« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

samedi 20 octobre 2007

Nos arénas et la santé

Comme vous le savez certainement, j'ai entrepris depuis le premier janvier une révolution de mon style de vie qui m'a fait passé d'obèse à poid santé. Ça n'a pas été facile, les tentations sont fortes et omniprésentes. Je suis un amoureux de Grand-Papa Burger avec fromage chez A/W, de poutine avec un side-order d'hot dog steamé chez la Fromagerie Victoria, de trio 2 cheeze pas d'cornichon pas d'oignon chez McDonald's (pas le joueur des Sea Dogs) et de tout ce qu'on peut retrouver dans les arénas. Je suis content parce que j'ai maintenant intégré fruits et légumes à mon alimentation et je vois réellement la différence. Je fais parfois des écarts qui me rendent heureux, mais la fréquence a grandement diminué. De 3 gâteries par semaine à une par 2 mois. Depuis le début de la nouvelle saison, je suis tenté et je risque maintenant la rechute. J'ai bien dis je risque, car je n'ai pas encore céder à cette grande blonde mince m'envoyant des signes de bouche et exhibant les clés de sa chambre, c'est à dire la belle grosse boîte de beignets présente à chaque match sur la galerie de presse du Colisée Desjardins.

Loin de moi l'idée de critiquer l'organisation des Tigres. Mon message ici se veut général à toute la LHJMQ et même à toutes les arénas qui présente du hockey. Quand il vous prend une de ces faims à vouloir dévorer le bras gauche du juge de ligne (le bras qui ne sert pas de toute façon), vous n'avez pas le choix. À l'entracte, vous vous installez dans le grand line-up de la petite cantine, vous arrivez devant le vaste menu et constatez que vous prendrez ce soir 2 livres. J'ai l'impression que ce qu'il y a de plus santé c'est la saveur de fruit dans les bonbons ou les tomates dans le ketchup des chiens-chauds.

Je ne demande pas aux arénas de bannir la malbouffe. C'est vraiment se mettre la tête dans le sable que de penser qu'on va aider les gens en enlevant la malbouffe de certains endroits, comme l'école. Comme si rendu dehors, ils n'allaient plus en manger. Il faut éduquer. La vraie solution, c'est d'offrir une alternative santé. Comme ça, les gens ont le choix. J'arriverais au comptoir, je regarderais le menu et pourrait y voir un casseau de frites-sauce ou bien un de celeris et carottes avec trempette. Peut-être que vous êtes en train de vous dire que personne en achèterait et que la franchise devrait fermer ses portes. Faux. Les gens ont de plus en plus à coeur leur santé, pas le choix, c'est le coeur qui lâche sinon. Vous parlez d'une logique ! On va voir des jeunes faire du sport et être en santé, puis dans les estrades, on s'arrange pour ne jamais être capable de faire comme eux. Comme si on séparait par une baie-vitrée les gens qui vont vivre vieux et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps. Un guetto de mauvaise santé !

J'ai nommé les crudités, mais quelqu'un pourrait aller plus loin et nous présenter un menu de wraps, sous-marins, jus de légumes, soupes et pourquoi pas des clubs sandwich pas d'bacon, pas d'mayo.

J'ai toujours faim pendant les matchs, surtout ceux présentés les dimanches après-midi dès 16h00. Je vous averti, d'ici la fin de la saison, vous allez m'apercevoir entrer à l'aréna avec une boîte à lunch. Au pire, j'en prendrai une vraiment grande et je vendrai son contenu aux partisans voulant opter pour cette alternative santé. Il y a de l'argent à faire !

1 commentaire:

Girma a dit…

Bravo et j'aimerais que tu envoies ton article dans le Soleil, la Presse, et tous les quotidiens! C'est une article comme celui-là qui sembilise les gens et le jour n'est pas loin pour qu'on soit tous convaincus qu'il faut manger santé si on veut vivre vieux mais en santé et non en chaise roulante ou aux soins des autres; pouvoir garder son indépendance physique c'est un objectif qu'on doit tous se fixer et ton article aiderait grandement plusieurs personnes. Alors publie le, ça vaut la peine!