« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

jeudi 25 octobre 2007

On sort, c’est Pauline qui reçoit !

Après Pauline la millionnaire, Pauline l’unilingue, voici Pauline la xénophobe, qui agit anticonstitutionnellement ! Elle ne connaît peut-être rien à l’anglais, mais son français, elle le maîtrise à fond, c’est prouvé maintenant qu’on la qualifie avec le mot le plus long du dictionnaire. C’est terminé la petite lune de miel pour la nouvelle chef du PQ. Les dernières semaines n’ont pas été facile et les prochaines ne s’annoncent pas jojo. Le projet 195 ne fait pas l’unanimité, bien au contraire.

Pour ceux qui comme moi n’ont pas beaucoup porté attention au dossier dernièrement, je vous donne la révision rapide. Dans ce projet de loi qu’elle présente à l’Assemblée Nationale, Pauline Marois nous parle de l’élaboration d’une constitution québécoise et de l’institution d’une citoyenneté québécoise. Au départ, il y a un problème. Cela ne peut être décidé à Québec, mais à Ottawa. Si les Québécois avait eu ce souhait, le Parti Québécois aurait obtenu assez de siège au Parlement pour en débattre avec Ottawa. En tant que tierce parti, il n’est pas de son ressort d’amener de telles choses qui seront à l’avance rejetées. L’ADQ et le PLQ ont déjà d’ailleurs dit non et ça restera sur les tablettes.

Retour au vote ethnique de Parizeau

Pauline Marois et son « nous » vont-ils donner au cercueil péquiste le dernier coup de marteau que le clou du bout a besoin afin d’être bien enfoncé ? Elle donnerait avec son bill 195 trois petites années aux immigrants et à nos anglophones pour apprendre notre histoire et surtout, notre français, sans quoi ceux-ci ne pourrait voter. Tous les moyens sont bons pour retourner au pouvoir chère Pauline, celle qui rejetait l’idée d’un référendum il n’y a pas si longtemps pour faire sa belle. Pourquoi pas donner exclusivement aux péquistes le loisir de se présenter aux urnes ? Arrêtons de s’enfarger dans les fleurs du tapis, c’est vers ça qu’on s’en va avec l’impératrice de l’Île Bizard.

Je ne suis nullement contre d’enseigner le français obligatoirement aux Québécois. C’est une merveilleuse langue : il faut la protéger et la propager. By the way (oups, de l’anglais), la loi 101 ne le faisait pas déjà ? Ce qu’on doit faire pour assurer une bonne défensive à la ligne bleue de notre langue, c’est de donner les effectifs nécessaires aux services de l’immigration pour la francisation, et non les couper, ce que souhaite faire Jean Charest. Il faut également imposer aux étudiants du domaine professionnel un cours de français avancé qu’ils doivent réussir. Obliger les assistés sociaux à suivre également ce cours et à faire des menus travaux convenant à leurs aptitudes physiques pour recevoir leur rémunération mensuelle qui pourra alors être augmentée (autre débat, autre article, à venir, un jour).

Il faut de plus se doter d’outils pour prendre notre place dans le monde et se donner comme mission de maîtriser l’anglais langue seconde. Instaurer une présence de bilinguisme dès le CPE, une génération d’enfant qui aura toutes les chances de réussir dans le nouveau monde.

Je trouve ça assez paradoxale qu’une telle idée sorte de la bouche d’une femme qui aurait toutes les misères du monde à émigrer dans un pays anglophone et de s’en sortir. Elle serait la première à décrier le fait qu’on lui enlève son droit de vote, car elle ne peut placer 2 mots en anglais sans bafouiller. Bon... récemment notre Pauline a pris l’engagement de suivre des cours d’anglais. Donnons lui 3 ans, de toute façon son parti ne sera pas prêt à prendre le pouvoir ni demain, ni dans 2 ans. Dans 3 années, échéancier qu’elle imposerait aux gens qui arrivent au Québec pour apprendre le français, on pourra juger de son propre apprentissage d’une seconde langue. Don’t be inquiète, ça ne se passera pas comme ça.

Documentation :

Présentation du projet de loi numéro 195 - Loi sur l'identité québécoise
Projet de loi numéro 195 (document pdf)

Mise à jour (26 octobre)
La Commission des droits de la personne juge que des dispositions de son projet de loi sur l’identité violent la Charte québécoise des droits et libertés.
Le PQ refuse de modifier son projet de loi

3 commentaires:

Girma a dit…

Je sais que Pauline Marois n'est pas très aimée pour ses convictions mais quand même, ne tire pas trop fort sur la messagère, elle n'est pas la seule à être d'accord avec le respect de la langue française au Québec si l'on se fie aux sondages.

La preuve en est que plusieurs québécois l'appuient dans sa démarche. Si on regarde bien, nous sommes en train de nous faire envahir par la langue anglaise: internet, commerces qui s'affichent de plus en en plus en anglais, plus aucune traduction en français sur beaucoup de produits que nous achetons et j'en passe.

Dans les provinces anglaises on exige que les gens s'expriment en anglais alors je trouve qu'il serait normal qu'on demande aux immigrants qui veulent vivre au Québec d'apprendre et de s'exprimer en français.

Le PLC tire à boulets rouges sur ce projet de loi et ce n'est qu'on «projet» soit dit en passant. C'est sur qu'il devra être bonifié et c'est le but d'ailleurs. Il ne fallait pas s'attendre à ce qu'ils soient d'accord et les raisons qu'ils évoquent ne sont pas honêtes en soi. C'est de l'hypocrisie et cela me déçoit de leur part.

Néanmoins cela crée beaucoup de remous et c'est bien si on veut conserver notre langue. D'ailleurs si on regarde du côté du monde des affaires, beaucoup de gens de langues étrangères ont appris à se débrouiller en français; donc ils ont déjà un pas de fait; Alors c'est à nous de les laisser faire dans leur démarche. Cela doit continuer!

... a dit…

La citoyenneté est un outils pour assurer la pérennité d'une société. Ça remonte à la grèce antique. Le Canada a demandé à la Grande-Bretagne, une citoyenneté distincte en 1945. Ce n'est que l'histoire qui se répète. J'aimerais mieux que le débat se fasse sur un axe bon/mauvais projet plutôt que possible/impossible. Si c'est bon, nous travaillerons à rendre cela possible.

~LeWISTYLE~ a dit…

J'ai bien dit impossible pour une chef de tierce parti. Ils le feront quand la population leur aura donné le mandat de le faire, après qu'ils aient été élus.