« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

jeudi 22 novembre 2007

L’Hominisme

source photo: ville-st-girons.fr
Le Québec s’est engagé depuis 20 ans dans un cercle vicieux très dangereux. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que les femmes ont pris leur place dans la société. La mauvaise, c’est que les hommes ont laissé la leur. On se retrouve en 2007 à l’aube d’une société où le savoir est féminin. Vous ne trouverez aucune intention de sexisme dans ce commentaire.

Je ne pense pas que ce soit de la faute des femmes si elles sont maintenant majoritaires sur les bancs d’études universitaires au Québec. Les hommes se sont assis sur leurs lauriers et la dernière génération à l’avoir fait ne s’est pas encore rendu compte des conséquences de son laisser-aller collectif. En enseignement, davantage de femmes obtiennent leur diplôme. C’est encore plus flagrant si on ne regarde que les diplômés de l’enseignement primaire. On pourrait ajouter à cette donnée le spectre des fausses accusations d’attouchement sexuelle pouvant être aussi nuisante pour la réputation d’un jeune homme enseignant au primaire que de vrais accusations bien fondées comme étant un facteur dissuasif pour celui-ci d’opter pour ce choix de carrière.

Le résultat d’une surpopulation de femme, c’est qu’on féminise le contenu de l’enseignement dès le très jeune âge. Le phénomène n’est pas nouveau, de 1989 à 1995, de la maternelle à la sixième année du primaire, je n’ai croisé que des femmes comme institutrice, les remplaçantes incluses. Êtes-vous de ceux et celles qui pensent qu’un garçon possède les mêmes stimulis d’apprentissage que les filles ? De nombreuses études prouvent le contraire.

Selon François Guité, enseignant à l’école secondaire de Rochebelle, les garçons préfèrent la compétition, l’indépendance et les défis. Ils réagissent mieux au stress. Ils attribuent le succès aux habiletés, réussissent mieux aux résolutions de problème et s’adonnent davantage à la procrastination et aux retards.

Les filles, elles, préfèrent coopérer, prendre des notes et maîtriser une tâche. Elles réagissent moins bien au stress. Elles n’attribuent pas le succès aux habiletés, mais à la chance et l’effort. Elles perdent de la confiance en soi et le goût du risque avec l’âge, traitent l’information plus rapidement jusqu’à l’adolescence et sont plus patiente avec l’âge.

Dans ce contexte, il est évident qu’un cours en classe ne peut être donné de façon à accommoder autant les garçons que les filles et qu’une éducation entièrement mené par des femmes ne peut qu’être nocif pour les jeunes hommes. Loin de moi l’idée de rediviser l’éducation en écoles de gars/écoles de filles. L’école ne nous apprend pas que des mathématiques et du français, mais également la vie en société, ce qui inclut d’endurer leur maudit caractères. C’est une blague. Par contre, je suis d’avis que dans certaines circonstances, on devrait prendre les garçons et les filles de façon séparé pour présenter la matière et qu’en tout temps, l’enseignant devrait prendre en considération les deux façons très différentes d’apprendre afin de stimuler les élèves des deux sexes. Il ne faut pas généraliser, certains garçons apprennent comme des filles et le contraire est aussi vrai. Des enseignantes peuvent également donner des cours pour les garçons et la majorité de femme en avant des classes ne devrait pas justifier l’accès plus facile aux filles des groupes aux meilleurs notes.
« En 2000-2001, 25% des garçons étaient en situation de retard scolaire à la fin du primaire, comparativement à 17,8% des filles, phénomène qui se maintient depuis 35 ans. » - Programme d’indicateurs du rendement scolaire, sous la responsabilité du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. Cette épreuve est administrée tous les quatre ans.
Il est permis de penser qu’une majorité féminine dans les hautes études est liée de cause à effet avec le pourcentage de femmes dans le corps professoral qui les ont formé dès le jeune âge, ce qui crée de générations en générations un clivage qui ne cesse de prendre de l’expansion, c’est un cycle, un cercle vicieux, au sens imagé du terme. Pendant ce temps, le taux de décrochage ne cesse d’augmenter chez nos gars. Dans l’Outaouais, selon Statistique Canada, là où la situation est la plus critique, 42,1 % des garçons contre 27,1 chez les filles sortent du secondaire sans diplôme ni qualification. Les autres régions ne sont pas en reste.
« Le décrochage des gars au secondaire est une tragédie nationale.» - Jacques Parizeau, ex Premier Ministre au Québec
Comment attirer nos gars vers les hautes études ? Est-ce qu’on se dirige vers une féminisation de la société québécoise ? Voilà des questions qui devront être répondue très rapidement, dans cette période de réforme qui semble pour l’instant ne pas avoir l’hominisme à l’ordre du jour. À part pour l’équité salariale en voie d’être réglé, le combat des féministes est terminé, c’est aux hommes de se lever, pas pour recommencer à négliger la femme, mais pour conserver la place qui leur revient. Qui aurait cru il y a 50 ans que les hommes devraient marcher un jour pour regagner leur équité ?

Documentation:

Écart entre les garçons et les filles
Différences d'apprentissage par sexe
Taux de décrochage garçons versus filles
Définition de la procrastination

14 commentaires:

Anonyme a dit…

Les femmes souvent en plus de faire le travail de la maison, fait un travail de bureau de sorte que ce faisant,elle s'est tirée dans le pied. Les femmes en faisant 2 travaux n'ont plus une belle qualité de vie et elles devraient bientôt mourir plus jeunes que les hommes. L,espérance de vie devrait bientôt changer celle de l,homme ralongeant, celle de la femme raccourcissant.

Par contre les femmes ne sont pas folles,elles ont remédiés à leur problème en travaillant moins que l'homme. Elles font moins d'heures, travaillent souvent 4 jours/semaine etc...

Anonyme a dit…

Louis-Philippe, tu viens d'écrire quelque chose qui me tient à coeur depuis un bon moment. Je ne saurais rien ajouter d'autre, sinon que les jeunes garçons ont besoin de modèles masculins.

Dans nos écoles, c'est mal vu pour un garçon d'avoir de bons résultats scolaires. Il faut qu'ils prennent goût à l'apprentissage pour qu'ils franchissent eux aussi l'étape des études supérieures.

~LeWISTYLE~ a dit…

Les institutrices peuvent adapter certains de leurs cours pour les garçons et d'autres pour les filles afin de donner une chance égale aux deux sexes, mais en effet, il leur faut un modèle masculin.

Ce modèle est de plus en plus effacé. Les familles mono-parentales centrés vers la mère et l'absence de professeurs mâles dans nos écoles font en sorte que nos jeunes garçons sont élevés par des femmes.

Anonyme a dit…

S'assoir calmement à sa place, fermer sa gueule, écouter la madame, faire des belles lettres rondes sur des belles lignes droites et avoir le nez dans les livres. C'est des affaires de filles, pas surprenant que la plupart des gars crachent sur l'école. Les gars veulent faire, essayer, voir et bouger mais on les laisse même plus courir pendant les récréations ni faire des jeux ''violents'' comme le ballon-chasseur.

L'école est contrôlée par les femmes et pour les femmes, c'est assez clair.

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Je suis pas d'accord que les femmes ont pris leur place dans la société, elles ont pris la place des hommes. Allez dire aux grandes savantes de la faculté de Sciences Humaines de l'Université de Trois-Rivières que c'est la femme qui est la plus apte pour prendre soin des bébés et vous allez voir ce que je veux dire .. ma blonde l'a fait et elle a été huée en pleine salle de cour !!

Anonyme a dit…

Tres bon point,qui touche la société plus qu`on le pensse.nos chèrs écoles,ou la plupart des profs sont des femmes...oufff pas que je suis en rogne contres les femmes,j`en suis une,je peut juste dire sur le sujet pour avoir un fils qui va à l`école,niveau secondaire,que la direction et le personel sont en générale des femmes,(asser controlantent)et crois moi ,ça materne la dedans,ho lala...une vrai garderie,ridicule.Parchance cette année mon fils a commencé un Dep en soudure et c`est un prof homme,un vrai..wow...tout va number one,yé pas ds le téléphone a la moindre niaiserie pour se plaindre,et mon gars et toute sa classe on du fun d`aller a leur court et tout ceci se fait ds le respect...
Que les hommes reviennent ds les écoles au p.c.,ça urge

Anonyme a dit…

Comment réagis-tu au fait que moi et ta mère aurions bien aimé que tu poursuives tes études à l'université? Et commnet interpréter le comportement de ton frère face aux études. Pour ce qui est des enseignants masculins, surtout pour les classes de maternelles, je n'ai pas de réponses si ce n'est ce commentaire: L'évolution de l'être humain, c'est plusieurs millions d'années. L'homme a eu comme rôle l'enseignement de la chasse, la pêche, la défense et l'attaque. On lui confiait les plus âgés du clan pour qu'il leur enseigne c'est connaissance essentielle à la survie. Les jeunes restaient près des femmes qui,elles s'occupaient du camp. L'homme moderne, quelques centaines d'années, ce n'est pas suffisant pour modifier dans les gènes des habitudes et comportements plus que décamillénaire. Je pense donc tout bêtement que toute proportion gardée, il y a moins d'hommes que de femmes qui s'intéressent à l'enseignement aux jeunes enfants.
bye

~LeWISTYLE~ a dit…

J'ai quand même un diplôme d'étude collégial dans un technique. Je ne fais pas parti de la statistique de garçons qui sortent du secondaire avec pas le moindre diplôme. J'apprenais plutôt bien à l'école dans mes classes enseignés par des femmes parce que je répondais bien à cette éducation, ce qui n'a pas été le cas de la majorité de mes camarades qui, je me souviens très bien, en arrachaient.

Pour la phrase "ta mère et moi aurions bien aimé que tu ailles à l'Université", cela fera peut-être l'objet d'un futur texte. Trop de gens sont formés à l'Université dans des domaines où il n'y a pas d'emploi, alors que les domaines manuels et techniques ont grandement besoin de main d'oeuvre. On forme beaucoup trop de policitiens, d'historiens...

La volonté des parents c'est une chose, les moyens d'étudier jusqu'à 25 ans et l'amour pour un métier qui ne le demande pas 7 ans t'édudes supérieurs, s'en est une autre.

Et pour ce qui est de mon frère, c'est exactement le genre de garçon oublié par le système.

Anonyme a dit…

Sans rien réfuter de tout ce qui s'est dit jusqu'à présent (je suis même plutôt d'accord), j'aimerais savoir si on a les données pour comparer les retards scolaires d'aujourd'hui avec les retards dans des décennies antérieures.

On compare les retards des gars versus les retards des filles 'aujourd'hui' mais est-ce que ces retards ont augmenté depuis les années ... disons 60-70 ?

Si oui, l'augmentation est-elle plus forte du côté masculin ou pour les 2 sexes ?

Si elle est plus forte du côté masculin, oui, il y a un problème. Sinon, .... ????

Je me pose la question parce que me semble que cela a toujours été une majorité féminine qui a enseigné le primaire. J'ai rarement vu des hommes (à part l'éducation physique) - de mon temps ET du temps de mes frères et soeurs (on parle quand même d'un intervalle de 25 ans entre ma soeur ainée et moi !)


Oui, la femme a pris sa place (ou la place des hommes si vous préférez); sur certain plan c'est positif mais sur d'autres c'est pas une réussite.

Anonyme a dit…

Questions intéressantes, RdL..

Dans le passé, il y a 40 ans et plus, l'éducation supérieure, passé la 9ième année, coûtait cher aux parents et on n'accordait pas beaucoup d'importance à l'éducation des filles car elles devaient quitter leurs emplois en se mariant. De plus, l'économie d'aujourd'hui est beaucoup plus orientée vers le savoir.

Alors, comparer les performances des garçons et des filles d'aujourd'hui avec ceux d'antan n'est pas vraiment utile.

Anonyme a dit…

Tu as bien raison, il est temps qu'on agisse pour contrer le décrochage des gars et aussi il faudrait que cesse la discrimination positive!

Anonyme a dit…

Je suis un gars et j'ai bénéficié d'un certain traitement de faveur dans un cours sur le féminisme à la maîtrise, dans le programme en anthropologie.

La prof était une vieille dame bien sympathique. Elle m'a fait passer en premier dans le séminaire de présentations orales (ça enlève le stress et elle donne systématiquement des meilleures notes aux premiers qui brisent la glace et présenent leur travail même s'il est encore en chantier) et elle m'a donné des notes quasi-parfaites, comparé à des filles qui passaient à peine à 60%.

Mon sujet portait sur l'émergence du féminisme dans le contexte du socialisme du 19e siècle, du théosophisme et des premières loges franc-maçonniques féminines; puis de la 2e phase de féminisme dans le contexte du néo-spiritualisme, new age, féminisme de la Déesse, les féministes raciales etsorcières, le culte de environnemental de Gaia à l'ONU, etc. En gros je disais que ces idéaux ont déjà été subversifs, mais que présentement c'est l'élite qui s'est emparée et que dans une analyste marxiste féministe, il faut être conscient que l'idéologie dominante sert l'élite et est contrôlée par l'élite. Ce discours féministe du culte new age de la Déesse Gaia était marginal et subversif autrefois, mais aujourd'hui il est récupéré par l'ONU et les instances mondialistes qui opèrent en opposition dialectique contre le monde traditionnel à l'Est. Ainsi vous verrez ces féministes radicales militer contre le christianisme, contre l'Islam, au nom de la liberté... bref elles s'allient au plan mondialiste de l'Onu et des USA tout en pensant combattre l'hégémonie occidentale qu'elle imaginent être chrétien patriarcal obscurantiste (elle se croient à peine sortie du joug de la '"grande noirceur"!)

En tout cas, c'est peut-être parce que j'étais un bon élève (!) ou parce qu'elle appréciait qu'il y ait des gars dans la classe, mais en tout cas j'ai senti chez cette prof de féminisme (aujourd'hui retraitée) une légère tendance à favoriser les gars doués de sa classe.

Anonyme a dit…

J'ai bien aimé la phrase "assis sur leurs lauriers" pcq je dirais qu'en effet les gars dorment au gaz, sont sous auto-hypnose a se répéter de faux mantras...pendant que les femmes, elles, sont mieux éveillées, bien lucides, savent ou elle s'en vont et font du chemin.

Je pense que c'est pas payant pour les gars de se chercher des différences inter-sexes. Ca agrandis le faussé et creuse leurs trous encore plus profondément. Qualité mâles VS qualité femmele, c'est de la crap. Y'existe des qualités et des défauts humains. Et c'est entre les 2 qui faut choisir peu importe le sexe.

Les sexes étant considérés égaux (bienque non similaires), c'est les différences individuelles (tout sexes confondues) qui font le poids. Des fois ca va être un gars qui est meilleur, d'autres fois ca va une fille. Je pense que c'est comme àa qui faut aborder les choses maintenant

Anonyme a dit…

Je suis en désaccord complet avec la séparation selon les sexes. L'idée est fondée dans une méconnaissance de ce qu'est une moyenne. Ce n'est pas parce que le gars moyen est plus confortable avec le stress que la fille moyenne que TOUS les gars sont plus confortables avec le stress que TOUTES les filles. Votre solution peut avoir quelques bonnes idées, mais elle est aussi discriminatoire, car au lieu de juger les gens selon leur attitude et leurs préférences, vous leur assignez un stéréotype selon leur organe reproducteur et vous les condamnez d'emblée à un stéréotype à cause de ça.

Des gars qui sont confortables avec le système présent d'éducation et qui réusissent bien, il y en a, pourquoi les forcer à changer pour un système avec lequel ils pourraient moins bien réussir sous le seul prétexte que le groupe dont ils sont issus a tendance à profiter d'un changement de ce système?

Si on choisit d'installer un choix de manière d'apprentissage, on devrait le faire en exposant chaque enfant aux différentes manières en bas âge et leur permettre de faire un choix pour la manière qu'il préfère et dont il profite plus.

Il faut aussi s'attaquer à la perception culturelle que les gars ont d'eux-mêmes. Trop souvent, la "virilité" semble être associée plutôt à la force physique et au rejet des valeurs académiques. Il faut regarder les modèles auxquels on expose les jeunes de nos jours, et ce pour les deux sexes.

Anonyme a dit…

Je suis entièrement d'accord avec toi Simon. La moyenne c'est rien d'autre qu'un indicateur de prévalence d'un seul paramètre ou trait. Or les être humains sont multidimensionnels...des centaines de paramètres. Ca commence à faire tellement de combinaisons, et d'interactions que c'est juste pour nous faire oublier qu'on est finalement unique dans toute cette variabilité. A la fin ca donne rien. Même pire, on pourait être tenté de s'identifier à des traits qui sont contre notre nature ou tempérament à soi. C'est pas mieux de paser sa vie a esayer de ressembler à ce qu'on est fondamentalement pas. ca peut être ben frustrant. Plus simple d'être soi-même, je pense. Connais-toi toi-même, que disait l'autre? Pis y'avait ben raison.