, c’est de la manipulation d’information. Je sais qu’ils en font tous.
Une attachée : Monsieur Desharnais n’est pas disponible en ce moment, mais je regrette pour vendredi ce ne sera pas possible, madame Boulet est occupée.
LP : Pas de problème, alors lundi ?
L’attachée, un peu mal à l’aise : Ah… attendez que je regarde… (quelques secondes), malheureusement, on a un empêchement lundi.
LP : Mardi ?
L’attaché, très mal à l’aise : Euh… hum… vous voulez vraiment cette entrevue ?
Pour conclure, les défis sont grands pour le domaine des transports au Québec. Autant les infrastructures sont vieillissantes et les prochaines années seront marqués par une bonne partie des 30 milliards récemment annoncés par Jean Charest et sa ministre des finances Monique Jérome-Forget, autant l’alcool au volant est un enjeu majeur de notre société qui aura coûté la vie de bien des Québécois encore en 2007. Un ou une ministre de qualité à la tête des Transports au Québec, c’est vital pour la suite des choses. Il nous faut quelqu’un de solide, en tout cas plus qu’un viaduc. C’est la prescription que j’irais porter à ma pharmacienne ce matin…
Documentation:
Article de LCN
Recette de la bagatelle
La resse Canadienne - Transport: radars, interdiction du cellulaire et limite d'alcoolémie à 0,05
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