« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va »

-Christophe Colomb

mercredi 31 octobre 2007

Spécial Halloween

C’est l’Halloween ! La seule fête fondamentalement dédiée aux enfants. Vous allez trouver aujourd’hui que j’ai pas mal de suite dans les idées. Hier je me suis porté à la défense de la fête de la St-Valentin qui nous aidait à prendre le temps de faire des bébés qui venaient au monde 40 semaines plus tard en octobre, ceux qui lorsqu’ils grandissent, célèbrent à la fin de même mois. Ce n’est peut-être pas pour rien que l’Halloween survient une quarantaine de semaines après la St-Valentin, au fond !

Je blogue là-dessus en ce 31 octobre pour pester contre ceux qui dénigrent cette fête. Ce sont les mêmes qui raffolaient, j’en suis certain, sur cette célébration sucrée, quand ils étaient hauts comme trois pommes… au sucre. Ce ne sont pas les enfants qui ont fait de l’Halloween une autre occasion de dépenser de l’argent. Il ne faut pas non plus tirer à jujubes rouges sur les grandes entreprises qui vendent de tout à l’effigie de citrouille, même des plastiques pour les pales du ventilateur plafonnier. Parce qu’on s’entend, s’il existe des culottes mangeables sur le marché, c’est parce qu’il y a des mangeurs de culottes.

Ce matin dans le Journal de Montréal, on publie un vox populi sur l’Halloween en demandant au Québécois moyen qui passait dans la rue et avait du temps à perdre la question suivante : " Trouvez-vous que l’Halloween est une fête dépassée ? " Quelle réponse on espérait avoir ? 5 des 6 personnes à qui on a posé la question étaient très avancées dans l’âge adulte. Ils avaient largement dépassé l’âge des gens ciblés par la collecte du 31 octobre au soir. Heureusement, les gens qui passent dans la rue qui ont du temps à perdre et qui se sont fait poser cette question par un journaliste ont eu la même réponse que moi, en général.

" Non, c’est la magie autour de la fête qui rend l’Halloween spéciale " - Marylyn Cartier
" Non ! Je viens tout juste d’acheter plein de bonbons! " - Isabelle Lauzon
" Non. C’est une fête importante pour les enfants, ça les valorise. " - Jean-Pierre Allard
" Non. Pour les adultes, c’est peut-être moins intéressant, mais c’est super pour les enfants. " -Sylvain Couture.
J’ai également beaucoup entendu qu’on voyait moins d’enfants dans des quartiers qui autrefois étaient peuplés le soir du 31 par monstres, sorcières, vampires, momies, fantomes. Non ! Il y a moins de flots, pas parce que la fête perd en intérêt, mais parce que vous en faites moins ! Ceux qui étaient là il y a 5 ans sont maintenant des ados qui demandent plutôt à leurs parents de faire la récolte pour eux… à l’épicerie, la semaine avant. Voyez ça comme une plus grande menace que prévu quand vous jetez votre regard sur une rue vide le soir de l’Halloween et que la sonette ne se fait entendre qu’à peine malgré vos décorations et vos lumières ouvertes. Ça veut dire que votre sonette va également être moins utilisé lors de vos vieux jours, ayant moins de descendants. C’est d’ailleurs pour ça que les personnes âgées comprennent davantage le sens de cette fête et gâtent les petits... alors que les gens d’âge moyen qui n’y voit plus d’intérêt et n’y voient que marketing, surconsommation et malnutrition ! HEY ! C’est le seul soir de l’année où les jeunes envahissent les rues et peuvent entrer dans un personnage, être créatif, sans se faire reprocher d’avoir l’air drogué. Si trop de bonbons s'accumulent, encouragez-les à partager leur récolte avec des organismes qui vont s'occuper d'en donner aux enfants plus pauvres.

Parlant de nutrition.

Ça arrive rienqu'une fois par année, c'est pas nocif. Ils vont passer la soirée à marcher avec leur costume avec en dessous une épaisseur de manteau que vous leur aurez donné pour qu'ils n'aient pas froid, avec dans la main un sac à bonbons de plus en plus lourd, le tout en marchant le plus rapidement possible pour en ramasser un maximum. Pour la santé dentaire... quelques mesures à adopter ! À l’émission ce matin, nous avons reçu Dr. Christine Bellavance de Plessisville, une dentiste, pour parler des enfants qui vont manger beaucoup de sucreries prochainement. Voici en vrac quelques trucs qu’elle nous a donné.
  1. Leur servir un bon souper avant leur collecte, pour qu’ils n’aient pas trop faim à leur retour. Comme ça ils ne se gaveront pas.
  2. Dans les semaines qui vont suivre, réservez les bonbons pour être mangés immédiatement après le souper. L’enfant a beaucoup de salive dans la bouche à ce moment et ça lui donne un coup de main pour l’élimination des sucres dont se nourrissent les bactéries qui causent la carie dentaire.
  3. Ne pas manger de bonbons entre les repas, parce qu’il faut se brosser les dents immédiatement après.
  4. Brosser plus fort que d’habitude, surtout après la consommation de bonbons très dur à macher. Ça colle partout !
Pour les plus grands...

On peut aussi avoir peur ! Si vous lisez ces lignes, c'est que vous recevez un signal Internet chez vous. Servez-vous en pour vous donner la frousse ou faire réagir des gens non-cardiaques de votre carnet d'adresse. J'ai deux propositions pour vous...

Première proposition: Freak your mind

Dernière création de Chris Angel, le David Coperfield des années 2000. Pour faire la promotion de son spectacle à Las Vegas, il vous offre la chance de faire mourrir de peur vos proches. Vous entrez le numéro de téléphone et le prénom d'une personne que vous connaissez et vous lui envoyez le lien que le site vous donne. La personne reçoit le lien, pense qu'il s'agit d'un vidéo Youtube intéressant à voir. La personne voit son nom et son numéro de téléphone apparaître sur le vidéo, ce qui jusque là, est anodin. Mais quelques minutes plus tard, c'est Chris Angel qui appelle chez vous. Effet garanti ! Par contre, essayez d'envoyer cette blague à quelqu'un qui n'appellera pas la police après cet appel douteux.

Voici de ce que peut faire Chris Angel:

Il marche sur l'eau :


Il coupe une femme en deux:


Deuxième proposition: iwanttoseeaghost

Un blogue qui risque de vous surprendre. Encore ici, cardiaques s'abstenir...

C'est tout pour le spécial Halloween ! Retournez en enfance...

Documentation:

Ce que qu'ils en pensent - Charles Poulin - Journal de Montréal, mercredi le 31 octobre 2007, page 28
iwanttoseeaghost
Freak your mind

mardi 30 octobre 2007

Trop d'anniversaires ? Anguille sous roche !

La période des monstres et vampires (la fin octobre) et le début du mois des morts (novembre), sont paradoxalement associés à la vie ! Avez-vous remarqué qu’autour de vous, il y avait davantage de bougies soufflées ces jours-ci? J’ai fais ce constat lors du dernier week-end. Dimanche, alors que j’annonçais la partie des Tigres au Colisée Desjardins de Victoriaville, je me suis fais bombardé par des demandes de souhaits. Sans qu’on en fasse la promotion, les partisans viennent de le propre chef match après match sur la galerie de presse pour nous demander de souligner la fête d’un de leurs proches. J’en ai un ou deux par soir, trois gros max.

Dimanche, c’est plus d’une dizaine d’anniversaires qu’il fallait souligner. J’ai donc entrepris de faire une petite recherche sur les statistiques de naissances mensuelles et hebdomadaires au Québec. Cette information n’est malheureusement pas disponible sur le site du Gouvernement. Par contre, j’ai consulté la liste des employés d’une ancienne grande entreprise dans laquelle j’ai travaillé pour y remarquer une tendance. Pourquoi plus de femmes ont accouché à la fin octobre et au début novembre ? À mon humble avis, c'est parce que les hommes sont fondamentalement romantiques. Reculez de 38 à 41 semaines et vous vous retrouvez en plein dans les week-ends précédent et suivant… LA ST-VALENTIN !

Ce blogue vient de le prouver, le 14 février n’est pas seulement l’occasion pour des millions de Canadiens de dépenser des milliers pour gâter les Canadiennes. La Visa n’est pas la seule chose qu’on engrosse pendant cette célébration. Ça copule à la St-Valentin ! En faisant moult fouilles sur la sphère Google, je suis tombé sur une recherche effectuée par les stagiaires en enseignement de l’IUFM, une université de Grenoble, qui ont demandé à leurs élèves leur mois de naissance. 11,3 % des 608 élèves sont venus au monde au mois d’Octobre, le mois le plus « productif ». Pour vous donner une idée, décembre arrive deuxième avec 8,9 % de la quantité totale annuelle de naissance, toujours selon cette étude.

Ce n’est pas la première fois que j’ai ce constat surprenant d’une abondance d’anniversaires à souligner aux Tigres. Au mois de mars dernier: baby boom ! Bonne fête à gauche, joyeux anniversaire à droite et ce pendant 2 semaines. Je me souviens à l’époque d’avoir eu le même réflexe de reculer d’une quarantaine de semaine en arrière. Et vlan : vacances de la construction !

Viendrait-on de trouver une raison de plus pour célébrer la St-Valentin et une de moins pour chialer qu’on cesse d’être productif pendant 2 semaines l’été ? Pensez-y un peu, la plupart des problèmes futurs seront et sont déjà démographiques, surtout en région : le vieillissement de la population versus le nombre d’enfants en baisse par famille.

Ma publication d’aujourd’hui ne se veut pas scientifique, je n’ai malheureusement pas assez compilé de statistiques pour vous donner un lien de cause à effet solide, mais simplement une observation qui vous a fait sourire (j’imagine) et qui pourrait peut-être s’avérer plausible. Pensez-y bien, lors de la prochaine célébration de la St-Valentin. Au lieu de balancer à vos amis des clichés tels que : « c’est la fête de la surconsommation », trouvez l’amour et faites comme tout le monde : des bébés !

Documentation:

Étude de l'IUFM de Grenoble
Définition et histoire du terme moult

lundi 29 octobre 2007

Conjuguer (ne pas) avoir et être... malade

Les concepteurs de jeans les font de plus en plus serrés. Un portefeuille est de moins en moins le bienvenue dans les poches qui ne laissent désormais de la place que pour une petite carte donnant accès à loisirs, nourritures, transports et hébergements. J’ai mis fin à ma carrière de grosse bosse dans les pentalons n’étant ma liée à mon organe masculin après mon cégep, où je décidai de mettre mon porte-monnaie de côté pour ne garder sur moi qu’une carte de guichet.

C’est une décision quand même un peu triste, car je suis un fan de tout ce qui s’appelle Tim Horton, ancien joueur des Maple Leafs qui ne veux rien savoir de mon Interac'diction. Dès que je me retrouve avec un petit huard ou un gros ours polaire, ça se retrouve dans le cendrier-sans-cendre de ma voiture pour servir lors de mon prochain passage au poste de péage déjà en vigueur, celui du café au service au volant chez Tim. Depuis la nuit de samedi à dimanche, je pense autrement. Un p’tit 20 jumelé à ma carte de poche ne causerait pas un plis de plus sur mes jeans.

Quand Desjardins te laisse tomber !

Dimanche, 3 heures du matin sur le plateau. Après un party d’Halloween qu’on avait prévu très arrosé, n’ayant pas apporter notre véhicule-sans-boisson, nous devions en taxi retraiter vers le vestiaire de la Rive-Sud. Rien de plus facile sur St-Denis. À cette heure avancée de la nuit, 9 véhicules et demi sur 10 ont un petit chapeau numéroté qui clignote sur la tête. Fallait quand même se renflouer un peu au guichet… mauvaise idée.

Désolé, le réseau n'est actuellement pas disponible. Bon ça peut arriver, CE guichet peut être à sec. Nous levâmes quand même la main sur le bord de la rue pour arrêter le taxi, demandant au chauffeur noir de nous amener chez nous en faisant un relais au guichet le plus proche. Ce dernier s’est avéré barré. Misère. Notre chauffeur en avait vu d’autres, il nous proposa l’idée d’aller faire le plein de son engin pendant que ma blonde allait payer à l’intérieur. Décision rentable pour lui, pendant que le sans-plomb coulait à 99,4 sous le litre dans le réservoir, seul à l’intérieur du taxi, je voyais le compteur continuer son chemin à 5 sous par intervalle de 5 secondes. Selon mes calculs, on aurait fait le plein à 1,40 $ le litre si cette option avait fonctionné.

Malheureusement, la carte de ma chérie était bloquée. Nous étions pourtant deux jours après le précieux jeudi qui avait ragaillardi les comptes de la moitié des salariés québécois. Je décidai donc de me lever du siège pour aller en bon gentleman régler la situation avec ma propre Visa Desjardins. Le vieux du dépanneur, dont le cendrier de sa voiture devait contenir plus de cendre que le mien, glissa sa main sur sa trachéotomique de gorge pour me dire d'une faible voix : « Ça va pas bin ». C’est notre copain noir qui paya la facture. Je pensai alors qu’il nous botterait le derrière hors de son taxi qui après 1 kilomètre de route et un arrêt aux puits affichait déjà 13 écus sur le compteur. Non, ce bon monsieur nous fit confiance et nous emmena sur la Rive-Sud, à l’appartement. On a ce matin un papier avec son adresse personnelle pour lui envoyer les 23 dollars qu'on lui doit plus un généreux pourboire pour la run. On a été chanceux.

« Moi, j'ai décidé de faire confiance aux gens... donc...» - Mon nouveau héros
Il reste quand même qu’on ne savait toujours pas ce qui était arrivé. Sur le pont Jacques-Cartier, on capotait. Les hypothèses étaient nombreuses. Peut-être dû à mon état avancé d’alcoolémie, je prenais le tout avec philosophie en me disant que ça devait être un hacker qui avait paralysé le service Desjardins. Chérie, elle, était rendue à la thèse plausible d’un voleur qui se serait glissé dans nos affaires pendant le party qui comptait plusieurs dizaines d’inconnus à nos yeux.

On a également pensé que Hydro-Québec ou une autre compagnie à qui on verse mensuellement la majorité de nos économies avait pu bloquer nos comptes à cause d’une erreur de paiement. En arrivant à la maison, une seule envie, éclaircir la situation. Accès D sur Internet était en panne, même chose pour le service téléphonique. C’est la première fois en 5 ans d’utilisation du site web de Desjardins que je voyais ça. Le lendemain, au réveil, notre mal de tête et notre déshydratation avancée étaient apaisés par le fait que nous avions de nouveau accès à nos compte.

Que s’est-il passé dans la nuit de samedi à dimanche ? Ce blogue est lu par de plus en plus de gens, je suis certain qu’un d’entre vous m’aidera à comprendre. Je ne suis plus parmi les habitués des virées jusqu’aux petites heures, est-ce habituel ? Car ce matin, je songe sérieusement à tout mettre mes économies dans des vieux bas de laine, entre mes deux matelas… comme dans l’temps !

samedi 27 octobre 2007

Chicoutimi 2009

À toutes les trois années, la Ligue de Hockey Junior du Québec obtient la présentation de la Coupe Memorial, qu'elle se partage les autres années avec la WHL dans l'ouest et la OHL en Ontario et les environs. Ces trois ligues en forment une seule, la Canadien Hockey League (CHL). En mai 2003, nous avons eu la chance d'assister à ce tournoi d'une semaine dans la capitale Nationale. Trois ans plus tard, le tournoi revenait à la LHJMQ, mais cette fois dans une ville hotesse des marimites, Moncton. En 2009, la mémoriale sera de retour au Québec et l'heure est à se demander: dans quelle ville ? 4 équipes ont accès à ce prestigieux événement. Les champions de la WHL, les champions de la OHL, les champions de la LHJMQ... et l'équipe de la ville hotesse. D'où l'intérêt de faire des pieds et des mains pour obtenir la présentation de la Coupe Memorial. Chicoutimi est une excellente candidate. Un article pour le prouver.

Il faut tout d'abord
savoir que le but n'est pas nécessairement d'offrir une ville hotesse avec une équipe supérieur pouvant triompher, c'est d'offrir une ville capable d'être une ville hotesse. La sélection n'est pas fait en fonction des performances de l'équipe lorsqu'arrivera le temps de la compétition. Plusieurs critères sont regardés, un peu comme les Olympiques, mais à plus petit échelle. Capacité d'hébergement, de restauration, nombre de sièges dans l'aréna, etc.

Bon le Centre George-Vézina, ce n'est pas un grand amphithéâtre comme le Colisée Pepsi ou la cabane d'Halifax. C'est tout de même un complexe qui a subi une belle cure de rajeunissement. Je ne suis pas d'avis qu'il faille condamner la Memorial à être toujours installée dans des grandes arénas. Ce n'est pas la nature du hockey junior. On s'est engagé dans cette voie dans les dernières années. On voit clairement que la ligue a gagné en intérêt. Les
revenus ont certainement quintuplé d'un bout à l'autre du Canada. Avant les années 2000, des villes comme Chicoutimi ont accueilli l'événement, avec un amphithéâtre avec une capacité comparable. Il faut revenir à cette formule.

C'est clair qu'il n'y aura pas abondance de revenus avec les quelques 4650 places au CGV, en comparant avec les 15 000 de Québec. Mais il faut redonner aux villes qui ont contribué à bâtir un circuit junior
solide au pays la part du gâteau qui leur revient. Chicoutimi est pour la LHJMQ et la LCH une référence et la coupe Memorial doit s'en souvenir et donc bien porter son nom.

Le hockey junior a toujours été appuyé par les gens des régions et ensuite a pris racines dans des grandes villes. Choisir Chicoutimi (ou Rimouski, peu importe), c'est rendre hommage à tous les petits et moyens marchés d'une côte à l'autre. C'est leur donner reconnaissance, crédibilité et mérite dans l'histoire de cette ligue.

Choisir Chicoutimi, c'est choisir le hockey junior.

vendredi 26 octobre 2007

Hero of the day… la suite

Décidément, l’honorable Claude Pinard, juge à la cour du Québec, fait beaucoup parler de lui. Vendredi dernier à Trois-Rivières, il a tenu des propos que ce blogue a qualifié d’héroïque sur les pédophiles méritant la pendaison. Mercredi, il faisait encore jaser, cette fois au palais de justice dans son patlin, et dans le mien (mon nouveau), à Victoriaville. Une avocate montréalaise a plaidé sans sa toge et selon notre juge préféré, elle avait un décolleté trop plongeant.

« Habillez-vous décemment la prochaine fois » a-t-il déclaré. « Si vous n’êtes pas contente, vous porterez plainte contre moi ! » [Honorable Claude Pinard]
Bon, je ne commenterai pas ses derniers propos, ce juge n’est pas jeune et ne doit pas être courant des dernières modes d’une génération qui n’est plus dérangée par une craque dépassant les 3 centimètres. C’était plutôt ce matin une bonne excuse pour faire un suivi du sujet sur lequel j’ai écrit mercredi. Dans Hero of the day, je conclus en y allant d’une petite prédiction :
J’ai peur qu’on demande maintenant à ce juge de s’excuser pour ses propos concernant la peine de mort, comme on tire aux boulets rouges sur ceux qui font la promotion de la castration. Va falloir bientôt décider qui décide-t-on de protéger. Les pédophiles ou leurs victimes ? Dans ma tête le choix est clair.
Le choix n’était pas aussi clair pour certaines personnes et c’est exactement ce que j’avais présagé. Les mots du juge Pinard envers le pédophile récidiviste de Trois-Rivières sont maintenant qualifiés de controversés. On apprend ce matin dans le Journal de Montréal qu’Amnistie Internationale a sursauté et les ont jugés « inacceptables ».
« Nous avons été choqués par cette déclaration », a déclaré Anne Sainte-Marie, porte-parole de la section francophone d’Amnistie Internationale. « Les réaction du juge Pinard ressemblent plus à un réflexe de vengeance devant l’honneur des crimes qui ont été commis qu’à un désir de rendre justice. »
Mario Larivée-Côté, sexologue et expert en délinquance sexuelle, en rajoute en disant qu’une telle attitude pourrait avoir pour effet d’effrayer certains pédophiles pour obtenir de l’aide et éviter de faire de nouvelles victimes. Le magistrat risque même de recevoir une plainte déontologique. C’est ça qui est inacceptable si vous voulez mon avis (la voulez vous ? Si oui, poursuivez votre lecture). Je dirais au sexologue Larivée-Côté que le contraire est aussi vrai. Personnellement, je crois que plus on sera sévère envers ces pédophiles, plus on va encourager les victimes à dénoncer leur agresseur. Je crois que dans la prochaine année il y aura beaucoup plus de proies qui vont ouvrir leur cœur que de prédateurs qui passeront aux aveux. Ce qui fait le plus peur aux jeunes qui ont vécu les horreurs des délinquants sexuels, c’est de voir celui-ci plutôt bien s’en sortir en justice et d’être rapidement confronté à lui dans la rue.

Si j’avais été malchanceux et que j’avais subi les foudres d’un adulte abusif dans ma jeunesse, j’aurais aimé lire le Journal de Montréal qui rapportait les propos du juge Pinard. Celui qui dévoilait vendredi que les pédophiles comme le récidiviste St-Pierre à Trois-Rivières méritaient d’être « pendu haut et court ». Encore une fois ce matin, j’ai l’amère impression qu’on protège davantage les agresseurs que les agressés. Prouvez moi le contraire s’il vous plaît ! Et surtout, je souhaite que le juge Claude Pinard ne reviennent pas sur ce qu’il a dit. Aucun bémol n’est requis.

À prévoir dans les prochains jours : d’autres groupes lèvent le ton et demandent les excuses du magistrat ou tout simplement qu’il soit retiré des tribunaux québécois. Les excuses de Claude Pinard s’en viennent également, c’est inévitable, dans cette belle société de liberté d’expression.

Documentation:

Le juge en remet, article de Stéphane Alarie et de la PC - Le Journal de Montréal, vendredi le 26 octobre - page 6
Un juge de Victo sur la sellette (photo) La Nouvelle

jeudi 25 octobre 2007

On sort, c’est Pauline qui reçoit !

Après Pauline la millionnaire, Pauline l’unilingue, voici Pauline la xénophobe, qui agit anticonstitutionnellement ! Elle ne connaît peut-être rien à l’anglais, mais son français, elle le maîtrise à fond, c’est prouvé maintenant qu’on la qualifie avec le mot le plus long du dictionnaire. C’est terminé la petite lune de miel pour la nouvelle chef du PQ. Les dernières semaines n’ont pas été facile et les prochaines ne s’annoncent pas jojo. Le projet 195 ne fait pas l’unanimité, bien au contraire.

Pour ceux qui comme moi n’ont pas beaucoup porté attention au dossier dernièrement, je vous donne la révision rapide. Dans ce projet de loi qu’elle présente à l’Assemblée Nationale, Pauline Marois nous parle de l’élaboration d’une constitution québécoise et de l’institution d’une citoyenneté québécoise. Au départ, il y a un problème. Cela ne peut être décidé à Québec, mais à Ottawa. Si les Québécois avait eu ce souhait, le Parti Québécois aurait obtenu assez de siège au Parlement pour en débattre avec Ottawa. En tant que tierce parti, il n’est pas de son ressort d’amener de telles choses qui seront à l’avance rejetées. L’ADQ et le PLQ ont déjà d’ailleurs dit non et ça restera sur les tablettes.

Retour au vote ethnique de Parizeau

Pauline Marois et son « nous » vont-ils donner au cercueil péquiste le dernier coup de marteau que le clou du bout a besoin afin d’être bien enfoncé ? Elle donnerait avec son bill 195 trois petites années aux immigrants et à nos anglophones pour apprendre notre histoire et surtout, notre français, sans quoi ceux-ci ne pourrait voter. Tous les moyens sont bons pour retourner au pouvoir chère Pauline, celle qui rejetait l’idée d’un référendum il n’y a pas si longtemps pour faire sa belle. Pourquoi pas donner exclusivement aux péquistes le loisir de se présenter aux urnes ? Arrêtons de s’enfarger dans les fleurs du tapis, c’est vers ça qu’on s’en va avec l’impératrice de l’Île Bizard.

Je ne suis nullement contre d’enseigner le français obligatoirement aux Québécois. C’est une merveilleuse langue : il faut la protéger et la propager. By the way (oups, de l’anglais), la loi 101 ne le faisait pas déjà ? Ce qu’on doit faire pour assurer une bonne défensive à la ligne bleue de notre langue, c’est de donner les effectifs nécessaires aux services de l’immigration pour la francisation, et non les couper, ce que souhaite faire Jean Charest. Il faut également imposer aux étudiants du domaine professionnel un cours de français avancé qu’ils doivent réussir. Obliger les assistés sociaux à suivre également ce cours et à faire des menus travaux convenant à leurs aptitudes physiques pour recevoir leur rémunération mensuelle qui pourra alors être augmentée (autre débat, autre article, à venir, un jour).

Il faut de plus se doter d’outils pour prendre notre place dans le monde et se donner comme mission de maîtriser l’anglais langue seconde. Instaurer une présence de bilinguisme dès le CPE, une génération d’enfant qui aura toutes les chances de réussir dans le nouveau monde.

Je trouve ça assez paradoxale qu’une telle idée sorte de la bouche d’une femme qui aurait toutes les misères du monde à émigrer dans un pays anglophone et de s’en sortir. Elle serait la première à décrier le fait qu’on lui enlève son droit de vote, car elle ne peut placer 2 mots en anglais sans bafouiller. Bon... récemment notre Pauline a pris l’engagement de suivre des cours d’anglais. Donnons lui 3 ans, de toute façon son parti ne sera pas prêt à prendre le pouvoir ni demain, ni dans 2 ans. Dans 3 années, échéancier qu’elle imposerait aux gens qui arrivent au Québec pour apprendre le français, on pourra juger de son propre apprentissage d’une seconde langue. Don’t be inquiète, ça ne se passera pas comme ça.

Documentation :

Présentation du projet de loi numéro 195 - Loi sur l'identité québécoise
Projet de loi numéro 195 (document pdf)

Mise à jour (26 octobre)
La Commission des droits de la personne juge que des dispositions de son projet de loi sur l’identité violent la Charte québécoise des droits et libertés.
Le PQ refuse de modifier son projet de loi

L'anti-gravité !

Ce matin, avant la publication de mon article quotidien, je vous présente un site web à consulter absolument: http://uncyclopedia.org/ . Il s'agit d'une parodie du site de recherche Wikipedia. Cela fonctionne avec le même concept que le populaire site de la génération Internet 2.0. Le contenu quoi que plus douteux est généré par les internautes, dont cet article sur la loi de Murphy qui nous dit qu'une tranche de pain tombe toujours du côté beurrée et qu'un chat se pose toujours sur ses pattes. En attachant une tranche de pain beurrée vers le haut sur le dos d'un chat, on obtient l'anti-gravité !

Einstein se retourne dans sa tombe, comme ce chaton:

Un site en français est également disponible sur la toile, il ne s'agit pas d'une traduction, mais d'un site au contenu différent et francophone: www.desencyclopedie.com.

À prendre avec certaines réserves !

mercredi 24 octobre 2007

Hero of the day

Ces dernières décennies de sentences bonbons pour les pédophiles québécois sont peut-être choses du passé. Je présage un avenir sombre pour ces voleurs d’enfance aux fantasmes plus que douteux. Les parents lisent quotidiennement les journaux viennent de connaître des années de rage et de frousse. 2 ans moins 1 jours, peines en collectivité, travaux publiques, libérations conditionnelles aux deux tiers des peines : ces mots qui nous donnent le goût de jeter l’article qu’on est en train de lire à la poubelle, de peur qu’il soit récupéré.

Le héros du jour, c’est le juge Claude Pinard de la cour du Québec. Il l’est aujourd’hui, car c’était dans le journal de Montréal de ce matin. Son geste héroïque s’est plutôt produit vendredi à Trois-Rivières. Au tribunal trifluvien, on a déposé devant lui la preuve sans le ménager, tout lui a été dévoilé. Six accusations dont distribution de pornographie juvénile (17 000 photos, 530 vidéos) et leurre d’enfant par ordinateur dans un but sexuel. Le salaud, c’est Jonathan St-Pierre qui n’a pas 50, ni 42, mais 20 ans. Ce dégoûtant jeune homme croyait avoir recruté une jeune fille de 12 ans sur le web en avril dernier, mais communiquait plutôt avec un enquêteur spécialisé de l’escouade de cybersurveillance, qui frappe de plus en plus fréquemment, il était temps.

Le juge a été choqué, dégoûté par l’ampleur de la preuve. En être humain, mais surtout en bon père de famille, il a parlé avec émotion. Voici des extraits du jugement sur le banc de l’honorable Claude Pinard, de la Cour du Québec, au Palais de justice de Trois-Rivières, le 19 octobre 2007, rapporté ce matin dans le Journal de Montréal :

« Je ne suis pas parmi les personnes qui sont favorables à la peine de mort […]. Mais si jamais on devait réinstaurer la peine de mort dans notre pays, […] je serais favorable (à la peine de mort) pour ceux qui abusent des enfants de 4, 5 ans, qui finissent par en faire des objets […] »

« Et qui font que ces enfants-là, quand ils seront adultes, vont manquer leur coup. […] »

« Moi, je pense que ces gens-là, on devrait les pendre haut et court »

« Ce fléau de pornographie juvénile […], c’est un fléau mondial, mais c’est un fléau ici aussi. Et il faut absolument décourager les gens, donc, il faut que les sentences soient sévères. »
Il a bien mérité le titre de héros du jour que ce blogue lui a décerné, n’est-ce pas ? Pas que votre humble serviteur soit pour le retour de la peine de mort, mais je suis ardemment convaincu qu’il faut être plus sévère quand on passe dans le tordeur judiciaire les prédateurs sexuels. On a lancé un bien mauvais message il y a quelques année quand on a donné 3 ans à Guy Cloutier, qui a récupéré sa liberté 20 mois plus tard après un séjour dans la ouate, pardon, en prison. 20 mois, est-ce le prix à payer pour se faire du fun avec une petite adolescente… pendant toute son adolescence ? Mettez-vous dans la tête du pédophile… non j’avoue, ça c’est trop dur. On va y aller avec une image. Vous aimez la crème glacée, mais c’est interdit d’en manger. La peine pour désobéir c’est de rester chez vous pendant 2 heures sans sortir. Allez-vous commettre l’acte illégal ? Bien sûr, ça vaut « la peine ».

L’exemple est tout à fait grotesque et pas tellement approprié, mais je suis certain que vous comprenez ce que je veux dire. Il faut décourager les prédateurs sexuels de passer aux actes et pour ceux qui en font une maladie, qu’on les castre. Ça par contre, c’est un autre débat.

Conclusion pour Jonathan Saint-Pierre, ce pédo de 20 ans ? Pas de liberté avant ses 28 ans. Ça c’est exemplaire. Le juge Claude Pinard voulait décourager, mission accomplie. On est sur la bonne voie, le mois dernier, le montréalais Joshua Ines écopait de 9 ans de pénitencier, au tribunal à Edmonton, pour des gestes semblables. Ces cas font désormais jurisprudence, invitons maintenant les victimes à la dénonciation.

J’ai peur qu’on demande maintenant à ce juge de s’excuser pour ses propos concernant la peine de mort, comme on tire aux boulets rouges sur ceux qui font la promotion de la castration. Va falloir bientôt décider qui décide-t-on de protéger. Les pédophiles ou leurs victimes ? Dans ma tête le choix est clair.

LP

mardi 23 octobre 2007

Gouverner en fonction des sondages

Demandez-le à n’importe quel politicien. Lorsque vous le questionnez sur un récent sondage, il ne commentera pas. Pourquoi ? Parce qu’au gouvernement, les sondages n’influent pas le déroulement de la prise de décision. Faux ! Ne comptez plus sur moi pour croire en cette aberrante foutaise. On riait dans notre barbe en les écoutant, maintenant, on se roule par terre. La dernière en lice est l’idée d’installer sur les ponts et autoroutes de la province des postes de péages.

On oublie parfois que le Québec a déjà été la province ayant le plus recours au péage. Des postes de péage, qui ont été abandonnés dans les années 1980, étaient notamment installés sur les autoroutes 10, 13, 15, 40, sur le pont Jacques-Cartier et sur le pont Champlain. Dans un contexte de détérioration et de financement insuffisant du réseau routier, le retour des péages constitue une solution intéressante de plusieurs points de vue. [IEDM]
Cette étude de l’Institut Économique de Montréal nous donne toutes les bonnes raisons de retourner à ce bon vieux péages des années 80, très populaire sur les autoroutes américaines. De plus, ils ont commandé un sondage à Léger Marketing qui leur apprend que la moitié des Québécois, 52 %, sont d’avis que ce serait le meilleur moyen de mettre à contributions les utilisateurs pour financer les travaux de réfection des autoroutes. Cela allait attiré l’attention de Jean Charest qui sauta sur l’occasion de percevoir plus d’impôts.
Le gouvernement Charest, s’appuyant sur des sondages favorables, envisage de recourir à grande échelle à cette solution pour payer les gigantesques factures associées au maintien des infrastructures de transports. [Cyberpresse]
Plein d’autres sondages paraissent semaines après semaines dictant les grandes orientations que veulent prendre les Québécois, or, le PM ne bouge pas d’un poil. Il semble entendre seulement ce qu’il veut bien entendre. Lecture sélective des journaux ! À la base, le système utilisateur payeur est une bonne idée. Tu ne paies pas pour une autoroute si tu ne roules pas dessus. Le concept est logique et attirant. Mais avons-nous réellement enlevé le péage de nos routes ?

Sachez que vous payez déjà ! Si ce n’est pas à tous les deux jeudis sur près de la moitié de votre paie, c’est lorsque vous faites le plein. Voici de façon détaillée votre prochaine facture de 40 $ pour 40 litres d’essence :
  • 19,80 $ financeront le pétrole brut
  • 5,60 $ iront au raffineur
  • 1,40 $ seront récoltés par le détaillant, le dépanneur (ce pourquoi ça ne vous sert à rien d’engueuler le commis ou le pompiste)
  • Le reste, soit 13 dollars et 20 sous vont dans les poches des deux paliers de gouvernement.
  • De ce nombre, 6,60 $ s’en va à Québec
Faites le calcul, avec un plein de 40 $ par semaine, 52 semaines par année, c’est plus de 300 dollars qui sont versé annuellement au Gouvernement du Québec et près de 700 si on inclut Ottawa. Que vous demeuriez à côté du Pont Jacques-Cartier ou à 750 kilomètres au Nord sans jamais l’emprunter, vous payez cette taxe, supposée être exclusivement versée dans la réfection du réseau routier provincial, ce qui finalement n’est pas le cas.

Si l’administration Charest souhaite nous faire passer le péage, elle devra faire baisser de plusieurs sous le prix du litre d’essence. Elle devra également nous prouver, chiffres à l’appui, que cet argent est bel et bien investi dans nos routes et agir par la suite avec transparence. Est-ce trop demander ? L’utilisateur payeur sera bel et bien appliqué, et le gars d’Havre St-Pierre va arrêter de payer pour le pont qu’il ne prendra jamais et la fille qui le traverse chaque matin ne paiera pas une deuxième fois rendu à la pompe.

Ou bien, on arrête d’enculer des mouches avec l’installation d'halte de péage qui risquent de causer plus de bouchons qu’en enlever (absence de routes alternatives oblige). En choisissant cette option, on applique réellement la taxe qu’on perçoit sur l’essence sur le réseau routier, car si on l’élimine, on sait très bien que les pétrolières se la mettront dans les poches au lieu de baisser notre prix au litre.

LP

Documentation:
Le péage comme solution au financement du réseau routier

Opinion des Québécois quant au financement du réseau routier :: Sondage IEDM-Journal de Montréal-Léger Marketing, septembre 2007
Sondage Léger Marketing – Les Québécois sont prêts pour un retour des péages :: Communiqué de presse, 11 octobre 2007
La Presse, jeudi le 18 octobre 2007
Les prix de l’essence et du pétrole, les taxes et les consommateurs

lundi 22 octobre 2007

Accommodatélévision: Charest zappe !

"En optique physiologique, on appelle accommodation les modifications oculaires adaptatives permettant d'assurer la netteté des images pour des distances différentes de vision." source: Wikipedia.org
Lundi, un restaurant décide d’ajouter une dizaine de nouvelles tables dans sa salle à manger, afin d’accueillir chaque soir une quarantaine de clients supplémentaires. Paradoxalement, il limoge 2 de ses serveuses à plein temps et un plongeur. Ça n’a aucun sens vous pensez ? C’est pourtant la façon de gérer du Ministère de l’Immigration au Québec.

Si vous avez lu L’Obsession des commissions, un billet précédent disponible sur ce blogue, vous connaissez mon opinion par rapport à la manie de l’administration Charest de rendre inutiles les commissions d’enquête qu’il met au monde. La commission Bouchard-Taylor est la nouvelle victime du mois d’octobre ! Cette commission qui parcours actuellement les quatre coins du Québec pour savoir ce que les gens pensent du très galvaudé sujet des accommodements raisonnables. Les conclusions préliminaires qu’on peut extraire des nombreuses déclarations dans les témoignages et mémoires entendus nous indiquent qu’on a le devoir de mieux intégrer les gens d'ethnies différentes qui entrent dans la province, entre autre par rapport à la francophonie, si on veut garder ouvert le robinet de l’immigration sans conséquences majeurs. Mario Dumont a été critiqué, presque crucifié, après son souper avec Patrick Lagacé dans lequel, entre deux bouchées de couscous, il a affirmé que le Québec avait atteint sa pleine capacité d’accueil. Notre bouffon de Premier Ministre l’avait vertement critiqué et remis à l’ordre, mais n’avait pas prouvé le contraire. La voix des citoyens s’adressant aux intellectuels Gérard Bouchard et Charles Taylor abondent également dans le sens du chef adéquiste.

Or, toujours dans le but de détruire les commissions avant même qu’elles déposent leur rapport, Québec s’apprête à accueillir 10 000 immigrants de plus par année, mais on apprend ce matin qu’il souhaite couper 114 postes à temps plein au ministère de l’immigrations, 11 % de son personnel. Nous sommes tous heureux de constater qu’on réduit la taille du buffet de l’état, mais est-ce dans la bonne assiette, surtout si on souhaite faire entrer des clients de plus dans mon exemple de restaurant ? Dans quoi on coupe à l’immigration ? Dans les programmes de francisation. Vous avez bien lu. Lisez vos journaux d’aujourd’hui qui vous le confirmeront.

Au cabinet de la ministre de l’Immigration, Yolande James, on targue que ces compression auront très peu d’impact sur les services directs à la clientèle immigrante. Des réaménagements mineurs dans les horaires sont à prévoir, selon eux. 114 emplois à temps plein coupé. Je n’aimerais pas qu’ils viennent réajuster mon horaire. C’est déjà assez long pour un arrivant de se faire servir par le Ministère, on se prépare à ajouter 10 000 visages de couleur dans la file. Pendant ce temps à la télévision: les travaux de la Commission B-T se poursuivent et au Parlement, on change de poste !

LP

Documentation:
Le Devoir - 22 octobre 2007 - Kathleen Lévesque
http://www.cyberpresse.ca/article/20071022/CPACTUALITES/71022013/1019/CPACTUALITES

samedi 20 octobre 2007

Nos arénas et la santé

Comme vous le savez certainement, j'ai entrepris depuis le premier janvier une révolution de mon style de vie qui m'a fait passé d'obèse à poid santé. Ça n'a pas été facile, les tentations sont fortes et omniprésentes. Je suis un amoureux de Grand-Papa Burger avec fromage chez A/W, de poutine avec un side-order d'hot dog steamé chez la Fromagerie Victoria, de trio 2 cheeze pas d'cornichon pas d'oignon chez McDonald's (pas le joueur des Sea Dogs) et de tout ce qu'on peut retrouver dans les arénas. Je suis content parce que j'ai maintenant intégré fruits et légumes à mon alimentation et je vois réellement la différence. Je fais parfois des écarts qui me rendent heureux, mais la fréquence a grandement diminué. De 3 gâteries par semaine à une par 2 mois. Depuis le début de la nouvelle saison, je suis tenté et je risque maintenant la rechute. J'ai bien dis je risque, car je n'ai pas encore céder à cette grande blonde mince m'envoyant des signes de bouche et exhibant les clés de sa chambre, c'est à dire la belle grosse boîte de beignets présente à chaque match sur la galerie de presse du Colisée Desjardins.

Loin de moi l'idée de critiquer l'organisation des Tigres. Mon message ici se veut général à toute la LHJMQ et même à toutes les arénas qui présente du hockey. Quand il vous prend une de ces faims à vouloir dévorer le bras gauche du juge de ligne (le bras qui ne sert pas de toute façon), vous n'avez pas le choix. À l'entracte, vous vous installez dans le grand line-up de la petite cantine, vous arrivez devant le vaste menu et constatez que vous prendrez ce soir 2 livres. J'ai l'impression que ce qu'il y a de plus santé c'est la saveur de fruit dans les bonbons ou les tomates dans le ketchup des chiens-chauds.

Je ne demande pas aux arénas de bannir la malbouffe. C'est vraiment se mettre la tête dans le sable que de penser qu'on va aider les gens en enlevant la malbouffe de certains endroits, comme l'école. Comme si rendu dehors, ils n'allaient plus en manger. Il faut éduquer. La vraie solution, c'est d'offrir une alternative santé. Comme ça, les gens ont le choix. J'arriverais au comptoir, je regarderais le menu et pourrait y voir un casseau de frites-sauce ou bien un de celeris et carottes avec trempette. Peut-être que vous êtes en train de vous dire que personne en achèterait et que la franchise devrait fermer ses portes. Faux. Les gens ont de plus en plus à coeur leur santé, pas le choix, c'est le coeur qui lâche sinon. Vous parlez d'une logique ! On va voir des jeunes faire du sport et être en santé, puis dans les estrades, on s'arrange pour ne jamais être capable de faire comme eux. Comme si on séparait par une baie-vitrée les gens qui vont vivre vieux et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps. Un guetto de mauvaise santé !

J'ai nommé les crudités, mais quelqu'un pourrait aller plus loin et nous présenter un menu de wraps, sous-marins, jus de légumes, soupes et pourquoi pas des clubs sandwich pas d'bacon, pas d'mayo.

J'ai toujours faim pendant les matchs, surtout ceux présentés les dimanches après-midi dès 16h00. Je vous averti, d'ici la fin de la saison, vous allez m'apercevoir entrer à l'aréna avec une boîte à lunch. Au pire, j'en prendrai une vraiment grande et je vendrai son contenu aux partisans voulant opter pour cette alternative santé. Il y a de l'argent à faire !

vendredi 19 octobre 2007

Reign over me - Critique

Reign over me ( v.f.: Règne sur moi) , c’est l’histoire d'Alan Johnson (Don Cheadle), un jeune dentiste qui croise son ancien camarade d’université nommé Charlie Fineman (Adam Sandler), un homme complètement troublé. Il a perdu sa famille dans les attentats du 11 septembre 2001 et est devenu une loque humaine, solitaire qui collectionne des vieux vinyles et joue tout le temps aux jeux video.

Johnson veut à tout prix convaincre son dérangé d'ami à se faire aider par un spécialistes, même jusqu'à mettre son couple en danger, mais il réagit violemment quand on lui parle de sa femme et de ses enfants qu’il a oublié, il est en déni. Chaque personne qui tente de lui en parlé est vu comme un conspirateur voulant l'amener chez un psychanalyste, une race qui le répugne.

Reign over me est un film très profond qui nous présente plusieurs personnages qui ont des problèmes psychologique plus ou moins grave. À la fin du long-métrage, tout les personnages ont recu l’aide de quelqu’un et pas nécessairement ceux qui avait l’air d’en avoir besoin au départ.

Adam Sandler est très convainquant, on oublie tous ses rôles dans lesquelles il jouait l’idiot. C’est la premiere qualité d’un grand acteur. Pour l'apprécier davantage, écoutez le film en version originale, j'ai trop peur que le traducteur ne vous fasse pas vivre ce film comme je l'ai vécu. Au pire, faites comme moi, ou Pauline, vive les sous-titres !

Bien que le déclencheur de l’histoire est le 11 septembre, on en fait presque pas mention, seulement des petites allusions aux événements, à un certain crash d’avion. En fait, en ne lisant pas le synopsys, on ne comprendrait pas tout de suite qu'il s'agissait d'une des avions du World Trade Center.

On n'aurait pas dû le mentionner dans la bande annonce, cars’aurait été tout un punch vers la fin du film. Probablement qu’ils ont misé sur le fait que ça intéresserait bien des gens à aller voir le film en salle, sachant au départ qu'on y verrait le sort d’un homme ayant perdu sa famille dans la tragédie terroriste.

Un film d’automne à se louer, c’est chargé d’émotion !

Voyez la bande-annonce YouTube:



La fiche du film IMDB:

http://www.imdb.com/title/tt0490204/



jeudi 18 octobre 2007

Mon clin d'oeil sur Cast Away

Vous vous souvenez de ce film mettant en vedette Tom Hanks, dans le rôle d'un pauvre employé de Fedex, seul survivant d'un crash d'avion, qui abouti sur une île déserte et y reste pendant 4 ans ? C'est la première image qui m'est venu en tête lundi quand à la une de mes journaux on me présentait un André Boisclair barbu, fatigué et seul. J'aurais voulu dès lundi vous le présenter sur ce blogue, mais aucun site Internet n'a cru bon d'afficher cette photo du nouveau look de vainqueur de l'ancien chef du PQ André Boisclair. Il n’y avait que des photos d’archives où il était au sommet de sa gloire (très ciblé dans le temps, car ce ne fut pas une longue période). Je l'ai donc passé au scanneur pour vous.

Cast Away, j'évalue que la comparaison est vraiment efficace. C’est littéralement un crash qu’a connu André Boisclair. Il a ensuite vécu la solitude, que tous les néo-ex-péquistes vivent à leur sortie de ce parti qui mange ses chefs, un peu comme les rongeurs qui gobent leur progéniture ( exemple ici ). Le Québec est hockey, le PQ est tatoué Québec, il est donc normal que le coach prenne le bord, comme c’est la tradition dans notre sport national. Le premier chef de parti homosexuel (avoué) n’a probablement eu qu’un ballon de volleyball à qui se confier, depuis le printemps dernier.

On va donc retourner en élection partielle dans Pointe aux Trembles. Ces citoyens doivent en avoir plein leur casque. Ce grand château fort péquiste va finir par élir un Adéquiste ou pire, un Libéral, sinon un Solidaire. Ils sont allés voté aux générales du 14 avril 2003 pour Nicole Léger, le 14 août 2006 pour le nouveau chef du PQ André Boisclair ayant tassé Nicole Léger, le 26 mars 2007 aux générales, à nouveau pour André Boisclair… et quelques semaines après le 15 novembre 2007, date de son départ de l’Assemblée Nationale. Ajoutez-en une de plus en 2008 alors que le gouvernement minoritaire tombera. 5 élections, en 5 ans. Ça va nous avoir coûté combien en élections partielles au bout de la ligne les querelles internes du Parti Québécois ? Chacune des élections partielles coûtent des centaines de milliers de dollars. Va-t-il falloir récupérer les factures pour sauver dans le Papier Q ? Pauline dans Charlevoix il y a un mois… Diane Lemieux, la lionne de Bourget, pas contente du sort que Pauline lui réserve, quitte hier la vie politique. Ça va prendre une autre partielle pour la remplacer.

André et Diane, comme ils sont de bons amis, auraient dû aller se prendre une bouteille de vin rouge 3 fois plus cher qu’aux States à la SAQ, avoir une bonne discussion et décider de représenter leur comté respectif jusqu’aux prochaines élections générales qui auront certainement lieu en 2008, dans ce contexte de gouvernement minoritaire. Ça aurait au moins fait sauver un peu d’argent aux Québécois. Faites le calcul.

mardi 16 octobre 2007

L'Obsession des commissions

Après le virus du nil, la grippe aviaire, le SRAS, le C difficile, voici maintenant la nouvelle maladie contagieuse: les commissions d'enquête ! Les derniers mois nous ont montré qu'elles ont été déclenchées à tord et à travers. Le concept ? Faire témoigner experts et civiles ayant un mémoire ou une opinion à donner sur un sujet faisant controverse. À la base, l'idée est excellente. C'est démocratique, ça rapproche la politique du peuple et ça soulève des débats dans les médias qui auraient autrement bien pu rester emprisonnés à l'intérieur du cabinet de Charest.

Le problème, c'est qu'à l'image de bien des choses au Québec, on fait ça tout croche. Premièrement, pourquoi ne pas attendre le dépôt d'une commission avant de réagir ? Le travail de celle-ci n'est pas justement de donner l'heure juste avant de passer au niveau de la loi ? La semaine dernière, le Premier Ministre Jean Charest, accompagné de la Ministre des Finances Monique Jérome-Forget et d'une variété d'autres ministres libéraux, a annoncé en grande pompe dans une conférence de presse que plus de 30 milliards de dollars seraient investis dans les infractructures, incluant les ponts et viaducs. C'était une semaine jour pour jour précédant le dépôt du rapport de Pierre-Marc Johnson et de sa commission sur l'effondrement du viaduc La Concordre. Pourquoi devancer la personne qu'on a engagé à gros coût pour faire la lumière sur l'état de nos blocs de bétons meurtriers, si c'est pour réagir avant qu'il ne finisse son travail ? Ça envoie le message à la population que la Commission Johnson était inutile. C'est comme si je demandais à un p'tit gars de mon quartier de gratter ma cours (préparez-vous, l'hiver s'en vient), mais que je sortais 15 minutes avant qu'il n'arrive afin d'enlever toute la neige. Ou faire le ménage avant que la bonne arrive.

Deuxièmement, si le Gouvernement rend les commissions inutiles en les devançant, les commissions rendent-elles inutiles le Gouvernement ? Pensons-y deux minutes. Pourquoi on se conditionne à tous les 4 ans (plus fréquemment en temps de minorité) pour aller voter, se choisir un Gouvernement, si ce dernier renvoie sa tâche principale dans la cours de quelqu'un d'autre ? La tâche principale du parti au pouvoir, c'est de prendre des décisions. En tant que citoyens, nous avons pris la décision d'adhérer à leur expertise et à leur programme, on est en droit de s'attendre qu'ils fassent changer des choses. Or, ils n'osent même plus s'acquitter de leur mandat. Lorsqu'un dossier épineux arrive sur la table, on le balance en Commission. Ils se déchargent de leur responsabilité de prendre des décisions parfois impopulaire. C'est beaucoup plus facile de faire passer des Québécois devant une commission dont les propos seront ensuite diffusés aux 15 minutes aux chaînes d'information. Le Parti Libéral du Québec ne voulait pas prendre un camp sur le terrain glissant des accomodements raisonnables, alors ils ont engagés Gérard Bouchard et Charles Taylor pour qu'ils fassent le tour du Québec, afin de faire dire aux Québécois ce qui aurait été considéré comme un grand suicide politique si mentionné dans un discours à l'Assemblée Nationale. Imaginez un ministre libéral demander aux membres des communautés ethniques de respecter nos traditions et ne pas imposer les leurs lorsqu'ils arrivent au Québec. Les groupes sociaux auraient eu en masse de temps d'antenne à Tout le Monde en Parle pour démolir ce ministre qui aurait démissionné, ou se confondre dans le camp des mal cités.

Cela ne s'arrêtera pas à la Commission Bouchard-Taylor, ni à la Commission Johnson. D'autres s'en viennent. L'Assemblée Nationale et les élections générales sont révolues. Bientôt sur vos écrans, la commission d'enquête pour les conditions des personnes aînées, avec la ministre Marguerite Blais sur la sellette. Au lieu d'aller maintenant régler le problème d'hygiène et de négligeance dans nos CHSLD, on va aller dans des salles louées avec des micros et un décor en carton scener devant les caméras pour donner des exemples de malheur chez nos personnes âgés, pour donner de la viande aux émissions ennuyantes, celle de Denis Lévesque en tête de liste.

Pourquoi pas une commission sur les algues bleues, une sur la présence du Canada en Afghanistan? Pourquoi pas une commission sur le port de la barbe ? Coderre, Boisclair, nos mal-aimés se cachent derrière !

LP

lundi 15 octobre 2007

La logique d'un Al Gore-rithme

À première vue, Al Gore est un grand homme. Celui qui se dresse contre les États-Unis polluantes de George W. Bush pour protéger la planète terre. Al Gore est le nom derrière le grand spectacle international Live Earth et de An Inconvenient Truth, documentaire choc sur le réchauffement climatique. De nombreux dollars ont été acheminés aux poches de l'ancien Vice-Président Américain. Mais de l'argent, il a le droit d'en faire. De nombreux prix ont également été gagnés aux divers festivals:


On vous lève notre chapeau ! Et la semaine dernière finalement: le prix Nobel de la paix. Ce week-end, en Grande-Bretagne, Al Gore faisait la une des journaux, mais pas pour ce Nobel, mais pour une histoire qui faisait pâlir son étoile. Je me souviens que l'an dernier, ma copine Marie-France, alors enseignante d'économie à des élèves de secondaire 5, avait refusé de présenter à ses étudiants le documentaire An Unconvenient Truth, contrairement à ce que faisait ses collègues. Selon elle, le message vert était très pertinent pour des jeunes de 17 ans, mais les ambitions politiques de Al Gore étaient trop évidentes, flagrantes, voire même obscènes.

Bravo Marie-France, je suis persuadé que tu as eu un bon réflexe. Voici ce que la Grande-Bretagne écrivait sur Al Gore lors du dernier week-end:
a High Court ruling said that his film, An Inconvenient Truth, could only be shown in British schools with guidance notes explaining that parts of it contain ‘alarmism and exaggeration’ (2). The case was brought by Stewart Dimmock, a father and school governor from Dover, England. Dimmock opposes the British government’s plans to distribute a copy of Gore’s film to every secondary school in the land, because the film is ‘sentimental mush’ and will be used to ‘brainwash’ children. The judge said the film can be shown in schools, so long as teachers draw attention to its ‘nine scientific errors' [Vous trouverez 3 des 9 erreurs scientifiques dans le lien à la fin de mon article dans la documentation.]
Brainwashing, je me souviens que Marie avait utilisé ce mot là en parlant de ses réserves. Elle avait raison. De plus en plus de gens remarquent les faiblesses du discours de Al Gore. Si au Québec le sujet du réchauffement planétaire est encore omniprésent, il perd de plus en plus d'intérêt partout autour du monde. Les gens veulent avoir une conscience environnementale, mais ne sont plus capables d'entendre ces extrêmistes qui ont un agenda politique. Remettre le prix Nobel de la paix à Al Gore... c'est une tentative désespérée de relancer le vain débat.

D'autant plus que leur puissant messager qu'ils ont choisis se couche chaque soir dans une luxueuse demeure qui consomme plus d'énergie que 90 % des foyers nord-américains. Parlez-moi de ça, être conséquent ! Revenons au Live Earth qu'il a organisé en juillet dernier, le 7 du 7 2007. Nathalie Elgrably de l'institut économique de Montréal a écrit dans son billet du Journal de Montréal durant l'été une phrase qui m'a fait sourire à ce sujet:
organiser un concert planétaire pour sauver l’environnement est aussi aberrant que d’organiser le festival du fast-food pour promouvoir une saine alimentation.
Elle nous apprend que le bilan environnemental de cet événement a été catastrophique. Énumérer les besoins pour un tel événement, c'est tout dire. Ç'a pris plus d'électricité qu'il n'en faut pour alimenter 10 résidences privées pour l'éclairage, multiplié par le nombre de scènes dans le monde qui présentaient le spectacle. Les nombreux déchets liés à la consommation de nourriture ou de boisson et tout le carburant des avions, autobus et automobiles utilités par les spectateurs et les artistes pour se rendre au Live Earth.

Remercions Al Gore de prendre si soin de nous... et de lui.

LP


Documentation:
  • Hypocrisie ou bêtise - Le Journal de Montréal, p. 24 / Nathalie Elgrably, 12 juillet 2007
  • Despite Gore's Nobel Climate Not Top Issue (Photographie) - http://www.cbsnews.com/stories/2007/10/13/politics/washingtonpost/main3364323.shtml
  • Al Gore’s ‘good lies’ - Brendan O'Neil - http://www.spiked-online.com/index.php?/site/article/3966/
  • An Unconvenient Truth Awards - http://imdb.com/

vendredi 12 octobre 2007

Les Libéraux de Stéphane Dion iront-ils ?

Dans une semaine jour pour jour, le discours du trône sera prononcé par le premier ministre conservateur, Stephen Harper. La guerre en afghanistan et celle de l'environnement seront abordées devant un Gilles Duceppe probablement distrait et un Jack Layton qui regarde sa montre. Ceux-là sont déjà préparés à voter "CONTRE" lors du vote de confiance qui suit le discours du trône. Par contre, le Bloc et le NPD rassemblés, ce n'est pas suffisant pour faire tomber les Conservateurs. Stéphane Dion et ses Libéraux, avec leurs 95 députés, devront alors être courageux dans leur choix.

Avec Stéphane Dion, ils sont au courant qu'ils n'ont pas un gros char pour commencer le grand prix. Comme à chaque élections générales fédérales, le Québec sera chaudement disputé et un enjeu clé. Le PLC ici n'a jamais été aussi impopulaire dans les deux dernières décénies et Stéphane Dion en est probablement la cause. Très populaire au Canada anglais, ceux-ci ont certainement le cas aussi dans la province francophone, lors de l'investiture. Certains pensent que plusieurs Libéraux ne se présenteront pas au vote de confiance la semaine prochaine, sachant que des éléctions reconduiraient leur parti à l'opposition, mais d'un gouvernement conservateur majoritaire. Si c'est le cas, il s'agirait d'une défection à Stéphane Dion qui serait alors obligé de laisser sa place, soit au 21e premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, ou bien à l'intellectuel Michael Ignatieff. Ces 2 candidats que Little Stuart avait coiffé au fil d'arrivée à la dernière investiture, prenant le Canada par surprise.

Rien de bien encourageant dans l'avenir du PLC, sinon que le règne éphémère de leur chef Dion achève.

mercredi 10 octobre 2007

L'information continue au service des tragédies

Columbine, Virginia Tech, Dawson et maintenant... cette école de l'Ohio. L'augmentation exponentielle des tueries dans les écoles nous inquiète. À chaque fois, c'est l'occasion pour les médias de nous balancer encore et encore les mêmes gros clichés sur la violence au cinéma et celle dans les jeux vidéos. De mon côté, j'ai une autre théorie et ce sont les médias eux-même que j'assoie au banc des accusés.

L'information en continue maintenant bien installée à la télévision nord-américaine est le meilleur porte-parole de toute cette violence. J'irais même jusqu'à supposer que dans les salles de nouvelles de CNN, LCN ou RDI, des journalistes étendent un petit tapis sur le plancher, pas pour prier Allah, mais pour souhaiter qu'une autre tragédie survienne pour sortir cet hélicoptère, l'armée de caméra et l'infographie "ÉMISSION SPÉCIALE" avec les mots "EXCLUSIVITÉ" et " EN DIRECT " bien visibles. Dès que les élèves se mettent à tomber sous les balles d'un ados dérangé, on entre en ondes et plus il y a de morts, plus on en parle longtemps. À toutes les 15 minutes... on répète !

Parlez-en à toutes les entreprises qui achète du temps à la télévision. Si le nouveau raffermisseur de cuisses 2008 disposait d'autant de temps publicitaire payé sur les ondes de LCN, il battrait des records de vente. C'est la même chose pour la couverture de ces fusillades dans les écoles. On en parle tellement que nos jeunes bourrés d'hormones et parfois un peu contrariés et extrêmistes peuvent avoir des idées noires les conduisant au suicide, ou pire, au suicide précédé d'un carnage. Des exemples ? En avril dernier, le Sud-Coréen Cho Seung-Hui ait enlevé la vie de 32 étudiants de Virginia Tech. Quelques jours plus tard, un jeune de Thetford Mines vivant des problèmes volait une arme à feu pour l'apporter à l'école. Heureusement, on l'a trouvé avant, le gun. Ou a-t-il pris cette idée ? Dans un jeu vidéo ?

L'information en continue, c'est un danger. En a-t-on vraiment besoin ? D'autant plus qu'ils se dépêchent tellement à entrer en ondes pour couvrir les événements, qu'ils se couvrent de ridicule. «2 morts 15 blessés... non 1 mort finalement, et 5 blessés... finalement le gars n'est pas mort... un policier aurait abattu le jeune tireur... le jeune tireur se serait finalement enlevé la vie... » et ainsi de suite jusqu'à ce que le chef policier nous donne l'heure juste. Pourquoi ne pas attendre cette conférence avant de dire n'importe quelle connerie entendu 650 mètres au dessus à bord de l'hélicoptère TVA, enterré par la rotation des hélices ?

LP

mardi 9 octobre 2007

Québec souverain ? Elle à la tête ?

De quoi rendre fédéraliste un felquiste...



Qu'en dites-vous ?

Bienvenue au Québec...

Lundi de l'action de Grâce, je suis de retour du Saguenay après un très beau week-end. Une autre de ces fin de semaines où je me rends compte que notre province regorge de trésors à découvrir. J'étais accompagné de Marie-France, mon adorable copine qui, par chance, a un amour pour moi plus grand que sa vessie.

Arrêter à presque toutes les haltes routières disponibles sur l'autoroute dite nationale m'a ouvert les yeux sur ce que nous étions au Québec. Si les toilettes de ces haltes ne refoulaient pas sur le plancher forçant la fermeture temporaire de l'établissement, elles étaient dans un état insalubre, donnant le goût d'aller ouvrir sa braguette dans le boisé derrière.

Ça reflète beaucoup le manque de fierté des leaders québécois. Vous me direz qu'il ne s'agit que de pauvres toilettes où on ne faire que pisser et chier, mais pensez-y un instant. Qu'est-ce que voit en premier un touriste venu de l'état du Vermont, de l'Ontario, ou encore mieux, de l'Alberta où nos Québécois migrent par millier à chaque année ? Les toilettes ! Être à la tête de cette province, j'aurais deux choix. Première j'enverrais des fonctionnaires à temps double décrocher les affreuses fleurs de lys en bois sculpté en 1971 avant l'invention de l'infographie de toutes les façades des haltes routières de la 20, de la 40, etc. Ou... je ferais en sorte que les touristes Nord-Américains empruntant nos routes déjà gênante n'ait pas à faire leurs besoins dans les salles de bain dans lesquelles j'ai fais les miens lors de cette Action de Grâce 2007.

Habituellement je n'aime pas trop le concept des urinoirs, je préfère le plaisir de bien viser dans une cuvette avec le banc levé. Trop d'urine sur le banc du premier cabinet pour le lever, j'ouvrai donc la porte du second et dernier cabinet qui m'était proposé. Ce n'était pas de l'urine... mais de la marde qu'il y avait sur le bol. L'autre qui était passé devant moi avait un point en commun avec moi, il ne voulait pas s'assoir sur ce banc là. Par contre, il était un peu plus débrouillard et courageux que moi... et aussi... était doté d'équilibre. Finalement, j'urinai dans une urinoire révolutionnaire. Je n'avais jamais vu ça, elle était pleine d'eau et continuait sans cesse de se remplir et de se vider entre les débris qu'il y avait au fond. Un oeil magique avait été installé pour flusher automatiquement après le départ du client, certainement pour sauver de l'eau. Ce dispositif était visiblement défectueux, le jet était continu. Je ne sais pas combien de litres d'eau ont été dépensé pendant ce long week-end, mais je multiplie par le nombre d'uninoir dans les haltes routières de la province, et j'ai presque le goût d'aller m'enrôler dans l'armée religieuse intégriste de Green Peace.

Je ne blâme pas les usagers. Usagers pas propre, certes. Mais ça, des pas propres, il y en a partout. Ma belle soeur voyageuse a déjà dit à ma blonde qu'on évaluait la santé d'un pays à la propreté de ses salles de bains. Au Québec, on a la gastro. En France, ils ont la chiasse. Aux États-Unis, ils ont de la classe. On dira ce qu'on veut d'eux... mais ils ont au moins la fierté de nous accueillir dans des toilettes de qualité lorsqu'on va y déverser la malbouffe qu'on ingère chez eux.

LP