« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

mardi 13 novembre 2007

Je me souviens tu ?

Sommes-nous à la hauteur de notre devise québécoise, qu’on doit à l’architecte du Palais législatif de Québec Eugène-Étienne Taché, en 1883 ? Il n’avait pas dit pourquoi mais on avait compris la signification de cette devise, car il avait conçu la décoration de ce qu’on appelle maintenant le Parlement de Québec en illustrant les gens qui jusque là faisaient partis des héros de l’histoire, en laissant une grande place pour les héros à venir. Nous avions l’occasion dimanche dernier de nous souvenir des soldats qui ont donné leur vie pour redonner à des citoyens sous des régimes autoritaires le droit de choisir. Je vais aujourd’hui me fier à la plaque de l’Ontario, « Yours to discover » : à moi de découvrir les faits.

L’anniversaire du traité de la 11e heure du 11e jours du 11e mois est célébré dans plusieurs pays du monde, car le monde cessait pour la première fois d’être en guerre à cette heure précise de 1918. Plusieurs noms, une seule fête. La France et la Belgique célèbrent le Jour de l’Armistice, la Pologne c’est rien de moins que le Jour de l’Indépendance, le Veteran’s Day aux États-Unis ainsi que le Remembrance Day dans les pays du Commonwealth, notamment en Grande-Bretagne, en Australie et au Canada, célébré au Québec en tant que Jour du Souvenir.

On aurait tendance à penser que le Jour du Souvenir est une célébration majeure dans une province revendiquant le titre de pays qui SE SOUVIENT. Il n’en est rien. Les gens mélangent tout. Comme si donner une tape dans le dos à un soldat allait de paire avec crier « Go Go Go » à un bataillon pour mener un raid. Il y a plein de bonnes raisons d’être contre l’intervention des troupes canadiennes en Afghanistan. J’ai personnellement d’excellentes raisons d’être pour notre effort de guerre, mais ce n’est pas aujourd’hui que je vais chercher à vous convaincre du bien fondé de cette intervention canadienne. Peut-être dans un autre article.

Partout au Canada hier, c’était congé. Au Québec, seules les institutions fédérales prenaient le férié. La radio est également sous une juridiction fédérale, mais on nous donne le choix entre le Jour du Souvenir et la Fête Nationale du 24 juin. À choisir, c’est clair que la sélection s’arrête sur un des premiers jours d’été où il fait bon fêter. J’aime la Saint-Jean Baptiste, je suis fier d’être Québécois et je veux lever mon verre à nos ancêtres qui se sont battu pour conserver les acquis de notre culture ainsi que la belle langue française. Ça ne m’empêche pas de danser sur un autre front, celui de la fierté que j’ai pour nos vétérans morts ou survivants des guerre actuelles ou antérieures. Aucun soldat n’a choisi la destination d’une intervention du pays qu’il représente. Il suit les ordres et quitte sa famille pour faire son boulot et risquer sa vie. Si vous avez des choses à dire contre la présence du Canada en Afghanistan, appelez le Premier Ministre. Si vous votez pour Stéphane Dion parce que Stephen Harper est en guerre, rappelez-vous que c’est le Parti Libéral du Canada qui a parti le bal.

Il y a également les médias qui n’ont aucune pudeur et qui attendent seulement qu’un corps de Québécois soit ramené entre 4 planches pour interviewer les 5 mêmes artistes contre la guerre. Même pas le cœur de donner 48 heures aux familles qui viennent d’apprendre le drame et les femmes/enfants qui prient pour qu’il ne s’agisse pas de leur mari/père. Séparatiste jusque dans le coccyx, le manège passe à un encadré de la 7e page lorsqu’il s’agit d’un maudit Anglais du maudit Canada anglais qui tombe sur les balles.

Nous devrions donner aux Québécois une journée par année pour réfléchir à leur soutien et leur respect envers les troupes. Au pire, on coupe une des deux journées saintes de Pâques, pour régler un accommodement de plus. J’ai croisé un vétéran anglophone de la guerre dimanche à l’épicerie, dans Saint-Lambert. Un vieil homme qui portait fièrement son chapeau noir. Je lui ai tout simplement serré la main, il semblait surpris. Ça ne doit pas arriver souvent au Québec. Les militaires vêtus en conséquence se font dévisager dans les rues québécoise, alors que partout ailleurs au pays, on leur voue un grand respect. On les laisse même passer devant nous à l’épicerie en guise de reconnaissance, là où on se souvient… vraiment. Au Québec, on n’est pas conséquent avec notre JE ME SOUVIENS sur le derrière de nos gros chars, paradoxalement, le Gouvernement du Québec a récemment pris des mesures à la mémoire des anciens combattants, entre autre en ajoutant un coquelicot à leur plaque d’immatriculation. Plutôt ironique.

Documentation:
Histoire de notre devise québécoise
November 11, selon Wikipedia
Jour du Souvenir: Charest invite à appuyer les soldats - Ian Bussière, Le Soleil, lundi 12 novembre 2007

19 commentaires:

coccinelle a dit…

J'espère que Louise Harel et ses compères vont lires cet article!

ovila a dit…
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Anonyme a dit…

Ovila, tu ne pouvais pas mieux dire!

j'ai un profond respect pour le militaire qui, contre son gré, est allé servir sous l'union jack et qui a trouvé la mort en Normandie, et ce, qu'il soit Québécois, Ontarien, jaune, blanc, rouge, méthèque, anglophone, francophone...

Mais quand je vois des gens qui aujourd'hui, s'engagent dans l'armée, pensant servir la démocratie et libérer des pauvres Irakiens alors qu'en réalité, leur chèque de paie devrait être signé par halliburton, j'ai beaucoup de difficulté à avoir de la compassion, que le soldat soit Québécois, Ontarien, jaune, blanc, rouge, méthèque, anglophone, francophone...

Le jour du souvenir, je me suis souvenu des conscrits. Ceux que notre bon gouvernement a volontairement sacrifiés pour répondre aux exigences de la mère-patrie. Ceux qui avaient comme seuls choix d'aller se faire tuer outre-mer ou de se faire tuer par leur propres concitoyens pour refuser d'y aller. Ais-je eu une pensée pour ceux qui ont signé pour aller en Afghanistan, laissant leur femme et enfants derrière, pour soit-disant aider les autres. Non...

Je vais donc vous laisser en vous suggérant un bon texte de Boris Vian: «Monsieur le président». Une vision alternative à ce blog (que j'aime bien).

coccinelle a dit…

À Ovila...

Parce qu'on peut être en désaccord avec la décision du gouvernement fédéral et provincial d'envoyer les troupes en Irak ou en Afghanistan, moi aussi je suis en désaccord, mais, les personnes qui sont là-bas, eux, c'est différent, il faut les supporter par respect parce qu'ils risquent leur vie pour la liberté.

Faut taper sur le bon clous!

Louis-Philippe Guy a dit…

Cher monsieur Anonyme... je connais ce texte de Vian, le titre c'est plutôt Le Déserteur. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'une vision alternative à ce blogue. La conscription, je m'y opposerai si un jour elle revient. On fait la guerre pour redonner la liberté à des gens, on n'enlèvera donc pas la liberté à d'autres gens en les forçant à aller faire la guerre. Ce serait paradoxal.

Pour l'intérêt des gens lisant ce blogue, voici le texte de Boris Vian, n'ayant aucun rapport avec ce que l'article d'aujourd'hui apporte dans l'esprit du soutien des troupes:

"Monsieur le président Je vous fais une lettre Que vous lirez peut-être Si vous avez le temps Je viens de recevoir Mes papiers militaires Pour partir à la guerre Avant mercredi soir Monsieur le président Je ne veux pas la faire Je ne suis pas sur terre Pour tuer des pauvres gens C'est pas pour vous fâcher Il faut que je vous dise Ma décision est prise Je m'en vais déserter Depuis que je suis né J'ai vu mourir mon père J'ai vu partir mes frères Et pleurer mes enfants Ma mère a tant souffert Elle est dedans sa tombe Et se moque des bombes Et se moque des vers Quand j'étais prisonnier On m'a volé ma femme On m'a volé mon âme Et tout mon cher passé Demain de bon matin Je fermerai ma porte Au nez des années mortes J'irai sur les chemins Je mendierai ma vie Sur les routes de France De Bretagne en Provence Et je dirai aux gens: « Refusez d'obéir Refusez de la faire N'allez pas à la guerre Refusez de partir » S'il faut donner son sang Allez donner le vôtre Vous êtes bon apôtre Monsieur le président Si vous me poursuivez Prévenez vos gendarmes Que je n'aurai pas d'armes Et qu'ils pourront tirer"

Merci tout de même à Monsieur Anonyme d'avoir lu et d'avoir émit un commentaire. Vous êtes toujours le bienvenue.

LP

Cristal a dit…

Tout pays a besoin de l'armée
L'armee n'est pas juste pour les pannes electriques et les deluges
elle est là pour proteger là où il a danger

Le Canada voisin des USA doit proteger son pays contre les
terrorismes car le Canada est aussi cible . Il est normal
qu'il aille au combat et remettre sur pied un autre pays

Nathb64 a dit…

Le Canada survivrait probablement sans armée, sauf qu'il aurait l'air fou la journée où un autre pays lui ferait la guerre.
Qui nous défendrait?
Tu ne peux quand même pas demander à des policiers d'aller se battre à leurs places car ce n'est pas leur métier.

Est-ce que le monde s'en porterait mieux...
Par monde, est-ce que tu entends la population d'ici ou la politique mondiale?
Si c'est la population, j'ai l'impression que ce serait divisé.
Ça me fait l'idée qu'il y a un plus gros support envers les troupes du côté Canada anglais.
Eux seraient p-ê plus déçus qu'autre chose si le Canada cessait de prendre les armes... ici ça laisserait probablement indifférent.
Si par monde tu entends la politique mondiale, là je te dirais que j'aimerais mieux que le Canada revienne avec le rôle plus pacifique des casques bleus.
Le Canada était mieux vu à ce moment-là côté opinion mondiale, parce qu'il était pacifique, tandis que là l'armée canadienne est sur le même pied d'égalité que les autres armées, elle n'est plus là pacifiquement car elle prend les armes.
Ses soldats risquent beaucoup plus là, ils font partis de ceux qui combattent alors qu'avant ils étaient p-ê plus en retrait ou du moins plus en sécurité vu qu'ils étaient présents de façon pacifique.

Qu'est-ce qui arriverait si on abandonnait?
Si on abandonnait la présence des soldats dans un conflit armé comme en Afghanistan par exemple... je ne sais pas si ça changerait réellement quelque chose dans ces conflits-là en particulier.
Si on revenait aux casques bleus et qu'on abandonnait un pays, j'ai bien peur que les vilains d'ailleurs prendraient leur revange sur la population locale de ce pays-là car il n'y aurait personne pour la/les surveiller.
Si on abandonnait l'armée ici dans notre pays, j'ai bien peur qu'on aurait l'air fou la journée où on serait directement impliqué dans une guerre.
Qui nous défendrait?
Qui viendrait à notre secours??
Qui se porterait volontaire pour venir défendre notre territoire, nos intérets, notre population???
Les pays n'ont pas le choix d'avoir une armée, reste à savoir jusqu'à quel niveau ils veulent qu'elle soit impliquée, quel rôle ils veulent lui faire jouer... plus pacifique ou plus combative??
Ici on prône pas mal plus une armée plus pacifique qu'autre chose, si vous me demandez pourquoi je dis ça, je répondrais ceci... est-ce que la population protestait quand nos casques bleus partaient en mission ailleurs où il y avait des conflits?
Je ne me rappelle pas avoir entendu demander qu'on ramène nos troupes ici à ces occasions-là.
Il me semble que lorsque nos soldats partaient pour ces missions-là, c'était beaucoup mieux vu, beaucoup plus favorable que là.
Remarque... c'est p-ê une idée que je me fais aussi, mais il me semble que c'était pas mal plus approuvé à ces moments-là que maintenant alors qu'on joue un rôle plus combattif..

vlad a dit…

Depuis que le monde est monde qu'il y a des guerres. Et y en aura toujours. Parcontre, je trouve idiot qu'un pays mette son budget là-dedans et soit endetté jusqu'au front et non jusqu'au cou.

slipoman a dit…

On a beau être contre la guerre, il faut accepter que pour plusieurs personnes ça soit une carrière intéressante, ou une façon d'arriver à une carrière intéressante.

Pour ce qui est du support, je calcule que leur salaire et leur conditions tout à fait excellentes témoigne déjà du support qu'on accorde au militaire en tant que société. C'est amplement suffisant pour compenser les désavantages de la job, genre aller à la guerre et y mourir pour certains. C'est le métier.

Alex_ a dit…
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Louis-Philippe Guy a dit…

La moindre des choses lorsqu'on écrit de telles choses serait de l'amener de façon plus intelligente, pour ne pas avoir l'air pire que ce qu'on décrit.

wildcat a dit…
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Moe a dit…

Excellent Louis.

Seulement, ne crois-tu pas qu'un jour par an pour que les Québécois se souviennent risque d'être un coup d'épée dans l'eau ?

Le problème, c'est que le désaccord des nouvelles générations, plus particulièrement nos têtes dures de Québécois, envers les guerres (sans exception, sans considération et sans nuance) se reflète amèrement sur nos vétérans, et je ne vois pas en quoi une journée de congé risque d'améliorer la situation.

Le problème, encore et toujours, reste le même : nous manquons d'information, d'intérêt et trop souvent d'empathie.

J'aimerais bien qu'il existe un autre moyen, plus simple, rapide et efficace, que de mettre l'accent sur l'éducation (information) des générations futures pour palier à ce manque. Mais malheureusement, les seuls autres moyens que je vois ne me plaisent pas : retour au nationalisme patriotique extrême (intérêt), ou le retour à la religion catholique (empathie).

On sait tous le lot de problèmes que le mélange nationalisme/religion peut causer...

Mais la question se pose. Comment faire pour ramener un semblant de respect envers les vétérans ? Même si nous sommes en désaccord avec la guerre, c'est la moindre des choses de reconnaître le sacrifice de ces hommes et femmes pleins de bonne volonté et du désir de défendre du mieux qu'ils peuvent ce que nous chérissons tous.

Blâmons le gouvernement autant que nous voulons pour des décisions que nous considérons douteuses, mais respecter nos combattants ne me semble pas une question d'opinion ; c'est un devoir de citoyen.

Louis-Philippe Guy a dit…

À moe...

Je suis tout à fait d'accord avec ta réponse qui est tout aussi excellente. C'est bien sûr que ça passe par l'éducation. comme plusieurs problèmes d'ailleurs.

Pour ma suggestion de passer une journée y réfléchir, ce n'est qu'un symbole. Tout le monde s'arrête alors qu'on ne prend pas le congé ici au Québec, ça projète pas en partant une bonne image. Souvenez-vous qu'avant qu'on change la signification du férié en mai pour le dédier aux Patriotes, on fêtait une Reine et un héros obscur... Dollars Desormaux...

Citoyen Canadien a dit…

Je partage totlalement ton avis. C'est exactement la réflexion que je me suis fait lundi. J'avais affaire avec un client au NB et j'ai soudain compris que les commerces étaient fermés au NB comme partout au Canada sauf au Québec.

Nous devrions avoir honte...

Mais évidemment, si on accordait au Québec un peu trop d'attention aux vétérans de la denière guerre on risquerait aussi de faire pâlir l'étoile de certains de nos "héros" nationalistes du passé qui prêchaient dans ces années de guerre la désobéissance civile, niaient la persécution des juifs qu'ils prétendaient être de la propagande britannique, donnaient un appui inconditionnelle au Maréchal Pétain. Après la guerre ce sont toujours ces mêmes nationalistes qui ont accueillis ici à bras ouvert des collaborateurs français qui fuyaient la justice de leur pays

À cette époque , les Chaloult (père du drapeau "national" du Québec) et les Groulx étaient fortement influencés - même s'ils s'en défendaient en public - par la doctrine Maurassienne qui préconnisait le retour de la monarchie et qui considérait l'État de droit comme une abomination. Son influence fut énorme au Québec et Lionel Groulx dirigeait pendant un certain temps la version "québécoise" de la Revue politique L'Action française.

Citation:
« Je vous avoue que, pour ma part, Maurras a contribué à me dégoûter de la démocratie. »
Lionel Groulx


Pour Maurras, tous les problèmes de la France et même de l'Europe étaient inputés aux:

Citation:
"les juifs, les protestants, les francs-maçons, et les étrangers (que Maurras appelait "métèques").


Ou encore au sujet de Léon blum:

Citation:
« C'est en tant que juif qu'il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum. Ce dernier verbe paraîtra un peu fort de café : je me hâte d'ajouter qu'il ne faudra abattre physiquement Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu'il rêve contre nos compagnons d'armes italiens. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer.»[


Voilà le genre d'individu qui influençait la pensée de notre élite intellectuelle des annès 40 antes.

On peut mieux comprendre ainsi les vitrines des commerces juifs qu'on cassait pendant les manifs anti conscription ( plus ça change plus c'est pareil au Québec: toujours le mêmes victimes et le mêms coupables) et les motivations de ces municipalités qui placardaient des interdictions de séjour aux juifs (St-Jérôme).

Bref nos élites préféraient écouter Radio Paris que les messages Gaulistes de Londres!

Alors, tiens-t-on vraiment à se souvenir de cette époque?

En fait, c'est une période tabou!

D'où d'après moi cette oblitération du 11 novembre!!

JMS a dit…

À Citoyen Canadien...

Citoyen canadien a écrit:
À cette époque , les Chaloult (père du drapeau "national" du Québec) et les Groulx étaient fortement influencés - même s'ils s'en défendaient en public - par la doctrine Maurassienne qui préconnisait le retour de la monarchie et qui considérait l'État de droit comme une abomination. Son influence fut énorme au Québec et Lionel Groulx dirigeait pendant un certain temps la version "québécoise" de la Revue politique L'Action française.



Faut dire que dans ces années là l'exemple venait de haut; le premier ministre du Canada à ce moment là le libéral Lyon MacKenzie King était lui aussi un admirateur d'Hitler et un pro-nazzi notoire, c'est le responsable anglophone de l'immigration au fédéral qui parlant de l'immigration au Canada disait "qu'aucun juif c'était déjà trop".

Citation:
On peut mieux comprendre ainsi les vitrines des commerces juifs qu'on cassait pendant les manifs anti conscription ( plus ça change plus c'est pareil au Québec: toujours le mêmes victimes et le mêms coupables) et les motivations de ces municipalités qui placardaient des interdictions de séjour aux juifs (St-Jérôme).



Un des participants à cette manifestation où des vitrines de commerces juifs furent brisées était nul autre que notre représentant de la reine, l'ex-lieutenant gouverneur, le très fédéraliste Jean-Louis Roux. Et des placards offensants on en trouvait ailleurs au Canada aussi, un célèbre sur les plages près de Toronto disait "Juifs et chiens non admis".

Citation:
Alors, tiens-t-on vraiment à se souvenir de cette époque?



Au Québec le mouvement nazi était représenté par le très fédéraliste, anti-séparatiste et anglophile Adrien Arcand; toutes ses réunions débutaient et se terminaient par le chant du Oh Canada. Ses journaux étaient financés par le chef de la très loyale opposition de sa majesté l'ex premier-ministre fédéral Richard Bedford Bennett. Le nouvement d'Arcard s'est éventuellement fusionné au beaucoup plus gros groupe ontarien, le Swastika Club.

JMS

goglu a dit…

De tous temps, les juifs ont été attaqués par bien des gens; ils méritent notre protection.

JMS a dit…

Contre qui doivent ils être protégés au Québec ???

Vous saviez que les 2 premiers juifs jamais élus à un parlement dans tout l'empire britannique l'avaient été au Québec.

Je lisais l'autre jour les mémoires d'un juif, vendeur itinérant de tissus, fils, etc., qui parcourait toutes les paroisses du Québec avec ses valises dans les années 1930-50. Il racontait que quand il entrait dans les commerces tenus par des francophones on lui disait: Tiens v'la encore le maudit juif alors que quand il entrait dans des commerces tenus par des anglophones on le traitait poliment. Mais par contre il disait aussi que les francos achetaient tout ce qu'il avait à vendre alors que les anglos n'achetaient jamais rien de lui.

JMS

Polémic a dit…

Un collègue à moi, d'origine britannique m'a expliqué que l'Angleterre s'est débarrassé de ses jouwiches vers la fin des années 1800 en les paquettant dans leurs temples, la nuit, avant d'y mettre le feu. Le lendemain, les juges de paix distribuaient au peuple les biens laissés derrière. Selon mon collègue, ce serait ce qui explique l'admiration que Hitler avait pour les Anglais. Il concluait en disant : Quand tu t'en vas dans un pays, que tu y vis pendant des générations, que tu t'enrichies mais que tu refuse de parler comme le peuple, de t'habiller comme le peuple et de faire comme le peuple, c'est comme si tu te peignait un gros bull's eyes dans le dos, et tu ne peux blâmer que toi-même pour les conséquences.