À première vue, Al Gore est un grand homme. Celui qui se dresse contre les États-Unis polluantes de George W. Bush pour protéger la planète terre. Al Gore est le nom derrière le grand spectacle international Live Earth et de An Inconvenient Truth, documentaire choc sur le réchauffement climatique. De nombreux dollars ont été acheminés aux poches de l'ancien Vice-Président Américain. Mais de l'argent, il a le droit d'en faire. De nombreux prix ont également été gagnés aux divers festivals:
- Meilleur documentaire aux Washington DC Area Film Critics Association Awards
- Prix du public aux São Paulo International Film Festival
- Meilleur documentaire aux Southeastern Film Critics Association Awards
- Un prix et une nommination aux Satellite Awards
- Un autre piment Normand... San Francisco Film Critics Circle
- Encore... Phoenix Film Critics Society Awards
- Je vous fais grâce d'une douzaine d'autres...
- Et les plus prestigieux: 2 Oscars aux Academy Awards, USA
On vous lève notre chapeau ! Et la semaine dernière finalement: le prix Nobel de la paix. Ce week-end, en Grande-Bretagne, Al Gore faisait la une des journaux, mais pas pour ce Nobel, mais pour une histoire qui faisait pâlir son étoile. Je me souviens que l'an dernier, ma copine Marie-France, alors enseignante d'économie à des élèves de secondaire 5, avait refusé de présenter à ses étudiants le documentaire An Unconvenient Truth, contrairement à ce que faisait ses collègues. Selon elle, le message vert était très pertinent pour des jeunes de 17 ans, mais les ambitions politiques de Al Gore étaient trop évidentes, flagrantes, voire même obscènes.
Bravo Marie-France, je suis persuadé que tu as eu un bon réflexe. Voici ce que la Grande-Bretagne écrivait sur Al Gore lors du dernier week-end:
a High Court ruling said that his film, An Inconvenient Truth, could only be shown in British schools with guidance notes explaining that parts of it contain ‘alarmism and exaggeration’ (2). The case was brought by Stewart Dimmock, a father and school governor from Dover, England. Dimmock opposes the British government’s plans to distribute a copy of Gore’s film to every secondary school in the land, because the film is ‘sentimental mush’ and will be used to ‘brainwash’ children. The judge said the film can be shown in schools, so long as teachers draw attention to its ‘nine scientific errors' [Vous trouverez 3 des 9 erreurs scientifiques dans le lien à la fin de mon article dans la documentation.]Brainwashing, je me souviens que Marie avait utilisé ce mot là en parlant de ses réserves. Elle avait raison. De plus en plus de gens remarquent les faiblesses du discours de Al Gore. Si au Québec le sujet du réchauffement planétaire est encore omniprésent, il perd de plus en plus d'intérêt partout autour du monde. Les gens veulent avoir une conscience environnementale, mais ne sont plus capables d'entendre ces extrêmistes qui ont un agenda politique. Remettre le prix Nobel de la paix à Al Gore... c'est une tentative désespérée de relancer le vain débat.
D'autant plus que leur puissant messager qu'ils ont choisis se couche chaque soir dans une luxueuse demeure qui consomme plus d'énergie que 90 % des foyers nord-américains. Parlez-moi de ça, être conséquent ! Revenons au Live Earth qu'il a organisé en juillet dernier, le 7 du 7 2007. Nathalie Elgrably de l'institut économique de Montréal a écrit dans son billet du Journal de Montréal durant l'été une phrase qui m'a fait sourire à ce sujet:
organiser un concert planétaire pour sauver l’environnement est aussi aberrant que d’organiser le festival du fast-food pour promouvoir une saine alimentation.Elle nous apprend que le bilan environnemental de cet événement a été catastrophique. Énumérer les besoins pour un tel événement, c'est tout dire. Ç'a pris plus d'électricité qu'il n'en faut pour alimenter 10 résidences privées pour l'éclairage, multiplié par le nombre de scènes dans le monde qui présentaient le spectacle. Les nombreux déchets liés à la consommation de nourriture ou de boisson et tout le carburant des avions, autobus et automobiles utilités par les spectateurs et les artistes pour se rendre au Live Earth.
Remercions Al Gore de prendre si soin de nous... et de lui.
LP
Documentation:
- Hypocrisie ou bêtise - Le Journal de Montréal, p. 24 / Nathalie Elgrably, 12 juillet 2007
- Despite Gore's Nobel Climate Not Top Issue (Photographie) - http://www.cbsnews.com/stories/2007/10/13/politics/washingtonpost/main3364323.shtml
- Al Gore’s ‘good lies’ - Brendan O'Neil - http://www.spiked-online.com/index.php?/site/article/3966/
- An Unconvenient Truth Awards - http://imdb.com/

2 commentaires:
Bonjour!
Nous ne réussissons pas à vous joindre sur votre adresse LPradio..
Julie et Catherine
radio.lp@hotmail.com ne fonctionne pas ?
Au pire, essayez lpguy@passionrock.com
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