Dans une semaine jour pour jour, le discours du trône sera prononcé par le premier ministre conservateur, Stephen Harper. La guerre en afghanistan et celle de l'environnement seront abordées devant un Gilles Duceppe probablement distrait et un Jack Layton qui regarde sa montre. Ceux-là sont déjà préparés à voter "CONTRE" lors du vote de confiance qui suit le discours du trône. Par contre, le Bloc et le NPD rassemblés, ce n'est pas suffisant pour faire tomber les Conservateurs. Stéphane Dion et ses Libéraux, avec leurs 95 députés, devront alors être courageux dans leur choix.
Avec Stéphane Dion, ils sont au courant qu'ils n'ont pas un gros char pour commencer le grand prix. Comme à chaque élections générales fédérales, le Québec sera chaudement disputé et un enjeu clé. Le PLC ici n'a jamais été aussi impopulaire dans les deux dernières décénies et Stéphane Dion en est probablement la cause. Très populaire au Canada anglais, ceux-ci ont certainement le cas aussi dans la province francophone, lors de l'investiture. Certains pensent que plusieurs Libéraux ne se présenteront pas au vote de confiance la semaine prochaine, sachant que des éléctions reconduiraient leur parti à l'opposition, mais d'un gouvernement conservateur majoritaire. Si c'est le cas, il s'agirait d'une défection à Stéphane Dion qui serait alors obligé de laisser sa place, soit au 21e premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, ou bien à l'intellectuel Michael Ignatieff. Ces 2 candidats que Little Stuart avait coiffé au fil d'arrivée à la dernière investiture, prenant le Canada par surprise.
Rien de bien encourageant dans l'avenir du PLC, sinon que le règne éphémère de leur chef Dion achève.
vendredi 12 octobre 2007
Les Libéraux de Stéphane Dion iront-ils ?
Publié par
~LeWISTYLE~
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07:31
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2 commentaires:
D'accord avec ça, c'est l'incertitude totale quand à l'avenir du PLC et ça fait l'affaire de S. Harper; je crois que Ignatief aurait eu plus de leadership que S. Dion; cependant, je continue à croire que s'ils vont en élection, ça restera un gouvernement minoritaire. La guerre en Afghanistan en rebute plusieurs.
Girma
Un dernier sondage Ipsos-Reid nous confirmerait les chances des conservateurs de former un gouvernement majoritaire et je dis pourquoi pas…
J’en profiterais pour tenter de rectifier certains reproches que nous font souvent les Canadiens anglais.
À tort où à raison, ils questionnent l’existence même du Bloc Québecois. Je ne veux pas me lancer dans ce débat. Quant à moi, ils ont droit de citer au même titre qu’un député indépendant. Si une majorité de gens dans un conté sont prêts à leur confier le mandat de les représenter à la chambre des communes, je ne peux que m’incliner face au désir de la majorité comme nous sommes en démocratie et non dans une dictature de pacotille.
Il est clair que la division du vote fédéraliste dans certains contés fait en sorte que le Bloc peut rentrer et ce même en n'atteignant pas la majorité absolue mais bon, il ne faut pas mettre tous les souverainistes dans le même paquet comme un bloc monolithique d'individus obéissant machinalement à leurs élites même si ces mêmes élites trouveraient ce genre d'individus beaucoup plus facile à gérer. Certains nationalistes votent pour les Conservateurs également ces jours-ci peut-être même dans certains cas pour notre petit québecois de la ville de Québec, Stéphane Dion et peut-être même d'autres plus à gauche jetteront leur dévolu sur le NPD, le parti Vert, le parti marxiste-léniniste ou peut-être même le Bloc Pot tant qu'à y être...
Ce à quoi je veux m’attarder est le fait qu’on se sert souvent du Bloc Québecois comme étant le bouc émissaire responsable des deux derniers gouvernements minoritaires libéral et maintenant conservateur. Et me voilà, moi qui ne ressent pas beaucoup d’atome crochu avec le Bloc, n’ayant jamais voté pour eux ni pour le PQ au provincial, que je me porte à la défense de ce dernier.
Car la pierre, je ne la lance pas au Bloc, je la lance plutôt à l’Ontario et aux Maritimes et à toutes les régions du pays qui votent bon an mal an en masse pour les libéraux. Et ça je le dis si vous étiez de ceux qui croyait qu’Harper avait l’étoffe en 2006 pour diriger un pays avec un gouvernement MAJORITAIRE.
Et si vous étiez de bons vaillants libéraux hardcore qui ne voteraient jamais pour autre chose que le SEUL et UNIQUE parti qui a tellement les valeurs canadienne dans la peau qu’il peut faire tout ce qu’il veut incluant VOLER sans aucun remord des millions de dollars à tous les contribuables canadiens dans un scandale sans précédent celui du scandale des commandites, ne vous retournez pas comme des charognards sur les petits bloquistes sans défense. Regardez plutôt en direction de l’Alberta où aux dernières élections, 100% des députés élus ont été des conservateurs. Alors que les accusateurs de la pensée unique au Québec et les Arthur de ce monde aillent se rhabiller.
Dans le même ordre d’idées, est-ce que les libéraux fédéraux devraient être satisfaits du succès de leur petit frère libéral junior de l’Ontario Dalton McGuinty? Laissez-moi en douter. Il existe des différences substentielles entre ces deux exemples.
Tout d’abord, c’est peut-être une coincidence mais l’Ontario a toujours l’habitude de voter autre chose au fédéral qu’au provincial. Appelons cela de l’esprit de contradiction ou une forme de police d’assurance, il n’en demeure pas moins que la spécifité ontarienne de par cet aspect demeure une réalité quasi incontournable.
Deuxième raison: comme je le disais dans un de mes éditoriaux précédent, en élisant Stéphane Dion comme chef du parti, la vieille garde s’est peut-être fait un petit plaisir cependant, elle s’est également fait un hara kiri politique qui les condamnera à rester dans l’opposition et peut-être cette fois-ci pour 4 ans.
Stéphane Dion et sa garde libérale aura beau ruer dans les brancarts et essayer de nous faire accroire ce qu’elle voudrait bien nous faire croire, même eux le savent fort pertinemment: Stéphane Dion ne passera pas aux yeux du Canada anglais toujours amèrement déçu de la défaite d’Ignatieff pour certains et de Bob Rae pour d’autres et le Québec lui préfèrera les Bloquistes ou les Conservateurs et les autres songeront même sérieusement au NPD pour remplacer les libéraux tellement ces fédéralistes socialistes centralisateurs seront convaincus de la défaite de Dion.
Évidemment, parlant de fédéraliste, vous vous demandez sûrement quel est ma position là dessus. Eh bien, j’ai une belle réponse à la Dumont ou à la Bourassa pour cela. Je dis tout simplement que la séparation du reste du Canada n’est pas possible avec une dette de 40 000$ per capita (120 milliards au total juste pour le Québec) et qu’avec nos vaches sacrées gauchistes qui soient dit en passant sont de très bonnes idées oui mais pour une société endetté comme la nôtre, c’est économiquement dangereux voire suicidaire. Ne citons qu’à titre d’exemple le réseau de garderies, l’assurance médicament pour tous et le RQAP qui sont dans les autres provinces soit absent ou soit géré par le fédéral.
Si nous étions dans une position comme l’Alberta c’est-à-dire indépendant financièrement pensez-vous qu’on passerait notre temps à quêter en passant nos revendications par la bouche du Bloc? Lorsqu’elle aura assez de momentum politique et lorsqu’Harper aura ramener plus d’autonomie aux provinces de sorte de recentraliser figurativement parlant Ottawa de sorte que la capitale se rapproche des provinces de l’Ouest, l’Alberta aura le pouvoir de demander plus de pouvoirs à Ottawa pour éventuellement avoir une véritable autonomie et se distancer du reste du Canada en amenant dans son sillon les provinces voisines soient le B-C, la Saskatchewan et le Manitoba et former une république canadienne de l’Ouest.
Ici dans notre petit Québec, nous avons été tellement obnubilés par la rivalité Québec-Ontario que nous avons oublié que l’axe économique Windsor-Québec se déplaçait vers l’axe économique Vancouver-Winnipeg sans oublier l’axe Calgary-Edmonton. Si nous étions capable de mettre assez d’eau dans notre vin pour nous allier à nos voisins ontariens pour éliminer nos barrières tarifaires inter-provinciales comme l’on fait l’Alberta et la Colombie-Britannique via divers accords économiques entre les deux provinces, nous aurions peut-être une chance de nous en sortir. Je doute cependant que nous ayons l’orgueil que dis-je l’humilité assez bien placée pour venir à bout de nos petits différends identitaires. Avec les bloquistes au commande, on mise beaucoup trop sur nos différences au lieu de s’intégrer harmonieusement à la société nord-américaine anglo-saxonne.
http://tymmachine.blogspot.com/2007/10/harper-report-au-pouvoir-majoritairequi.html
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